N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : entre restriction et "frémissement industriel".

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER certains modèles de smartphones. Avec la dépréciation de la monnaie nationale, les prix affichés sont souvent plus chers que ceux d’avant la suspension des importations », explique-t-il. Et d’ajouter  : « Nous enregistrons toutefois une différence de prix de l’ordre de 15% entre le produit assemblé en Algérie et celui du ‘’cabas » et ce malgré la baisse de la valeur du Dinar. Cela s’explique surtout par la garantie offerte par le produit assemblé en Algérie, contrairement au produit ‘’cabas » ». LA PERCÉE DU PRODUIT LOCAL Selon lui, durant l’année 2018, les produits des fabricants locaux ont eu la cote chez le consommateur algérien qui « redécouvre des produits qui n’ont rien à envier à ceux des constructeurs étrangers notamment pour l’entrée et le milieu de gamme ». Pour recouvrer leurs parts de marché que la production locale ne cesse de grignoter, les marques étrangères présentes en Algérie ayant investi des montants considérables dans les réseaux de distribution et de service après-vente ont pris le chemin de l’assemblage sur le schéma de l’industrie automobile naissante sur un modèle de montage local de type SKD/CKD. Un temps tétanisées par la suspension des importations, les marques les plus populaires en Algérie n’ont pas tardé à lancer des unités d’assemblage. Il faut dire que c’est la seule solution qui s’offre à ces marques  : soit une unité d’assemblage ou perdre un marché en forte croissance. La suspension des importations a eu comme effet positif d’opérer une décantation sur le marché. Seules les marques ayant investi en Algérie qui sont restées sur le marché. Il demeure que cette industrie balbutiante est livrée à elle-même. Car, contrairement à l’industrie de montage automobile qui dispose d’un cahier des charges et des avantages fiscaux, l’assemblage de téléphones mobiles est sur la corde raide. Cette industrie ne dispose pas d’un cahier des charges et encore moins d’avantages fiscaux dédiés. LES BALBUTIEMENTS D’UNE INDUSTRIE Le ministère de l’Industrie et des mines avait évoqué, quelques temps après l’instauration des licences d’importation, un projet de cahier des charges qui viendrait mettre de l’ordre dans cette activité. Depuis l’activité patauge dans l’incertitude. Actuellement, les unités d’assemblage font dans l’assemblage à 100%. Certaines marques ne s’en cachent pas. Amine Harzelli, Directeur Commercial chez Huawei Algérie a affirmé lors du lancement de l’unité d’assemblage de Huawei à Oued Semmar (banlieue Est d’Alger) que l’assemblage s’effectue à 100%. Selon lui toutes les marques qui se sont lancées dans cette activité « font toutes de l’assemblage à 100% sans aucun taux d’intégration locale ». DES BARRIÈRES DOUANIÈRES Ces marques se défendent en affirmant qu’elles sont en phase d’apprentissage et « qu’on ne va pas griller les étapes ». Il est évident que la téléphonie mobile est un domaine de la haute technologie et qu’elles ne vont pas commencer par fabriquer le microprocesseur dès le début. Toutefois, il est possible, une fois cette phase d’apprentissage assimilée, de passer à des taux d’intégration conséquent de l’ordre de 30% à 40%, en fabricant localement des pièces non sensibles comme l’emballage, les coques, les batteries et les vibreurs. Il faut savoir que les droits de douane appliqués pour une carcasse de téléphone est de l’ordre de 30% et pour un téléphone complètement assemblé c’est 5%. Mais le Gouvernement vient de décider la levée des restrictions à l’importation moyennant le paiement d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS). Ce droit additionnel a été fixé à 60%. Ce qui rendra encore plus cher l’importation des téléphones mobiles. Ce qui va renforcer l’industrie naissante de l’assemblage. « Le plus cher dans un smartphone c’est l’écran et la carte mère. Pour ces deux composants, il est appliqué un droit de douanes de 5%. Pour les autres composants comme la batterie, la carcasse, le vibreur, la caméra, ils coûtent plus cher avec un droit de douane à 30% », nous affirme un représentant d’une marque chinoise en Algérie. Et d’ajouter  : « Donc je pense que les droits de douanes tels qu’ils sont appliqués encouragent l’installation d’usines de fabrication de certains composants, comme les coques, les vibreurs etc qu’on peut faire en Algérie. Ainsi, la barrière douanière qu’exerce le gouvernement actuellement est nécessaire pour le développement de ce marché ». Mais avec le DAPS le marché n’est pas prêt de se stabiliser. Les unités d’assemblage ne produisent que quelques modèles souvent dans l’entrée et le milieu de gamme avec des capacités de production qui sont loin de répondre à la demande du marché. Le consommateur algérien aura donc le choix entre une offre locale réduite et des téléphones mobiles plus cher à l’importation. Le commerce du ‘’cabas » aura encore de beaux jours devant lui. P.22 N’TIC Magazine Janvier/Février 2019
CONTRUBUTION Alger, Smart City  : Plus un moyen qu’une fin en soi « Le projet « Alger, Smart City » a été lancé il y a près de deux ans. Il est opportun de faire une brève rétrospective sur son évolution, en ce début d’année 2019 » Riad Hartani Conseiller en technologies Alger Smart City Le projet Smart City est tout d’abord une thèse mise en œuvre avec des buts tactiques et stratégiques sur différents horizons de temps. Avant d’élaborer et de défendre cette thèse, actuellement en phase d’exécution avancée, il est utile de revenir d’une manière générale sur la notion de « Smart City », concept que presque toute grande ville à travers le monde a pour projet de nos jours. La « City », c’est aussi la « Vie de City », et donc la « Vie » tout court. La Smart City, de façon très générale, a pour but d’améliorer la qualité N’TIC Magazine Janvier/Février 2019 Par Riad Hartani, Conseiller en technologies-Alger Smart City de vie du citoyen, en tirant profit des nouvelles technologies, notamment les technologies de l’information, qui seront l’axe central de l’économie numérique des données des prochaines décennies. Ceci est évident. Ce qui l’est moins, est « comment ? ». La réponse est différente en fonction du contexte, du lieu, du moment et des buts tactiques et stratégiques à atteindre au fur et à mesure. Ce qui est commun à toutes les démarches, pour les différentes villes du monde, est très clair à mon avis, ayant travaillé sur de nombreux projets smart city à travers le monde  : le développement d’un écosystème technologique, basé sur la maîtrise et la valorisation des technologies de l’information est un prérequis indispensable, autour duquel tout le reste se met en place. Le « reste », dans ce contexte, est un éventail de sujets qui va de l’optimisation de la ville au développent d’un écosystème de startups et d’innovation, et à l’implication multidimensionnelle du citoyen. Ce sujet a été largement abordé et débattu par plusieurs centaines d’experts internationaux en juin 2018 à la Conférence Internationale d’Alger. Le projet « Alger, Smart City » est avant tout une réponse pragmatique à une demande immédiate et réelle de l’écosystème algérien  : Fédérer les différentes initiatives en technologie et innovation, ayant pour but de développer de nouvelles synergies et des solutions pour l’évolution de la ville. En réalité, c’est plus un moyen pour y arriver, qu’un but en soi. De manière générale, et de par mon expérience acquise à travers divers écosystèmes technologiques dans le monde, très peu de résultats peuvent se concrétiser en technologie, sans fédérer ce qui est fragmenté et sans développer des modèles qui permettent de connecter les acteurs technologiques, d’abord localement puis à l’échelle mondiale – En effet, les chances de réussite de tout projet sont fonction directe de ce mode de connexions. C’est clair que ceci n’est qu’une condition essentielle mais non suffisante et que de très nombreux autres prérequis sont aussi nécessaires, avec une exécution continue et accentuée sur des dizaines d’années, pour espérer réaliser les objectifs que P.23 MI



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