N’TIC Magazine n°151 janvier 2020
N’TIC Magazine n°151 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : startups, tout roulera pour le mieux en 2020 ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER N’TIC Magazine Jan/Fév 2020 m f -+ 11. " STARTUPS TOUT ROULERA POUR LE MIEUX EN 2020 ? L’écosystème startup est devenu une arlésienne. Pourtant, ce sont les startups le moteur de l’économie numérique tant vantée et espérée. Cet écosystème est nécessaire pour réussir ce grand défi. Sommes-nous sur la bonne voie ? Petit tour d’horizon. Par AhmedNeil 20
DOSSIER N’TIC Magazine Jan/Fév 2020 Startup. Un mot que l’on entend très souvent ces derniers temps. Dans la bouche des politiques, des économistes et des journalistes, il est servi à toutes les sauces. Une notoriété soudaine qui s’explique par une prise de conscience gouvernementale sur la question du digital ? D’ailleurs, le nouveau chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, en a fait une priorité présidentielle. Il table sur le numérique pour diversifier l’économie nationale. Il le voit même comme le pétrole de la « nouvelle Algérie ». Pour cela, il a créé deux départements ministériels ; un ministère délégué chargé des incubateurs et un ministère délégué chargé des startups. Le plan d’action du gouvernement présenté au mois de février dernier est venu confirmer cette volonté politique. « La création d’un nouveau département ministériel dédié à la startup et à l’économie de la connaissance constitue un signal fort quant aux options stratégiques du gouvernement, qui œuvrera à créer les conditions requises pour une intégration rapide et ordonnée de notre pays dans l’économie de la connaissance », est-il écrit dans ce document qui doit dicter l’action que devra suivre le gouvernement durant les prochaines années. Coup sur coup, le gouvernement a annoncé une série de mesures en faveur des startups  : Des exonérations fiscales et parafiscales, la création d’organismes de soutiens et d’accompagnements, la création d’un fonds de soutiens aux startups, etc. Il a été même annoncé la création d’une « Cité des startups » qui constituera « un Centre de technologies multiservices à haute attractivité pour renforcer la place de l’Algérie en tant que pôle africain en matière de création et d’innovation ». Une vraie volonté politique pour donner un coup de « boost » à l’économie numérique, serait-on tenté de penser. Sommes-nous donc à l’aube de la mise en orbite des startups « made in bladi » ? METTRE EN PLACE UN ÉCOSYSTÈME ADÉQUAT L’avis des spécialistes est mitigé sur la question. Certains sont des plus optimistes alors que d’autres le sont moins, pour ne pas dire pessimistes. Mais tous craignent que cela puisse être, une nouvelle, que des effets d’annonce. « Le plan d’action du gouvernement pour les startups est beau, très beau même. Mais on attend son application sur le terrain », lance Idir Iharkouken, spécialiste en digital et en réseaux sociaux. Celui qui a investi le domaine depuis plusieurs années craint que ce soit encore des promesses sans lendemain ! « Les entrepreneurs algériens attendent la mise en application des mesures annoncées, avec des actions concrètes », soutient-il. Par actions concrètes, il parle de la mise en place d’un véritable écosystème à même de permettre aux jeunes entrepreneurs d’évoluer dans un environnement sain. « Pour réussir ce défi, il faut d’abord commencer à mettre en place le plutôt possible cet environnement. Cela passe d’abord par la définition de ce qu’est la startup et la mise en place de son cadre juridique », estime le manager général de Alcomnet. Il plaide également pour la mise en place de mécanismes de soutien et d’accompagnement de ceux qui se lanceront dans ce défi. « Il faut éviter que ce financement, dans cette stratégie gouvernementale, ne se transforme en ANSEJ-bis avec de l’argent dépensé dans des projets plus destinés à apaiser le front social que d’aider à développer des projets viables », soulignet-il. Idir harkouken propose, dans ce sens, que ces startups soient accompagnées par de vrais experts pour faire de leurs projets des entreprises pérennes. COMMENT NE PAS « MOURIR » Justement, il faut savoir que toutes les idées sont bonnes mais elles sont vouées à l’échec si elles ne sont pas façonnées et adaptées aux besoins et aux réalités du marché, souligne Tang Loaëc, expert français dans l’accompagnement des startups. « Car une idée demande à se confronter à la réalité pour s’affiner », assure-t-il. Alors comment éviter l’échec ? « En sachant tester l’idée sans se ruiner. Réduire le coût de l’échec, selon la méthode «Fail faster» », précise le même expert qui insiste sur l’accompagnement de ces jeunes afin d’éviter que leurs entreprises ne meurt. Il conseille dans ce sens à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure de se poser cinq questions qu’il qualifie d’existentiel ! « Quel est le problème que vous cherchez à résoudre ? - Quelle est votre solution ? - Qu’est-ce que votre solution a d’unique, meilleur ou de différenciant, comparée à la concurrence ? - Quel est le marché auquel vous vous attaquez est quelle est sa taille ? », énumère Tang Loaëc. Néanmoins, il précise qu’il n y a pas de «best practices» clairs à suivre. Les pratiques d’aujourd’hui reflètent seulement les réalités d’hier. « Les chemins qui mènent à demain ne sont pas balisés et n’ont jamais été testés », indique-t-il. Une réalité s’impose donc  : la nécessité 21



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