N’TIC Magazine n°152 fév/mar 2020
N’TIC Magazine n°152 fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de fév/mar 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (212 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : coronavirus, les nouvelles technologies pour faire face à la pandémie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER Ainsi, lorsqu’on recherche des informations sur le coronavirus, Google affiche en premier des ressources officielles et met directement à disposition la liste des symptômes de la maladie fournis par l’OMS. Sur Youtube, Sundar Pichai, le PDG de Google a expliqué que la firme qu’il dirige va « supprimer rapidement tout contenu prétendant faire échec au coronavirus à la place d’un traitement médical ». Les autres réseaux sociaux ont également mis des mesures pour lutter contre les informations non vérifiées, à leur tête Facebook. « Nous supprimons les informations fausses et les théories du complot identifiées par les principales organisations sanitaires. Nous bloquons aussi les publicités qui tentent de profiter de la crise, par exemple en affirmant que leur produit permet de guérir de la maladie », a déclaré Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook. TÉLÉTRAVAIL  : UNE SOLUTION FACE À L’ÉPIDÉMIE Les technologies déjà existantes trouvent également leur utilité en cette période de pandémie. Il s’agit notamment des TIC qui permettent d’aller vers le télétravail. Cela fait qu’une grande partie des personnes actives évitent les déplacements inutiles. 22 #1 STAY AT HOME CORONAVIRUS PREVENTION Le confinement dans les salles de réunion, bureaux, ascenseurs, amphithéâtres ou cantines peut être dramatique. Il suffirait qu’une personne porteuse de ce virus entre dans ces endroits pour contaminer des centaines d’autres. On serait là, face à une véritable catastrophe sanitaire. La situation deviendrait des plus incontrôlables. Beaucoup d’entreprises à l’étranger mais aussi en Algérie ont opté pour cette N’TIC Magazine Fév/Mar 2020 option. A l’image de Djezzy, Ooredoo, certaines banques et assureurs. Des petites entreprises ont également choisi cette voie. Kdconcept, une entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies est un exemple des plus concrets. Son directeur général, Djamal Khelifati, nous parle de cette solution comme moyen de prévention contre le coronavirus. « C’est très efficace et rentable », assure celui qui a fait du télétravail son meilleur allié dans le contexte de cette pandémie. « Il y a des postes qui nécessitent le présentiel ou les déplacements. On ne peut pas mettre tout le monde à la maison. Toutefois, en cette situation d’exception, il serait plus raisonnable que ceux qui peuvent effectuer leurs tâches à domicile y restent en optant pour le télétravail », a-t-il soutenu en rappelant que cela évitera la psychose, les attroupements et les discussions sur le coronavirus, pour ne se concentrer que sur le travail. Une bonne solution donc face à l’épidémie. Pourquoi alors se déplacer et risquer sa santé du moment qu’on peut le faire à partir de chez soi ? LE E-LERANNIG À LA RESCOUSSE Autre technologie qui connaît son apogée durant cette épidémie, le E-leranning. L’enseignement à distance vient, en effet, à la rescousse des élèves et étudiants. A l’étranger, les plateformes spécialisées sont prises d’assaut ! Certaines d’entre elles ont même ouvert des cours gratuitement aux étudiants. Les gouvernements ont aussi mis en place leurs propres plateformes. L’Algérie n’est pas en reste ! Le pays a fermé les écoles, les lycées et les universités depuis le 12 mars dernier. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le professeur Chems Eddine Chitour semble avoir pris une longueur d’avance en matière de prévention contre le Covid-19 sur ses collègues au Gouvernement. Fervent adepte du digital, il avait préconisé le recours à l’enseignement à distance, dès l’annonce des premiers cas infectés au coronavirus. Il a demandé aux directeurs des établissements universitaires de mettre en place une plateforme garantissant les cours à distance pour une durée d’au moins un mois. « La situation exceptionnelle que vit le monde suite à une éventuelle propagation de l’épidémie mondiale « astreint (le ministère) à prendre une initiative pédagogique en recourant à des mesures préventives garantissant la continuité de l’enseignement », lit-on dans la note adressée aux responsables des universités. Cette initiative consiste en « la publication en ligne d’un contenu
DOSSIER N’TIC Magazine Fév/Mar 2020 de cours consultable, couvrant une période d’un mois au moins d’enseignement, sur le site Web de l’établissement (de préférence sur la plateforme de l’établissement) ou sur tout autre support ». Il en est de même pour les travaux dirigés « qui seront accompagnés de brefs correctifs. » Il a ainsi mis à l’abri son secteur d’une éventuelle « pandémie ». Cela afin de permettre à l’année universitaire de ne pas être impactée par le Covid-19. Les cours pourront continuer à distance même si toute l’Algérie entre en phase de confinement obligatoire. Grâce à cette mesure, les étudiants n’ont pas pris de retard dans leur cursus. C’est également le cas dans certains lycées et collèges où les enseignants ont pris l’initiative de « rester en contact » avec leurs élèves. Ils ont créé des groupes Facebook, des pages et des discussions Skype où ils leurs donnent des exercices à faire et organisent des télé- conférence pour leur donner les sujets corrigés. Un bel exemple des grandes choses que l’on peut faire avec les moyens simples qu’offrent les TIC. DES SOINS PAR… CAMÉRA ! La télémédecine a également été « dopée » par la pandémie du coronavirus. La technologie permet au médecin d’effectuer des consultations à distance via internet, le plus souvent par webcams interposées. En France, la pratique est encadrée depuis 2010. Elle n’avait, cependant, pas connu un grand succès. C’était avant le Covid-19. Puisque depuis un mois, 70% des consultations chez les médecins privés, dans ce pays, se font par télé médecine. Il faut dire que le gouvernement français a tout fait pour l’encourager. Il a promulgué un décret qui lève les différentes restrictions afin d’assouplir le cadre de ces téléconsultations remboursées par la sécurité sociale. La mesure vise surtout à limiter les risques d’infection, aussi bien dans les salles d’attente que dans le contact avec les professionnels de santé. Chez nous, on n’est pas encore arrivé là mais la télémédecine existe quand même. Elle s’applique notamment pour les consultations de grands spécialistes du nord pour des malades du sud. Il s’agit également de téléconférences avec des experts du monde entier. C’est ce qui se fait, d’ailleurs, avec nos spécialistes et leurs homologues des quatre coins du monde qui débattent des avancées en matière de traitement contre le coronavirus et l’évolution de ses mutations. Voilà donc un petit tour d’horizon de l’utilisation de la « tech » contre la progression de l’épidémie. On est vraiment devant une technologie qui sauve… l’humanité ! a 23



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