N’TIC Magazine n°72 novembre 2012
N’TIC Magazine n°72 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : iPad VS Surface VS Nexus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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actualités national L’e-paiement bientôt opérationnel en Algérie ? n’tic magazine - Novembre 2012 Amine SAYEH Le paiement en ligne arrive en Algérie. Longtemps attendue et espérée, cette solution de paiement qui va booster l’e-commerce dans notre pays ne saurait tarder à être lancée. C’est du moins ce que les autorités algériennes disent. Une commission mixte interministérielle va être prochainement mise en place pour préparer le lancement de l’e-paiement sur le marché algérien. Les mécanismes de ce lancement seront étudiés par cette commission qui planchera exclusivement sur ce dossier important pour l’économie numérique algérienne. Le ministère de la Poste et des TIC se montre rassurant à ce sujet et persiste à croire que la question du e-paiement sera bientôt réglée. L’impatience des acteurs du web algérien Cette promesse a nourri les espoirs des acteurs du web algérien, lesquels attendent avec impatience le lancement du e-paiement pour concrétiser de nombreux projets qui créeront de l’emploi, des richesses et apporteront une véritable valeur ajoutée au web algérien, lequel demeure encore pauvre en contenu. Un contenu qui évoluera enfin grâce au paiement en ligne. Il faut savoir que nombreux sites marchands existent en Algérie. Mais le développement de ces sites butte sur l’inexistence d’une solution de paiement en ligne. L’e-commerce reste toujours mineur dans notre pays à cause de cette déficience alors qu’il prend son envol dans les pays voisins notamment le Maroc. Pour rattraper ce retard, l’Association des Banques et des Etablissements Financiers (ABEF) croit dur comme fer au projet de cette instance indépendante qui sera chargée de superviser le système de paiement électronique en Algérie. Pour l’heure, un signe encourageant a été envoyé par les autorités : la création de cette instance a été d’ores et déjà approuvée par le Ministère des Finances. Toutefois, de nombreux observateurs demeurent méfiants et ne s’enflamment pas au sujet des perspectives promises par l’e-paiement en Algérie. En effet, ces observateurs font savoir que l’Algérien reste très attaché au cash et son manque d’engouement pour l’utilisation du système des terminaux de paiement électronique (TPE) prouve qu’il est réticent face aux nouvelles technologies lorsqu’il s’agit de débourser de l’argent. Face à ce constat, les responsables du secteur bancaire ont engagé une réflexion sur les mesures incitatives à travers lesquelles on peut accélérer le développement du système monétique interbancaire en Algérie. Comment en finir avec la culture du « cash » ? Pour les banquiers, il est important d’en finir avec la persistance de la culture du paiement « cash » dans les différentes transactions si on veut que le paiement électronique atteigne les objectifs escomptés. C’est dire donc que cette instance indépendante de supervision du paiement électronique n’aura pas la tâche facile. Pour réussir sa mission, elle se chargera de « définir le mode de fonctionnement de la monétique, les règles de sécurité à mettre en place, les arbitrages et la supervision du système de paiement électronique », a-t-on appris au niveau de l’ABEF. « La feuille de route élaborée par les experts avec une assistance étrangère en vue de mettre en place cet organe de supervision a été validée, dans un premier temps, par l’ABEF qui l’a soumise, par la suite, à l’appréciation des autorités monétaires et au ministère des Finances qui l’ont approuvée », a expliqué le président de l’ABEF, Djamel Bessaa. Soulignons enfin que la première phase du projet portant sur la création de cette instance a été achevée par les experts de l’ABEF. La prochaine étape consistera en la mise en place fonctionnelle des organes de cette instance et la mise en œuvre des moyens matériels pour permettre un développement plus rapide de la monétique et du paiement électronique, a-t-on indiqué en dernier lieu. 8
n’tic magazine - Novembre 2012 TIC : l’Egypte, un modèle à suivre pour l’Algérie actualités national Amine SAYEH Décidément, l’Egypte est bel et bien un modèle à suivre pour l’Algérie en matière de TIC. L’expérience égyptienne est très formatrice car le pays des Pharaons a accompli des progrès significatifs dans le développement des TIC ces dernières années. Des progrès qui font de lui le pays arabe le plus avancé dans l’utilisation des nouvelles technologies. soit un bond de 55% ! Une stratégie égyptienne efficace pour développer les TIC Pour l’Algérie, une meilleure coopération avec l’Egypte ne peut qu’être bénéfique dans ce sens. Partant de ce constat, l’Algérie s’apprête à signer avec l’Egypte une convention dans le domaine des TIC. Une convention qui permettra aux deux pays de renforcer leur coopération sur différents volets à l’image de la cyber-sécurité, le développement et la e –gouvernance. De son côté, le Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Moussa Benhamadi, a fait savoir récemment que cette convention sera signée entre les deux pays au plus tard dans un mois. « Nous voulons profiter de l’expérience égyptienne » « Nous voulons profiter de l’expérience égyptienne en matière de TIC, d’établissement et de gestion des villages intelligents et l’application des programmes spécifiques pour la formation de nos cadres », a précisé Moussa Benhamadi lors de son entrevue avec son homologue égyptien, Hani Mahmoud, en visite à Alger, au mois d’octobre dernier. Il faut dire que l’expérience égyptienne, dans le domaine de la création des contenus internet, est reconnue mondialement. En effet, le secteur des technologies de l’information et de la communication est en pleine expansion depuis plusieurs années en Egypte. Preuve en est, plusieurs multinationales d’externalisation des services ont choisi le pays pour implanter leurs centres d’appels et de BPO (Business Process Outsourcing). Durant les dernières années, le secteur des technologies de l’information et de la communication a enregistré une hausse de 15% en Egypte. En quatre ans, les revenus du secteur sont passés de 2.5 M € à 4.5 M €, De l’avis commun de nombreux experts, l’Egypte constitue aujourd’hui une alternative pour l’externalisation des services. Et en terme d’emplois, 35 000 à 45 000 Egyptiens travaillent aujourd’hui dans les TIC, dont environ 10 000 dans des centres d’appels et de BPO. En plus, pour combler son retard concernant le personnel hautement qualifié en matière de TIC, l’Egypte s’est dotée de « l’Information Technology Institute (ITI) » qui a été créé justement pour combler le fossé entre les qualifications exigées par les multinationales et le niveau de formation des diplômés égyptiens. Pour ce faire, l’ITI dispense des formations de haut niveau à près de 800 étudiants par an. Les autorités égyptiennes ont mis en place un autre programme, Edu-Egypt, qui vise à améliorer le niveau en anglais ou en informatique des étudiants égyptiens afin de les préparer au travail dans les centres d’appels ou de BPO. Des formations continues sont aussi proposées aux entreprises afin d’améliorer les compétences de leur personnel à moindre frais. C’est dire enfin que la stratégie dessinée par l’Egypte pour développer les TIC est bel et bien riche en enseignements pour l’Algérie… 9



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