N’TIC Magazine n°74 janvier 2013
N’TIC Magazine n°74 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : DSI, un métier en pleine mutation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier TIC en entreprise n’tic magazine - Janvier 2013 apporter une forte valeur ajoutée à la stratégie de l’entreprise, seulement 35% de leurs homologues cadres dirigeants partagent cette vision ». Chez nous, ce dialogue est tellement rompu que les DSI ne sont parfois pas impliqués dans le choix des solutions informatiques qu’intègre l’entreprise. La réflexion se limite souvent à la direction (au pouvoir décisionnel quant aux questions financières) et à l’intégrateur de la solution (qui n’a souvent pas une appréciation parfaite des processus métiers). Ce constat découle des échanges qui ont animé la présentation de l’étude où responsables au sein de grandes entreprises publiques, intégrateurs de solution, et DSI ont été réunis. « Les DSI interrogés admettent ne pas savoir comment renforcer leur relation avec le comité de direction de leur entreprise. Ils doivent s’attacher à ce que le dialogue avec l’exécutif ne se limite plus à des aspects techniques et informatiques, mais soit davantage orienté sous l’angle de la création de valeur ajoutée pour le business : réduction des coûts, accroissement des revenus, satisfaction client, etc ». Ces ambitions sont encore loin d’être au devant de la scène pour l’entreprise algérienne, mais un nombre croissant de ces dernières apprécie l’apport immense d’un ERP (ou Progiciel de Gestion Informatique en français), justement ce qui intéresse les lignes qui suivent. Déployer un ERP : la croix et la bannière Faire travailler plusieurs départements d’une entreprise sur un logiciel qui couvre des besoins distincts et complémentaires est la pierre angulaire de la modernisation des systèmes d’information. Les logiciels de gestion informatique ne s’adoptent pas sur un coup de tête, ne se choisissent pas à la légère, et c’est bien souvent un parcours du combattant qui s’engage pour tous les acteurs si un minimum de préparation n’est pas accompli en amont. Loïc Chabanier, Senior Manager IT, Paris, et Sofiane Chafai, Manager IT Alger au sein d’Ernst & Young ont donc abordé la question de la réussite des projets ERP. « Beaucoup d’entreprises en Algérie ont déjà adopté un ERP ou sont en cours d’implantation ou de déploiement. Toutes (ou presque) ont rencontré des difficultés importantes ». Nous avons déjà abordé la question de la mise à l’écart des DSI dans la stratégie globale, qui explique une partie importante des difficultés rencontrées. Le binôme Direction- Intégrateur accumule les qui pro quo, et les interventions d’éléments issus de ces deux parties au cours de la présentation permettent de dégager les principales difficultés. ERP : le dialogue de sourds… D’abord, la direction de l’entreprise qui peine à fixer un cahier des charges précis. L’intégrateur doit ainsi « deviner » ce que veut l’entreprise cliente. Pire encore, et bien souvent, l’entreprise elle-même n’arrive pas à identifier ses besoins de façon précise. Les collaborateurs, coutumiers des processus métiers, ne peuvent imaginer de quelle façon un ERP peut leur changer la vie, et l’intégrateur, s’il peut de part son expérience maîtriser les processus métier d’un domaine d’activité donné (disons le secteur bancaire par exemple), rien ne dit qu’il pourra aussi proposer une solution pertinente pour une entreprise qui n’œuvre pas dans ce même segment. Un dialogue de sourds est ainsi établi, et l’entreprise finit par signer pour une solution inadaptée, ou du moins inexploitée dans l’ensemble de son potentiel. Ensuite, l’essentiel des responsables présents ont pointé du doigt la question épineuse du coût d’un ERP…et à juste titre. L’ERP a un coût initial qui est bien connu de l’entreprise cliente, mais les choses se gâtent quand on parle de coût global. Les factures à rallonge non prévues par l’entreprise cliente lui font ainsi crier à la supercherie, quand les besoins émis par cette dernière après le déploiement initial de l’ERP (besoins apparus par manque de cahier des charges) réclament des adaptations qui alourdissent encore davantage la facture. Cette notion de coût est majorée par les demandes de développement spécifique qui, sans être absolument contre-indiquées, se révèlent souvent superflues, tant les solutions déjà existantes sur le marché englobent 20
n’tic magazine - Janvier 2013 dossier TIC en entreprise des fonctionnalités adaptées à l’essentiel des processus métier. Moins de développement spécifique, plus de clarté dans l’énoncé des besoins, plus de participation des DSI dans le choix de la solution, et plus de formation des collaborateurs quant à l’exploitation du potentiel d’un ERP sont des pistes que nos entreprises doivent à tout prix prendre en compte pour ne pas s’enliser dans un cercle vicieux et onéreux qui éternise le déploiement de l’ERP. « Une entreprise peut nécessiter 9 à 18 mois pour prendre une décision concernant une solution donnée », témoignait le représentant d’un intégrateur de solutions ERP. Une durée très longue pour prendre une décision qui ne profite cependant pas à la pertinence du choix en question. « Les responsables métier ont du mal à se projeter dans l’utilisation de l’ERP. L’intégrateur peut donner des pistes dans le cadre de la modélisation des processus métier », a-t-il rajouté. Il ne faut pas perdre de vue qu’une décision éclairée ne concerne ni une solution particulière, ni un intégrateur particulier, mais bien le binôme intégrateur-solution, car le meilleur des logiciels, mal adapté, profitera moins à l’entreprise qu’une solution d’apparence moins musclée, mais parfaitement insérée dans l’activité de l’entreprise. Un ERP, ça a un coût, et ça s’entretient. De véritables compétences techniques sont requises pour les entreprises qui les déploient, rôle qu’assure le DSI, mais des alternatives moins engageantes en termes de finances et de compétences font leur apparition… Google Apps et Data Center en Algérie Il s’agit bien sûr de solutions Cloud orientées business. « Le Cloud n’est pas une technologie mais un business process qui s’appuie sur la puissance d’Internet » selon Zine Seghier, DG d’ISSAL, un fournisseur d’accès à Internet et provider de services Cloud. L’idée est de ne plus investir dans une infrastructure mais de « louer » l’utilisation d’un logiciel ou d’un espace de stockage, réglant de ce fait les problèmes majeurs auxquels doivent faire face les PME qui visent à adopter les TIC de façon optimale : le coût de l’investissement et de la maintenance, ainsi que la sécurité des données. Quels genres de solutions apporte concrètement le Cloud ? Comment en tirer pleinement partie ? Réponses de ce prestataire d’un genre nouveau : Quels types de solutions apportez-vous à travers le Cloud ? « Il nous parait important que nos entreprises bénéficient, à l’instar de ce qui se fait à l’international, d’offres de services et d’accès aux produits en souscription à travers notre Cloud. Notre offre ira en grandissant, mais les trois premiers services qui nous ont semblé essentiels sont dans l’ordre : - la sécurisation des données et leur réplication en PaaS et en SaaS - la suite Google Apps pour Entrerprise SaaS - la mise à disposition de Cloud VPS pour nos entreprises et nos hébergeurs IaaS. Nous avons également un contrat avec Microsoft pour commercialiser Exchange, Sharepoint et d’autres produits en SaaS. D’autres produits CRM, Anti-Virus, virtualisation viendront compléter notre offre... Et, bien sûr, nous espérons conclure un partenariat avec Algérie Télécom qui nous permettra d’offrir une alternative à leur offre ADSL ». Le stockage dans le Cloud soulève invariablement des craintes en ce qui concerne la sécurité des données. La solution a-t-elle fait ses preuves dans ce sens ? « iSV - Issal Secure Vault – est un véritable coffre fort pour la partie la plus sensible de l’entreprise : ses données. iSV est motorisé par Asigra qui est l’un des leaders mondiaux du backup et de la protection des données (…) Cette solution protège plus de ½ million d’entreprises dans le monde parmi lesquelles le plus grand assureur, les plus grands constructeurs automobiles et les plus grandes entreprises informatique du monde. Parce que nous évoluons dans un marché où la culture de la protection des données n’est pas encore répandue, nous avons voulu proposer ce qu’il y a de plus puissant afin que nos entreprises puissent se focaliser sur leur métier et que les DSI ne courent plus risque de voir les données de l’entreprise disparaître. A cela, nous avons allié l’aspect économique et sécuritaire. Pas de 21



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