N’TIC Magazine n°74 janvier 2013
N’TIC Magazine n°74 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : DSI, un métier en pleine mutation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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télécom news n’tic magazine - Janvier 2013 Algérie Télécom : « les objectifs fixés n’ont pas été atteints » Fidèle à sa tradition, le PDG d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, a présenté ses voeux à l’ensemble de son personnel. Une occasion de faire le bilan sur une année 2012 qui n’a pas permis au groupe d’atteindre les objectifs fixés. Azouaou Mehmel enchaîne les déclarations ces derniers temps. Dans son dernier message adressé à son personnel, il reconnaît que « l’exercice précédent a été moyen, car même si une légère croissance a été enregistrée, les objectifs fixés n’ont malheureusement pas été atteints ». Et il faut dire que les derniers incidents, qui ont notamment touché la Grande Poste d’Alger, n’ont pas permis à l’opérateur de redorer son blason. « En tant qu’entreprise économique adressant un marché de masse, les images que donne l’entreprise, de l’intérieur pour ses employés et actionnaires comme de l’extérieur pour ses clients et fournisseurs, ne reflètent nullement ce que devrait être une entreprise comme Algérie Télécom. De l’intérieur, tel que nous voyons les choses, l’entreprise reste fortement bureaucratique et n’arrive pas à concrétiser dans les délais les projets de mise à niveau de son outil de production. Les récents sinistres d’Alger et de Ouargla témoignent du peu de robustesse de notre infrastructure et de la difficulté, voire l’impossibilité, d’assurer la continuité du service en cas de sinistre. Cet état de fait rend encore plus ardue la satisfaction des clients sur les plans quantitatif et qualitatif à un moment où nos abonnés continuent à être traités comme de simples usagers », a commenté M. Mehmel. Ce dernier reconnaît que les clients perçoivent son entreprise comme une entreprise archaïque « bien loin d’être au diapason des évolutions technologiques et de l’attente de ses clients, de ses fournisseurs et partenaires. Cette situation engendre un grand mécontentement des clients sans oublier celui des pouvoirs publics dont la volonté et l’engagement pour le développement des TIC dans la société, n’ont pas manqué d’être réitérés lors du dernier conseil des ministres ». Le dernier Conseil des Ministres a en effet validé récemment un document qui viendra, si la loi est votée, booster le secteur des télécoms en Algérie. Au programme de cette nouvelle loi : dégroupage, portabilité du numéro, 3G et densification de la fibre optique. Azouaou Mehmel avertit son équipe en clamant haut et fort que la situation critique que vit son groupe doit être « rapidement prise en charge sous peine de subir la sanction du marché et du client. Il faut bien se rendre à l’évidence que le marché de la téléphonie fixe est déjà ouvert à la concurrence à la faveur de la loi 2000-03 sans oublier le fait avéré que, compte tenu de la place qu’occupent les TIC dans le quotidien des utilisateurs résidentiels et professionnels, les pouvoirs publics sont dans l’obligation de trouver des alternatives aux insuffisances d’Algérie Télécom s’agissant de la satisfaction des clients sur les plans quantitatif et qualitatif ». Il leur faut donc « réagir pour remédier à cette situation, non pas en s’érigeant comme les détenteurs et légataires d’un quelconque monopole, mais en employés et cadres d’une entreprise économique à caractère commercial dont l’objectif est la conquête d’un marché à travers la satisfaction des clients ». La satisfaction client est d’ailleurs un objectif qui ne cesse de revenir dans ses déclarations. Azouaou Mehmel souhaite désormais qu’Algérie Télécom devienne un opérateur commercial qui mette en avant d’abord la satisfaction du client, qu’elle soit à son écoute et travaille à sa satisfaction avant toute autre considération. Et pour lui, « cette reconquête ne saurait se faire sans un changement radical dans notre façon de penser et de travailler. À ce titre, je me dois de rappeler que nous sommes tous des employés de l’entreprise. Cette dernière nous rémunère en contrepartie d’un travail qui se doit d’être bien fait. Nous sommes tous les salariés d’une société par action dont l’objectif premier est la rentabilité et la création de richesse à travers, bien sûr, la satisfaction de ses clients ». Il reste cela dit optimiste, persuadé que « la réussite est à notre portée pour peu que nous nous remettions en cause en nous mettant toujours du côté du client pour mieux comprendre ses attentes et aspirations et donc mieux le servir ». L’année 2013 devrait être l’année du changement pour Algérie Télécom. « La réussite et le succès ne sont que les conséquences logiques de l’effort et de la persévérance et, comme dit l’adage, à cœur vaillant rien n’est impossible. Nos aînés nous ont montré le chemin et donné l’exemple, il serait irrévérencieux de trahir leur mémoire par notre inertie, notre manque de réactivité face à un redéploiement qui est indéniablement à notre portée ». 10
n’tic magazine - Janvier 2013 Algérie : la Révolution des TIC aura-t-elle lieu en 2013 ? télécom news Amine SAYEH Démocratiser l’accès aux TIC, tel est le mot d’ordre que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné aux ministres du gouvernement lors du Conseil des Ministres tenu le 26 décembre dernier. Mais ce mot d’ordre sera-t-il réellement respecté en 2013 ? Dossier. La nouvelle année 2013 sera celle des TIC ou elle ne sera pas ! La prophétie que les geeks algériens attendent depuis des années pourrait bel et bien se concrétiser. Mais pour cela, il faudra que le gouvernement tienne toutes ses promesses. 3G, LTE, haut débit, nombreux sont les chantiers initiés qui devront dynamiser les TIC dans notre pays. Mais à quand leur livraison ? C’est la question que se posent tous les Algériens. A ce niveau, le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a fait part de sa volonté de propulser ce secteur névralgique. Lors du dernier Conseil des Ministres, il a clairement indiqué qu’il est aujourd’hui urgent « d’arrimer notre pays à la nouvelle économie fondée sur l’utilisation accrue des technologies de l’information et de la communication ». Pour le président, « cette dynamique devra s’articuler particulièrement sur la promotion de l’accès à Internet à haut débit et à très haut débit au profit des citoyens et des entités économiques ». La levée du monopole d’Algérie Télécom, la mesure phare… Pour atteindre cet objectif, un projet de loi fixant les règles applicables aux activités de la poste, des télécommunications et à celles liées aux technologies de l’information et de la communication a été approuvé par le Gouvernement. Ce projet prévoit quoi au juste ? D’abord, il comporte de nouvelles dispositions qui visent à consacrer la démocratisation de l’accès aux services de la poste, des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ensuite, il permettra de lancer les nouveaux services de la 3G et du paiement sur mobile, dont l’arrivée est programmée pour cette année. Mais la mesure phrase de ce projet, lequel sera soumis à l’approbation du Parlement, est certainement la levée du monopole qu’Algérie Télécom exerce sur Internet, l’ouverture de son réseau et l’entrée des fournisseurs sur le marché. Cette mesure est largement attendue par les professionnels des TIC en Algérie qui ont estimé, à maintes reprises, que la domination de l’opérateur historique a freiné le développement du web dans notre pays. L’introduction d’un nouvel opérateur sur le marché de l’ADSL et l’apparition de nouveaux fournisseurs d’accès à Internet devraient donc sortir l’Algérie de sa torpeur. Mais comment sera gérée cette opération de levée de monopole ? Pour l’heure, personne ne le sait exactement. Une nouvelle loi riche en ambitions L’autre mesure qui a retenu l’attention est la mise en place d’un observatoire des TIC. Cet organisme devra veiller sur la régulation des TIC en Algérie. Il aura comme mission aussi de définir des politiques pour améliorer les politiques de développement des TIC en Algérie. Cet observatoire devra, en outre, faire des propositions concrètes pour augmenter la part des TIC dans le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie. Pour l’heure, cette part n’est que de 4%, loin de la moyenne mondiale qui est de 7% du PIB. Comme on l’a vu, le projet de cette nouvelle loi sur les TIC est riche en ambitions et objectifs. Mais qu’estce qui garantira la réussite de ce nouveau projet ? Pour Younes Grar, expert en TIC, « il faudrait veiller à appliquer les nouvelles dispositions de cette loi pour qu’elle ne devienne pas un simple document, comme cela a été le cas pour le projet e-Algérie », a-t-il analysé sur les colonnes du quotidien El Watan. Cet expert considère que « les bonnes intentions ne suffisent pas si, concrètement, il n’y a pas de suivi sur le terrain. Comment traduire toutes les nouvelles dispositions en actions concrètes ? Telle est la principale préoccupation ». Enfin, il apparait clairement que l’Algérie a davantage besoin d’un plan concret que d’une série d’annonces et de promesses. Une nouvelle loi sur les TIC est certainement une bonne chose, mais un véritable plan d’action avec des effets palpables, c’est certainement ce qu’il faut pour déclencher une Révolution des TIC en Algérie. Une Révolution qui pourrait avoir lieu en 2013 si toutes ces conditions sont réunies… 11



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