N’TIC Magazine n°73 décembre 2012
N’TIC Magazine n°73 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,9 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 une année de tic, ce qui ne sera plus jamais comme avant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier rétrospective n’tic magazine - Décembre 2012 Cloud : de l’IaaS au SaaS Commençons par expliquer les diminutifs. IaaS veut dire « Infrastructure as a Service » (infrastructure en tant que service) et Saas veut dire « Software as a Service » (logiciel en tant que service). Le Cloud Computing nous aura suivis des mois durant, tant l’actualité fin 2012 a été marquée par les solutions Cloud. Tout ou presque a été dit sur ce sujet, et parmi les évolutions notables dans ce domaine, nous trouvons le SaaS. Aucune maintenance, aucun budget de « système de secours » ne sont requis quand on passe au SaaS, l’ensemble de la solution existe dans le Cloud. L’entreprise, au-delà du logiciel, de la plateforme, ou de l’infrastructure, utilisera un service entièrement dématérialisé. On ne paye que ce que l’on utilise et on profite d’une maintenance et d’une fiabilité optimales et autrement couteuses. Pour IBM, le Cloud Computing est « un nouveau modèle qui constitue une réelle source d’agilité, d’efficacité économique et d’opportunités business. Le Cloud Computing permet de réaliser des économies significatives sans sacrifier la qualité de service, bien au contraire. Les gains les plus importants sont obtenus au niveau de l’optimisation des ressources et de la valorisation des missions informatiques en faveur des métiers ». Seulement voilà, seule « une entreprise sur dix dans le monde possède les compétences nécessaires pour appliquer efficacement les technologies évoluées, comme les business analytics (analyse des données), le mobile computing, le cloud computing et le social business (outils sociaux pour l’entreprise). De plus, près de la moitié des enseignants et des étudiants interrogés estiment que leur établissement d’enseignement souffre de lacunes importantes en compétences technologiques avancées », selon le rapport 2012 d’IBM sur les tendances technologiques. Ce déficit de maîtrise et de connaissances est un réel challenge pour les entreprises en 2013, car, oui, leur compétitivité reposera en partie sur leur adoption de ces nouveaux outils, indépendamment de leur domaine d’activité. Le secteur le plus pertinent pour permettre de prendre le train en marche est évidemment le secteur universitaire. IBM a d’ailleurs déjà réalisé une série d’ateliers, les « IBM Academic Initiative », au niveau des universités de Tlemcen, d’Oran, de Chlef, de Mascara, de Saida, ainsi que de Sidi Bel Abbes. Une démarche originale qui pose les bonnes questions et opte pour les bonnes stratégies pour faire de l’entreprise algérienne une machine performante. Encore quelque chose qui ne sera (peut-être), jamais comme avant. Il est temps d’aborder notre quatrième chapitre que 2012 n’aura pas laissé indemne… le loisir vidéo ludique. 22
n’tic magazine - Décembre 2012 dossier rétrospective Jeux vidéo : la casualisation décomplexée Le Cloud n’aura pas non plus épargné la sphère vidéo-ludique. Bien sûr, jouer à un titre sorti sur consoles HD, sans avoir ladite console, juste avec une manette, un modem et une télé…ça ne peut s’envisager que dans des pays où la bande passante est suffisante pour permettre la prouesse. Ajoutons à cela la possibilité de payer en ligne non pas l’achat du logiciel, mais son utilisation sur le Cloud, un exemple de SaaS, et on a quasiment fait le tour des raisons qui font que nous ne sommes pas prêts de jouer sur le Cloud pour encore un bon bout de temps. Indépendamment de ces nouvelles façons d’accéder au logiciel, 2012 aura marqué l’adoption par une grande majorité de jeux, des mécaniques typiques des jeux « occasionnels ». C’est le phénomène de casualisation qui balafre littéralement des sagas entières. Passe encore la pullulation des titres purement « casual », si elle permet de mettre en lumière les œuvres vidéo-ludiques, des perles de création, de conception, mariage de technologie et de génie artistique. Le véritable danger est la transposition des mécaniques de jeux occasionnels sur des softs qui ne devraient pas l’être. La « vie illimitée » est un bon exemple de casualisation. Dans les jeux pour joueurs néophytes, le gameover est une situation exceptionnelle, repoussé à coup de personnages invulnérables, de vies infinies ou de munitions illimitées. Idem en ce qui concerne le « level design », réduit à des couloirs dans bon nombre de jeux occasionnels, pour ne pas solliciter le cerveau outre-mesure, ou perdre le joueur dans un labyrinthe dessiné par un esprit alambiqué. Voilà que les gameplays se singent, que les jeux se confondraient presque si l’écran titre n’affiche pas le nom du soft. Voilà que le dématérialisé s’en mêle, que le piratage devient exploit, que la connexion internet devient indispensable pour accéder à un contenu pourtant présent sur le disque. Que dire des jeux, édités et réédités trois mois plus tard en version « ultimate » ou « extrême », comptant deux ou trois personnages en « plus » que la première édition aurait très bien pu contenir ? Que dire des contenus téléchargeables et des mises à jour hebdomadaires pour accéder à un contenu sorti la même semaine que le jeu de base… uniquement par téléchargement ? La Wii U débarque, mi-fraîche (nouveau gameplay), mi-réchauffée (anciens titres), et au crépuscule de la 7ème génération de consoles, on ne peut qu’espérer que la casualisation, embauchant des joueurs nouveaux, finira par faire naître des demandes dignes du loisir vidéo-ludique. Il faut alors croire que le jeu vidéo, tout comme le monde des TIC, ne fait pas qu’avancer…il accélère. 23



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