N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (212 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : publicité digitale, otage des GAFA ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Algériens. La navigation via les browsers arrive en deuxième position, suivie par le téléchargement des torrents et les réseaux sociaux qui occupent la quatrième place du flux de la connexion à l’international. NOUVELLE DONNE Ainsi, même si les Algériens sont hyper connectés, le marché de la publicité digitale locale n’a pas su tirer son épingle du jeu, en raison d’une offre de contenu local très limitée, ce qui s’explique par la propension de l’internaute algérien à consulter essentiellement des sites étrangers. Mais si les tarifs publicitaires sur Internet qui sont 25 fois inférieurs à ceux de la presse papier, pour une audience équivalente, selon l’Agence Française de Coopération Média (CFI), ont permis, un temps l’émergence d’un contenu local, que le marché de la publicité digitale a accompagné à travers des contenus display, il n’en demeure pas moins que l’émergence des réseaux sociaux en a bouleversé la donne. En quelques années le marché de la publicité digitale s’est considérablement transformé. Les nouveaux acteurs incontournables de ce marché s’appellent Facebook et Google. La publicité digitale repose désormais sur deux leviers principaux ; Search et Réseaux Sociaux, avec une tendance de fond  : la croissance de la vidéo et du mobile. 22 N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 Ainsi, les dépenses publicitaires qui se font sur le digital profitent principalement aux GAFA, mais surtout aux deux géants californiens du web que sont devenus Google et Facebook. Ces derniers offrent un nombre innombrable d’avantages aux annonceurs, notamment de pouvoir suivre son public cible là où il va sur la toile. Sous forme de bannières ou de publicités vidéo, le message publicitaire s’avère d’autant plus pertinent qu’il répond à un besoin exprimé par l’internaute sur le web ou parce que ce dernier répond à des critères (géographiques, sociologiques etc) prédéfinis par l’annonceur. Grâce à des algorithmes puissants qui permettent de déceler les intentions d’achat des internautes, suivant leurs requêtes et leurs profils, le duopole Google-Facebook est arrivé à asseoir en quelques années son hégémonie sur le marché de la publicité digitale mondial. Google et Facebook détiennent aujourd’hui 28% de la manne publicité mondiale, contre 10% en 2014. Sur le marché de la publicité digitale, ils captent, à eux seuls, plus 61% des recettes contre 56% en 2018, selon le dernier Global Ad Trends réalisé par le bureau d’étude Marketing Warc. James Mc Donald, Data editor chez Warc, résume la situation  : « L’argent disponible pour les éditeurs on-line autres que Google et Facebook est en baisse et les répercussions sont importantes avec des licenciements chez ces éditeurs. Les éditeurs de presse ont déjà été très affectés par la migration des dépenses publicitaires vers le on-line et, alors
DOSSIER N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 que les autres médias traditionnels (hors presse) ont très bien résisté jusque-là, ils auront eux aussi moins d’argent dirigé vers eux ». L’HÉGÉMONIE Le duo californien ne mise pas seulement sur l’efficacité de ses publicités. Son offre qui couvre aussi de petits budgets, séduit les petites et moyennes entreprises et les commerçants. « S’il est difficile de donner une estimation du marché de la publicité digitale en Algérie, il est encore plus difficile d’estimer les revenus que captent Google et Facebook », estime Walid Cheblaine, Responsable chez Med&Com, la première régie publicitaire digitale en Algérie. Selon lui, les entreprises et les particuliers qui sollicitent les régies publicitaires pour passer un message publicitaire sur les plateformes Google et Facebook représentent une partie « négligeable » de ce que captent les deux géants du web, en raison des facilités qu’offrent ces plateformes pour des publicités très ciblées et moins chères par rapport aux autres médias et un retour sur investissement optimisé et mesurable en temps réel. Face à l’omnipotence de ces plateformes qui se développent au détriment du contenu local notamment la presse électronique, la riposte est venue du gouvernement qui a interdit les insertions publicitaires sur ces plateformes. Mais pas pour donner une alternative pour développer le contenu local. Mais pour stopper « une fuite de devises ». Une décision qui n’a eu aucun effet sur l’attrait de l’e-pub version Google-Facebook. 23



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