N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (212 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : publicité digitale, otage des GAFA ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER 24 j. N’TIC Magazine  : Qu’est-ce que la publicité digitale ? Houcine Ousmer  : Le terme de publicité digitale désigne essentiellement la publicité diffusée sur Internet et les différents terminaux (ordinateurs, smartphones, tablettes, etc.). Au début de l’émergence du web en 1994, l’e-pub était uniquement composée de bandeaux publicitaires nommés bannières ou pavés diffusés sur des sites web. Pour la petite anecdote, nous fêtons le 25 éme anniversaire de la première bannière publicitaire lancée le 27 octobre 1994 sur le site américain HotWired à l’effigie de l’opérateur AT&T. Au fil des années, les formats publicitaires se sont multipliés grâce à l’avènement de l’e-commerce et aux technologies mobiles. On parle maintenant de SEA pour des campagnes Search et de Display pour les bannières qui apparaissent sur les sites web et les applications mobiles et de Social Media Ads pour la publicité sur les plateformes sociales comme Facebook, Instagram et Youtube. N’TIC Magazine  : 52% de la publicité mondiale en 2020 sera digitale, selon une récente étude. Pourquoi la publicité digitale prend-elle le pas sur les autres formes de publicité ? HO  : Il est désormais incontournable d’intégrer le Digital dans sa stratégie publicitaire, car il représente un canal de communication indispensable à l’heure HOUCINE OUSMER Digital Social Media Manager chez Sense Conseil « La publicité digitale offre de multiples avantages aux annonceurs » N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 actuelle avec d’énormes avantages. Il permet, entre autres, d’obtenir des résultats immédiats avec des types d’achats bien précis comme le CPC (Coût par clic) pour une conversion immédiate et le CPM (Coût par mille) pour une diffusion optimale ou le CPV (Coût par vue) pour un maximum de vue sur une vidéo. Les campagnes sont rapides à mettre en place, les outils permettent un ciblage très précis à l’heure du marketing de précision. Cela n’est pas négligeable. Le budget est facilement adaptable et, pour finir, les outils de suivi permettent de calculer le retour sur investissement de manière extrêmement précise. N’TIC Magazine  : Dans le marché algérien, la publicité digitale a-t-elle une place prépondérante ? HO  : Pour répondre à cette question, il faut juste analyser les stratégies marketing des différents annonceurs présents dans le paysage algérien. Ces derniers veulent que leurs produits soient visibles où les consommateurs sont présents et dans une société hyper connectée, avec plus de 24 millions d’Algériens présent sur les différentes plateformes sociales (Facebook, Instagram, Youtube etc.), on pourrait dire, sans risque de se tromper, que l’écosystème des campagnes aujourd’hui laisse la part belle au Digital.
DOSSIER N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 N’TIC Magazine  : Dans votre carrière, vous avez probablement été témoin du reflux de la publicité traditionnelle. Quand estce la publicité a amorcé son virage digital en Algérie ? HO  : Ayant collaboré avec différents annonceurs nationaux et internationaux, entre 2015 et 2016, j’ai eu à vue vivre une baisse notable des budgets publicitaires alloués à certains media dit « de masses » comme la presse et la radio avec l’explosion des budgets publicitaires pour le digital. Cette période a connu deux phénomènes qui peuvent expliquer cette transformation  : la première, c’est la chute des prix du baril de pétrole qui a plongé l’économie algérienne dans une conjoncture délicate où les annonceurs se sont retrouvés face à des restrictions budgétaires au niveau Marketing. La deuxième, c’est l’avènement de la 3G qui a permis à l’internaute algérien d’être connecté en continu où qu’il soit et d’augmenter le temps de « sa vie numérique ». Les entreprises ont privilégié, dès lors, le Digital comme canal de promotion, grâce à un ticket d’entrée beaucoup moins cher et un Roi plus intéressant, en optant pour un résultat à court terme au détriment de la notoriété qui demande plus de temps. Dans une société ultra-connectée et dans laquelle près de 60% des Algériens ont un accès à l’Internet et sont en possession d’un ordinateur ou d’un smartphone, la publicité digitale permet donc de brasser large et de cibler un très grand nombre de personnes. N’TIC Magazine  : La publicité digitale a permis, un temps, au web algérien de se développer. L’hégémonie du duo Facebook-Google ne va-t-elle pas finir par achever ce qui reste de ce contenu local ? HO  : Durant ces dix dernières années les sites web algériens, principalement d’actualités, ont accaparé la majeure partie de l’audience numérique et bénéficiaient d’une rente logique. Cependant, les réseaux sociaux ont pris le dessus grâce, d’une part, à une audience beaucoup plus importante et toujours connectée et d’autre part, des plateformes de management publicitaire très efficiente. Lors de mes différentes rencontres avec les acteurs locaux, je recommande toujours de rester à la pointe de l’innovation et de ne pas dormir sur des acquis passés, utiliser une stratégie de contenu pertinente en optant pour les nouveaux formats vidéos ou les stories, utiliser les réseaux sociaux comme canaux qui alimentent leurs plateformes, avoir un taux de rétention d’utilisateurs le plus élevé possible puis les fidéliser. Ce sont là quelques solutions pour survivre dans cette bataille. N’TIC Magazine  : La publicité digitale, si elle est efficace pour les annonceurs s’avère aussi intrusive pour le consommateur. Comment « recréer » la confiance marques-consommateurs ? HO  : Aujourd’hui les annonceurs ont bien compris qu’il fallait un renouveau en termes de stratégie publicitaire afin de ne pas biaiser leur communication. C’est pour cela que nous parlons maintenant du « Native Advertising » ; cette pratique publicitaire digitale qui marque une rupture avec le display traditionnel. En effet, la Native Advertising par définition va s’intégrer et s’adapter à l’ergonomie du site qui l’accueille, au contenu qui l’accompagne ainsi qu’au design qui l’entoure. L’enjeu est d’attirer un maximum de clics et de lectures, contrairement au format display classique qui est aujourd’hui clairement identifié comme commercial et agressif et devant lequel les gens deviennent « aveugles ». Avec son approche plus pertinente par rapport au contenu, la Native Advertising accroche davantage le visiteur. On peut le retrouver sous divers formats  : Des formats publirédactionnels et des tribunes sponsorisées négociées, de la publicité personnalisée dont le contenu est adapté à l’internaute (precision Marketing), l’adaptation du storytelling de marque pour intéresser une audience sensible à la thématique de base et aux produits ou services de la marque et le marketing d’influence qui devient de plus en plus une branche à part avec des personne dédiées. 25



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