N’TIC Magazine n°151 janvier 2020
N’TIC Magazine n°151 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : startups, tout roulera pour le mieux en 2020 ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER d’accompagner ces « startaupeurs » dans leur aventure, et croire en leurs potentiels même en cas d’échec. Car, il faut savoir que 90% des startups à travers le monde font faillite trois ans après leur lancement. Ce n’est pas une fatalité puisque beaucoup parmi ceux qui préservèrent finissent par trouver l’idée géniale qui ferra d’eux de grands chefs d’entreprises. Avec les pratiques bien de chez nous, la bureaucratie et certaines mentalités d’une autre époque peut-on réellement aspirer à cette économie « new-age » ? RÉUSSIR LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE Abdelali Derrar, directeur de l’INSAG Buisines School, première école algérienne à avoir lancé un MBA en marketing et communication digital, se montre confiant. Cependant, il estime que la volonté affichée des pouvoirs publics doit impérativement être accompagnée par des actions concrètes. « Par actions concrètes, je parle de la suppression de tous les blocages qui existent dans le domaine du numérique », rétorque-t-il. « Je parle aussi de la libération de toutes les initiatives et, surtout, il faut mettre les jeunes aux commandes. J’insiste sur ce dernier point car ce sont eux seuls qui peuvent mener à bon port cette révolution. Ils naviguent dans leur monde », poursuit Abdellali Derrar. Il faut dire que l’Algérie possède de jeunes talents dans le domaine qui ne demande qu’à éclore. Si on les met dans les conditions adéquates et on leur donne le pouvoir de décision, ils sont capables de miracles. Cette bataille ne pourra donc être gagnée sans l’implication de tous. Le premier responsable de l’INSAG donne l’exemple de la transformation digitale des entreprises. « Les patrons qui veulent révolutionner leur entreprise, ne peuvent pas rester à l’écart. Ils doivent y adhérer corps et âme. Ils doivent dans ce sens mettre en place une stratégie qui impliquera tous les métiers de l’entreprise », ditil avec le même optimisme. Car, effectivement on ne peut pas aller vers la transformation digitale avec des personnes qui ne savent pas de quoi il s’agit. Il recommande dans ce sens le lancement d’une politique nationale de formation numérique. Pour accompagner le pays en général et les entreprises en particulier, dans la transformation digitale souhaitée. Une initiative qui va contribuer à mettre les bases d’un écosystème tourné vers le numérique. Les incubateurs sont également d’une importance 22 N’TIC Magazine Jan/Fév 2020 primordiale pour « couver » ces projets innovants. Ils doivent être impérativement soutenus et gérés d’une façon plus souple. Loin de la bureaucratie actuelle qui a fait que plusieurs porteurs d’idées soient « captés » par l’étranger. Les opportunités offertes par l’économie numérique crèvent les yeux. On n’a qu’à voir avec les applications de VTC et de services à la mode ces derniers temps, l’infinité des possibilités qui s’ouvrent à nous. Cependant, une question se pose  : pouvons-nous réussir ce challenge sans une connectivité correcte, le e-paiement et la culture qui va avec ? Wait and see… QU’EST QU’UNE STARTUP ? Une start-up, startup ou entreprise en démarrage (en français), est une nouvelle entreprise innovante, généralement à la recherche d’importants fonds d’investissement, avec un très fort potentiel éventuel de croissance économique, et de spéculation financière sur sa valeur future. Sa phase de recherche et de développement de produit innovant, de tests d’idée, de validation de technologie, ou de modèle économique, est plus ou moins longue, avant sa phase commerciale, et son taux de risque d’échec est très supérieur à celui d’autres entreprises, de par son caractère novateur, sa petite taille et son manque de visibilité. Elles peuvent être financées par divers formes de capital risque, business angels, fonds commun de placement dans l’innovation, etc.
DOSSIER N’TIC Magazine Jan/Fév 2020 N’TIC Magazine  : Les autorités ont montré une volonté politique pour le développement de l’industrie du numérique. Les startups sont en première ligne de cette stratégie. Pensezvous que cela puisse réussir ? AD  : Plusieurs organismes et d’institutions existaient déjà dans le but d’aider l’économie dans ce sens. L’ANSEJ et l’ANGEM en sont un exemple parfait sur le papier mais la mauvaise gestion de ces institutions les a déviées de leur objectif et a bridé leur potentiel. Si les nouveaux organismes, pas seulement ceux en lien avec le financement, arborent une meilleure gestion, on aura toutes les chances pour amorcer le début d’une nouvelle ère pour l’économie numérique. N’TIC Magazine  : Sommes-nous face à un mythe ou une réalité ? AD  : Clairement, on est dans la réalité. Les startups se caractérisent aussi et surtout par une incroyable capacité à s’adapter indépendamment de tout et je veux dire par là qu’une startup digne de ce nom ne trouvera jamais comme excuse l’échec ou l’absence d’un accompagnement gouvernemental. N’TIC Magazine  : Avons-nous l’écosystème adéquat pour leur éclosion ? AD  : A mon avis l’écosystème a commencé à s’installer depuis environs 3 ans, avec l’apparition des incubateurs privés et des coworking spaces. Beaucoup de tentatives sont motivées par la tendance et finissent par se planter, ADLÈNE DENNI fondateur de Startup Algérie « Une vraie Startup est capable de s’adapter » Actuellement directeur de recherche et développement au niveau de l’entreprise privée REMA, Adlène Denni est aussi fondateur du site de mise en relation entre startups « Startup Algérie ». Dans cet entretien, il nous parle de l’écosystème numérique algérien, ainsi que de la réalité et des attentes de ce secteur. mais certains sont assez valeureux pour porter leur projet à éclosion. D’ailleurs, durant ces trois dernières années on a assisté à un foisonnement d’initiatives. Beaucoup de startups ont été créées. Elles n’ont pas toutes réussi, mais on a vu quelques belles réussites. N’TIC Magazine  : Quels sont les problèmes que les startups rencontrent sur le terrain ? AD  : Peu d’expérience, pas assez de guide et de référent qui peuvent les aiguiller sur l’administration, la finance ainsi que les rouages du marché algérien. En somme, le terrain n’est pas encore balisé. Donc pour l’instant les problèmes rencontrés sont naturellement en place à cause d’un marché atypique et pas encore mature N’TIC Magazine  : Que doivent alors faire les autorités pour réussir ce défi ? AD  : Simplifier la création d’entreprise, l’assistance bancaire et l’accompagnement afin que le public algérien apprivoise et fasse confiance à ses nouvelles formes d’entreprises. N’TIC Magazine  : Quels sont, selon vous, les domaines où pourraient réussir les startups ? AD  : Actuellement en absence du commerce électronique et d’un e-paiement globalisé, très peu de domaines du digital peuvent se développer en dépit de leur fort potentiel. Je pense que la généralisation du paiement électronique va donner un coup de boost à l’économie numérique. 23



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