N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
N’TIC Magazine n°142 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : entre restriction et "frémissement industriel".

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER xLe marché des téléphones mobiles a vécu depuis 2017 au rythme des soubresauts de la politique gouvernementale visant à réduire la facture des importations. Le Gouvernement a décidé le 30 mai 2017, au titre des licences d’importation pour la même année, d’élargir les contingents quantitatifs aux téléphones mobiles. L’objectif était de réduire la valeur des importations de ces produits qui ont atteint le montant de 600 millions de dollars en 2016, selon Abdelmadjid Tebboune alors Premier ministre. Au lendemain de cette décision du Gouvernement d’instaurer des licences d’importation pour les téléphones mobiles, le ministère du Commerce publie un avis, fixant un i délai, allant du 31 mai 2017 jusqu’au 14 juin 2017, pour l’introduction des demandes de licences d’importation. L’avis du ministère du Commerce avait été suivi d’une note adressée par la Banque d’Algérie aux banques de la place via l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), demandant de surseoir à toutes les opérations liées à l’importation des téléphones mobiles, alors que le délai du 14 juin 2017 était encore en vigueur. Cette cacophonie a mis les nombreuses marques présentes en Algérie dans l’expectative. Et la situation est restée au stand-by jusqu’à janvier 2018 où il a été décidé que les importations des téléphones sont « temporairement » suspendues « jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements ». IMPACTS Le marché des téléphones mobiles est estimé, selon des sources concordantes, à 10 millions d’unités annuellement. L’arrêt brusque des importations a porté un coup dur aux opérateurs, tout rang confondu, qui activent sur le marché. Mais aussi aux consommateurs. Car, en premier lieu, une telle décision a eu comme effet immédiat une situation d’indisponibilité et de renchérissement des téléphones mobiles. L’Association de Protection et P.20 N’TIC Magazine Janvier/Février 2019
d’Orientation du Consommateur et de son Environnement (APOCE) estime entre 10 à 20% l’augmentation des prix des téléphones de base. « Depuis l’interdiction des importations, les prix des téléphones mobiles ont sensiblement augmenté. Le téléphone reste toujours cher surtout par rapport au pouvoir d’achat local », nous confie pour sa part Mohamed-Bachir Tabti, le Président de la Commission Nationale de la Téléphonie et de l’Electronique, relevant de l’Association Nationale des Commerçants et Artisans Algériens (ANCAA). Selon lui, les téléphones mobiles sont plus ou moins chers selon leur gamme. « Le milieu de gamme a connu une augmentation de 30% alors que pour le haut de gamme elle est de l’ordre de 20% », a-t-il précisé. Alors que la demande était restée sur une tendance haussière, le blocage brusque des importations N’TIC Magazine Janvier/Février 2019 a induit une stagnation de l’offre. Même si le stock accumulé dans les réseaux officiels des marques de téléphones mobiles a permis un temps de stabiliser le marché. Le manque à gagner pour ces marques qui résultent de cette décision est estimé à plusieurs millions de dollars, selon un opérateur qui a souhaité garder l’anonymat. Mais ils ne peuvent aller à l’encontre d’une décision du gouvernement et de la législation en vigueur. Et comme la nature a horreur du vide, « les importations frauduleuses qu’on appelle pudiquement ‘’cabas » a vite pris le relais ; elles ont commencé une semaine après la décision de suspendre les importations », affirme notre interlocuteur. PROLIFÉRATION DU ‘’CABAS » Durant l’année 2018, les services des Douanes au niveau du seul port d’Alger ont traité 8 affaires qui ont permis de saisir des téléphones mobiles pour une valeur de 42 millions de Dinars. Selon M. Tabti, le ‘’cabas » représente actuellement 30% du marché des téléphones mobiles. « Le consommateur algérien suit les tendances et achète pour les performances des terminaux mobiles. Ce que les marques présentes en Algérie ne peuvent satisfaire entièrement. C’est pour cette raison que cette importation frauduleuse continuera de constituer une part importante de ce marché surtout pour certaines gammes de téléphones », a-t-il analysé. Sidali, un vendeur dans une boutique qui a pignon sur rue au marché de Belfort (à El-Harrach) avoue que les téléphones ‘’cabas » constitue plus de 50% des modèles exposés. « Certains commerçants font Alger-Dubaï 4 à 5 fois par mois pour satisfaire une demande sans cesse grandissante sur P.21 MI



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