N’TIC Magazine n°149 octobre 2019
N’TIC Magazine n°149 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°149 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (207 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : le casse-tête des fake news.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’INFORMATION À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX DOSSIER 20 N’TIC Magazine Oct/Nov 2019 LE CASSE-TÊTE DES « FAKE NEWS » L’actualité récente autour de l’arrestation du député controversé du Front de Libération Nationale (FLN), Bahae Eddine Tliba à El Oued, alors qu’il a été annoncé quelques jours auparavant par des médias « sérieux » en fuite en Tunisie, puis en Italie et, enfin, en Grande-Bretagne où il aurait entrepris des démarches pour demander l’asile politique, est venue nous rappeler l’importante de rester vigilant sur la fiabilité des informations qui circulent 20 sur les réseaux sociaux. Par Massyle Ait-Ali
DOSSIER N’TIC Magazine Oct/Nov 2019 Des dizaines de rumeurs ou de fausses informations sont quotidiennement répandues sur les réseaux sociaux puis amplifiées jusqu’à devenir « virales ». En Algérie, les réseaux sociaux sont considérés comme une source d’information, notamment pour les jeunes. L’expert auprès du Centre africain des Etudes et Recherches sur le Terrorisme (CAERT), Ameur Dahmani estime que « les sources d’informations les plus utilisées par les jeunes pour s’informer sont à 53% les médias sociaux ». Ces derniers se sont imposés ces dernières années comme des médias incontournables avec le rattrapage de l’Algérie en matière d’accès au haut débit mobile. Au deuxième trimestre de l’année 2019, le parc d’abonnés 3G/4G a atteint 36,397 millions, selon les chiffres de l’Observatoire du marché de la téléphonie mobile de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Electroniques (ARPCE). Alors que le chiffre des abonnements à l’internet mobile était de 15 millions en 2015. Avec les réseaux sociaux, l’Algérien est continuellement traversé par des flux d’informations quotidiens. L’information vient à lui, en vrac et sans filtres, le plus souvent. Il est non seulement consommateur de l’information mais peut aussi en être le fournisseur ou le diffuseur. DÉRÉGULATION DE L’INFORMATION Des pages et des groupes de discussion sont apparus. Ils sont perçus comme des plateformes alternatives d’expression. De grandes figures des réseaux sociaux, blogueurs, influenceurs, ont également émergé, suivis par des centaines de milliers, voire des millions d’abonnés. Un genre nouveau de faiseurs d’opinions. Les réseaux sociaux ont ainsi dérégulé le « marché » de l’information donnant lieu à un fouillis où se mêlent les rumeurs les plus folles aux mensonges les plus invraisemblables. Les fausses informations pullulent et enregistrent des records d’audience, tout en semant la confusion dans l’esprit de l’internaute qui reste livré à luimême. Les fake news ont pourtant toujours existé. Bien avant l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux. « L’affaire de «Freddy de Telemly le balafreur des femmes» qui n’a jamais existé, a pourtant fait le «bonheur» de la presse bien-pensante », se souvient Mehdi Mohamedle chef de bureau du journal régional Le Quotidien d’Oran. Dans les années 90’, les fake news étaient plus difficiles à débusquer. En tout cas, moins rapidement qu’aujourd’hui. Ce qui a changé aussi, c’est la vitesse de propagation et la diversité du public ciblé. Avant, l’information mettait plusieurs jours à se répandre, aujourd’hui quelques secondes suffisent pour toucher un public très large sur le web ou les réseaux sociaux. Mais si on croise plus souvent de fake news, c’est parce que, aussi, le contexte s’y prête bien. On l’a vu dans la campagne pour l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche en 2016, le contexte politique a été propice à la propagation de fausses informations. D’ailleurs c’est l’actuel président américain qui contribué à populariser le concept de fake news puisque sa marque de fabrique est d’user de fausses informations sur ses adversaires politiques pour les discréditer. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne (BREXIT) aussi a été un grand moment de fake news. LE HIRAK ET LES FAKE NEWS L’Algérie qui connait des bouleversements depuis le 22 février dernier n’est pas en reste en la matière. Le mouvement populaire qui a émergé a réussi à déjouer le coup de force pour la réélection de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika pour un 5ème mandat « de trop ». Depuis le Hirak ne s’est pas essoufflé sur le terrain des luttes pour le « changement du système ». Dans la rue chaque vendredi et mardi, notamment. Mais aussi dans les réseaux sociaux qui se sont avérés d’excellents moyens de mobilisation et d’éveil des consciences pour fédérer les revendications citoyennes, nées de ce mouvement. Ils sont toutefois de redoutables machines à fake news. 21



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