N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : entre restriction et "frémissement industriel".

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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GAMING GRIS  : A LA RENCONTRE DU 10ÈME ART Depuis toujours, Devolver Digital nous a accoutumé à nous faire découvrir les meilleurs titres indépendants et de les éditer pour notre plus grand bonheur, c’est à nouveau le cas. GRIS, un jeu signé par des espagnols de Nomada Studio. Le titre se défini notamment grâce à une direction artistique qui semble venue des cieux et que l’on doit mettre au crédit de l’artiste Conrad Roset. GRIS parviendrat-il à proposer suffisamment de bonnes idées pour se hisser au niveau des plus grands ? GRIS mais pas terne Si aujourd’hui tous les réseaux parlent de ce titre, il est tout simplement impossible de passer outre les renversants visuels qui dessinent les contours d’un univers saisissant, plus proche du film d’animation que du jeu vidéo. Dans GRIS, le style caractéristique de Conrad Roset donne vie à un univers onirique, dont la finesse du trait souligne la fragilité. Le titre se déroule entièrement sans aucune parole et associe visuels et musiques pour atteindre tous vos sens et vous emporter dans une aventure artistique et ludique. Les courbes de cette expérience se tracent exclusivement d’aquarelles aux allures psychédéliques, alliant intelligemment le fond et la forme. GRIS ne dévoilera que progressivement ses aplats de couleurs, comme une montée en puissance chromatique qui trouve son apogée dans les dernières minutes de l’aventure. Le joueur découvre ainsi petit à petit les subtilités visuelles de cet univers hors du commun, qui oblige à savourer son rythme et son découpage. Une expérience qui vous laissera sans voix On incarne dès les premières secondes une jeune fille dont le destin bascule. Alors qu’elle perd sa voix, elle entame un voyage intérieur afin de trouver sa voie. Si aucun dialogue ne rompra la symphonie imposée par la narration du jeu, la recherche des couleurs vous donnera une bonne raison d’aller de l’avant, puisque l’arrivée de ces dernières enrichit les différents environnements, mais dévoile également des éléments jusque-là invisibles. Derrière ses allures artistiques et son ambiance semblant sortie du cerveau de Fumito Ueda, le jeu se voit être un puzzle-game plateformer, qui conserve malgré sa dimension artistique certaine une structure de jeu vidéo. Le jeu use et abuse des zooms et dézooms pour procurer une sensation d’immensité rarement vue dans un jeu vidéo. L’addition par soustraction Ce titre a des allures simplistes certes, mais il n’en n’est pas moins complexe à réaliser. GRIS prend son temps pour se dévoiler à un rythme maîtrisé. Le jeu emprunte avec intelligence aux pointures du genre, pour proposer une palette d’actions restreintes, mais aux possibilités multiples et parfois insoupçonnées. Si nous éviterons de dévoiler ici toutes les capacités qu’il faudra progressivement combiner pour progresser, elles permettent toutes de jolies trouvailles de gameplay qui nécessiteront souvent un temps d’observation certain. L’aventure se raconte à travers ses décors, qui distillent petit à petit de précieux indices sur sa symbolique, mais aussi grâce à sa superbe bande-son. Composée par le trio Berlinist, la musique laisse pleinement s’exprimer tous les riches timbres que permettent le violoncelle, le piano, ou l’orgue portés par des choeurs lorsque l’action vire au drame. Le trio joue d’ailleurs symboliquement sur la dissonance lorsque l’héroïne s’aventure sur les constellations qu’il vous faut d’ailleurs collecter. La variété des compositions s’accorde parfaitement avec les nombreuses montées et descentes émotionnelles qu’offre GRIS, n’hésitant pas à saturer l’espace de sons, pour mieux souligner le brutal silence qui s’ensuit. En sommes, le jeu offrira une expérience hors du commun, riche en couleur, en émotion et en musique. Ce carrefour des arts qui conforte une fois de plus la place du jeu vidéo en tant que 10ème art arbore des allures simples mais il n’en sera pas moins marquant. P.28 N’TIC Magazine Novembre/Decembre 2017
BILLET D’HUMEUR CES ALGORITHMES QUI CONTRÔLENT LE MONDE (PARTIE II) 4. Samir ROUABHI Entrepreneur, Coach en entrepreneuriat Tour du monde des plus grands algorithmes (suite) LE MATCHING DES SITES DE RENCONTRE L’industrie des sites de rencontre est gigantesque et très florissante. Badoo, Meetic, Match, Tinder, eDarling, OKCupid… et maintenant Facebook Dating. Le succès de ces sites vient de la pertinence des choix de partenaires qu’ils proposent. Ces choix sont basés sur des algorithmes de matching très sophistiqués, qui tiennent compte des goûts et des centres d’intérêt de chacun mais également des réponses aux questions posées et d’une pile d’autres informations. Ils prétendent ainsi proposer le partenaire idéal à chacun. N’TIC Magazine Janvier/Février 2019 CRUSH IBM Crush est un algorithme de prédiction du crime qui permet à la police d’anticiper les problèmes d’insécurité en détectant les foyers potentiels répondants à des patterns d’incidents. Il permet ainsi de concentrer les moyens de la police dans ces zones. Crush a un avenir prometteur. En effet, là où il a été déployé, il a permis la réduction de la criminalité de 30%. LA NSA La NSA (National Security Agency appelée ironiquement Not Such Agency) intercepte une quantité phénoménale de données de tous les coins du monde, de sorte que tout dépouillement manuel est impossible. Des algorithmes très puissants qui veillent sur la sécurité des USA permettent la détection d’évènements critiques. L’APPRENTISSAGE PROFOND En anglais « deep learning ». C’est très probablement l’algorithme le plus important de ce début de 21e siècle. Celui qui a permis à l’intelligence artificielle de prendre son essor et ouvrir grandes les portes de l’ère de l’intelligence de la machine. Les réseaux neuronaux artificiels existaient depuis plusieurs décennies. L’algorithme du deep learning lui-même existe depuis les années 1980. Mais deux facteurs ont concouru à son essor  : d’un côté la puissance de calcul disponible et de l’autre l’émergence du big data. En effet, le deep learing est friand et se nourrit des deux. L’apprentissage profond dans son principe s’inspire de l’apprentissage dans le monde réel en ce sens qu’il récompense les réponses exactes en renforçant les connexions neuronales qui les conduisent. Le nom deep learning vient du fait qu’il permet de configurer les neurones dans les couches cachées ou profondes, qui se trouvent entre l’entrée et la sortie d’un système. Mais pour arriver au bout de l’apprentissage et faire converger le réseau, il faut l’alimenter par une quantité faramineuse de données et conduire une somme colossale de calculs. C’est l’avantage des Américains et des Chinois, propriétaires des grandes applications mondiales de communication, génératrices d’une pléthore de data, qui alimente les algorithmes qui finissent par émuler l’intuition et le raisonnement humains et produire des compétences autrefois exclusivement dévolues à l’humain comme la reconnaissance des formes, de la parole et des visages, le diagnostic de maladies, la traduction de textes, le recrutement, la détection des fraudes, ainsi que battre le champion du monde des échecs et du go ! Il se dit néanmoins P.29



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