N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
N’TIC Magazine n°150 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de nov/déc 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (212 x 291) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : publicité digitale, otage des GAFA ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENTRETIEN DU MOIS Ces banques ont un circuit de décision très lent, elles sont hyper-centralisées et surtout fonctionnent dans une totale opacité. Les refus de crédit ne sont ni motivés et encore moins expliqués. Les entreprises sont traitées de la même manière qu’elles soient grandes ou lilliputiennes telle une startup. Pour se justifier les banques reprochent aux entreprises candidates au crédit, des dossiers mal préparés et des besoins mal exprimés avec des business plan peu crédibles et pas convaincants. En face, nous avons les entreprises qui reprochent aux mêmes banques d’exiger des garanties trop élevées, d’avoir des grilles tarifaires opaques, de ne pas avoir des produits adaptés. Une défiance totale vis à vis des entreprises du numérique et une peur exagéré du risque compliquent encore plus le relationnel que les banques pourraient entretenir avec leur clientèle. En fait un véritable langage de sourd. 18 N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 N’TIC Magazine  : Les banques vont donc devoir opérer leur transformation ? Ali Kahlane  : Les banques devraient au plus vite harnacher l’innovation et élargir leurs offres vers les PME/PMI et les startups. Si la Fintech et les technologies de la blockchain ne viennent pas encore bouleverser cet équilibre toujours précaire, que nos banques essaient de maintenir entre efficacité financière et idéologie politique. Cela devrait ultimement les propulser dans le 21ème siècle du tout numérique vers lequel elles devraient déjà se projeter. Pour toutes celles qui hésitent encore, elles devraient amorcer au plus vite leur transformation que la situation économique et politique du pays devrait paradoxalement faciliter tel un point fixe pour un nouveau démarrage.
ENTRETIEN DU MOIS N’TIC Magazine Nov/Déc 2019 N’TIC Magazine  : Pour les startups, il prévu désormais l’ouverture d’un compte d’affectation spécial de trésor. Cela vat-il selon vous insuffler une dynamique à l’écosystème numérique algérien ? Ali Kahlane  : Ce Fonds d’appui et de développement de l’écosystème ‘’startup» tel que défini par la LF 2020, me rappelle un autre fonds  : Le FAUDTIC. Le Fonds d’Appropriation des Usages et de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication était la première action, en novembre 2008, du fameux programme mort-né e-Algérie. Ce fonds jouissait d’environ 5 milliards de DA par an, reversés en grande partie par les recettes des redevances de l’ARPCE (Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Électroniques). Il devait, entre autres belles choses, soutenir l’appropriation des TIC par les PME, mettre en place des mesures incitatives à la production du contenu, promouvoir l’exportation des produits TIC algériens, aider à la généralisation de l’enseignement des TIC à toutes les catégories sociales. Il s’agissait aussi de renforcer la recherche-développement et l’innovation, mettre en place un tissu associatif comme prolongement de l’effort gouvernemental, promouvoir des partenariats stratégiques, mettre à niveau des entreprises relevant du secteur des TIC, développer des applications horizontales gouvernementales et, bien sûr, généraliser l’accès à Internet. En 2008, faut-il le rappeler, L'Ufb g‘ nous comptions alors 3,5 M d’internautes soit une pénétration de 10,2% avec une 3G qui n’arriva qu’en décembre 2013). N’TIC Magazine  : Mais au fait, où en est le FAUDTIC ? A-t-on fait un quelconque bilan de ces dix années d’existence ? Ali Kahlane  : Bon an mal an, le FAUDTIC n’a pu être utilisé qu’entre 5 à 10% de ses capacités de financement, essentiellement par de nombreuses conventions signées entre le MPTIC et différents ministères ou leurs tutelles et par l’administration en général. D’ailleurs, l’un de ses grands bénéficiaires a été et l’est toujours le Cyberparc de Sidi Abdallah. Le nombre d’entreprises ou startups qui en auraient profité est anecdotiques tant la Commission qui le gérait le faisait dans une totale opacité. Le site du FAUDTIC qui devait recevoir les candidatures était rarement mis à jour. De mémoire, depuis sa création, le FAUDTIC a lancé une seule fois un appel à candidature qui a duré 40 jours (du 20 novembre 2011 au 3 janvier 2012). Ce fonds animé par de très bonnes intentions au début, était aussi une idée mais tuée dans l’œuf par une bureaucratie omniprésente et envahissante. Il a été tout simplement enterré par l’absence de bonne gouvernance évacuée par un clientélisme sauvage qui a fini de le vider de toute sa substance. 19



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