N’TIC Magazine n°145 avril 2019
N’TIC Magazine n°145 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°145 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : des initiatives 2.0 montrent le cap de l'Algérie de demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BILLET D’HUMEUR réseau de micro-blogging, genre de Twitter professionnel, avant l’heure. Et j’ouvre ici une parenthèse pour dire que son créateur, David O. Sacks, est un membre de la Paypal Mafia, qui a vendu ses parts le premier jour de l’ouverture du capital de Paypal, il a ensuite créé la plateforme de généalogie Geni.com et a fait développer Yammer comme outil de communication interne à son entreprise. Il a eu ensuite l’idée de le proposer aux entreprises. Yammer est devenu si viral qu’il a levé beaucoup de fonds et qu’il a fini par le revendre à Microsoft pour $1.2 milliard. Ce dernier l’a intégré à sa plateforme collaborative SharePoint. Les réseaux sociaux d’entreprise ont eu leur période de gloire. Il en existe des tonnes. On croyait tous à l’émergence d’un équivalent de Facebook d’entreprise qui transforme notre façon de travailler et de communiquer au travail mais beaucoup de projets prometteurs ont avorté. Il se trouve que ce n’est pas du tout une contrainte technique qui cause ce blocage. Les réseaux sociaux classiques ont toujours eu pour objectif de créer de l’addiction et de nous faire perdre le maximum de notre temps. Alors que les réseaux sociaux d’entreprise doivent faire juste le contraire  : nous faire gagner du temps et se faire oublier. Et pour cela ils doivent s’intégrer totalement dans notre environnement de travail. Chose qui n’a pas été réussie totalement. La moindre des choses qu’on puisse attendre des RSE est que ces outils fassent gagner aux employés plus de temps qu’ils ne leur font en perdre ! Et ceci est loin d’être évident. Ces outils sont censés reproduire une certaine forme d’organisation de l’entreprise, la hiérarchie, réguler la communication et la propagation des idées, permettre le partage de documents afin de faire gagner à l’entreprise en efficacité plutôt que de dissiper ob l’attention du personnel. Mais parmi leurs soucis rencontrés, il y a la surcharge informationnelle du salarié -qui voit passer toutes sortes d’informations qui ne le concernent que peu- ou la crainte d’être surveillé ou jugé dans son entreprise. Corolaire  : un taux d’engagement plutôt faible. L’utilisation des RSE n’a jamais connu l’étendu des réseaux sociaux privés. LES RSE DE DEUXIÈME GÉNÉRATION Echaudés par les échecs –tous relatifs- des premiers réseaux sociaux, les startups, aussi bien que les grandes entreprises, se sont mises à la recherche du réseau social professionnel idéal. Et l’une d’elles y est quasiment parvenue. C’est marrant comme l’histoire bégaie  : Stewart Butterfield a cofondé une société qui a produit en 2002 un jeu de type MMOG  : Game Neverending. C’est un flop. Il en extrait une fonctionnalité qui devient Flickr qu’il revend à Yahoo ! Il récidive ensuite  : il lance en 2011 Glitch, un jeu de type MMORPG. Un nouveau flop. Il prend à nouveau la messagerie destinée à servir à l’intérieur du jeu, un genre d’IRC (les gens de ma génération se souviennent encore de mIRC !) et il en fait un outil de collaboration pour business. Ainsi est né Slack. Il y intègre un tas d’outils externes comme des bots pour envoyer des mails ou rajouter une tâche à faire sans quitter l’interface de la messagerie instantanée, le partage de fichiers se trouvant de Dropbox, de listes de tâches de Trello, l’accès à des fonctionnalités des dépôts de code BitBucket,… Aujourd’hui, à la veille de son IPO et après avoir levé quelque $1,2 milliard, Slack est valorisée à plus de $7 milliards. Son entrée en bourse sera un évènement majeur de la tech en 2019. Stewart Butterfield a repoussé toutes les offres de rachats qui lui ont été faites jusqu’à présent, échaudé par l’expérience Flickr. En effet, s’il avait patienté quelques mois, il aurait pu en tirer 10 fois le montant de $25 millions qu’il a eu de Yahoo ! en 2005. Et le succès foudroyant de Slack a créé la panique dans les rangs mêmes des GAFAM. Microsoft a sorti Teams, un clone de Slack. Facebook a Workplace, Google avait déjà Hangouts Chat pour la collaboration professionnelle destinée aux comptes payants. Il a à présent exhumé Google+, l’a intégré à sa suite bureautique G-Suite et l’a renommé Currents. Il compte en faire l’outil de collaboration corporate concurrent de Slack. Mais la supériorité de Slack n’est ni technique, ni en terme d’expérience utilisateur. Elle tient surtout dans le domaine du marketing ! Slack est en fait un Freemium  : la version payante permet entre autres d’effectuer des recherches dans tout l’historique des messages échangés. Plus de 600 000 entreprises de toutes tailles dans le monde utilisent aujourd’hui Slack, mais seulement 88 000 payent pour le service. Et le taux de conversion du gratuit vers le payant est assez bas. Mais Slack ne s’en inquiète pas. Parce qu’un utilisateur qui ne paye rien c’est d’abord quelqu’un qui ne va pas chez la concurrence et ressentira un jour le besoin de payer. Et une fois convaincu, il produira un revenu récurrent qui justifiera l’effort marketing consenti pour le convaincre. C’est donc un réservoir de croissance. De plus, un bon tiers du revenu de Slack provient déjà de l’extérieur des USA. Je pense que c’est une leçon pour tous les créateurs de startups pressés de monétiser leurs produits. Il existe pourtant au moins un concurrent à Slack en open source en cours de développement  : c’est Rocket.Chat. Mais l’un dans l’autre, chaque jour qui passe, Slack verrouille un peu plus et de façon irrémédiable le marché des outils de communication corporate. P.32 N’TIC Magazine Avril/Mai 2019
#hashtag #LinkedIn propose à son tour des réactions aux posts Le réseau social LinkedIn s’apprête in à intégrer, tout comme Facebook et Instagram, des réactions spontanées aux posts. Les emojis sont toutefois adoptés par rapport à un contexte professionnel LinkedIn entend ainsi intégrer des réactions positives pour commenter les publications de ses abonnés. Il s’agit d’émoticônes pour liker, féliciter ses contacts d’un nouvel emploi, exprimer son adoration à l’égard d’un post ou faire part de son inspiration. LinkedIn prévoit également un emoji « curieux ». Les équipes de LinkedIn ont ainsi répondu à une demande de plus en plus croissante de ses utilisateurs d’intégrer les réactions spontanées. #Snapchat lance (enfin) sa nouvelle application Android Le réseau social Snapchat a enfin 3 publié la nouvelle mise à jour de son application Android, annoncée depuis plusieurs mois et, de ce fait, tant attendue par les utilisateurs. Reprogrammée de A à Z, cette nouvelle application promet des améliorations. Plus rapide, la nouvelle version de Snapchat n’a apporté aucun changement sur son interface ou sa navigation. Toutefois, la firme a intégré un nouveau réseau d’audience, Snap Kit Network, qui pourrait être utilisé comme source de revenus par les développeurs. Les annonceurs pourront acheter, grâce à cet outil, des blocs d’annonces. La nouvelle version a également intégré Snap Scan, qui permet aux utilisateurs de numériser des problèmes mathématiques et les aide à les résoudre. N’TIC Magazine Avril/Mai 2019 #Vers la réintégration de Messenger dans l’application Facebook ? La messagerie instantanée de Facebook, séparée de l’application du réseau social en 2011 pour prendre forme d’une application à part entière, pourrait être réintégrée. Selon une ingénieure, Jane Manchun Wong, connue pour enquêter sur les mises à jour cachées dans les codes des applications, la fonctionnalité est actuellement en testing chez Facebook. Le bouton qui redirige les utilisateurs de Facebook vers Messenger laissera place à un onglet « chat ». La même source souligne que la version intégrée ne dispose toutefois pas des autres fonctionnalités de partage de fichiers, d’appels ou d’envois de message vocaux. #Il sera bientôt possible de cacher les réponses sur Twitter Twitter poursuit ses efforts pour améliorer l’expérience de ses utilisateurs. Prochaine innovation à voir le jour  : une fonctionnalité expérimentale permettant de cacher les réponses des tweets, à l’instar des commentaires sur les posts Facebook. L’auteur d’un tweet pourrait, avec cette fonctionnalité, cacher une réponse jugée maladroite, haineuse ou déplacée, sans pour autant avoir à cacher la conversation ou le reste du thread. Toutefois, les utilisateurs seront libres de cacher les réponses qu’ils souhaitent, quand bien même celles-ci sont pertinentes. Ce qui suscite du scepticisme chez des utilisateurs, qui estiment que cette démarche peut aussi favoriser la censure. M.R P.33



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