N’TIC Magazine n°141 décembre 2018
N’TIC Magazine n°141 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°141 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : VTC, un business model qui réussit en Algérie ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER Fatma Mehenni, RP Manager chez Yassir  : « Le marché des VTC est porteur à long terme » Un peu plus d’une année après son lancement, Yassir, application VTC « se porte bien ». Dans une interview accordée à N’TIC Magazine, Fatma Mehenni, chargée des Relations Publiques chez YA Technologies, entreprise éditrice de Yassir, évoque un marché algérien de plus en plus concurrentiel mais toujours aussi porteur et promet des nouveautés pour les utilisateurs de Yassir en 2019. Fatma Mehenni RP Manager chez Yassir N’TIC Magazine  : Une année après son lancement, comment se porte Yassir ? Quels résultats votre société enregistre dans ce marché de plus en plus concurrentiel ? Fatma Mehenni  : Yassir se porte plutôt bien. Nous sommes environ 80 employés. Nous sommes passés de statut de startup à une entreprise. Le nombre de clients évolue tous les jours. Plus de 800.000 téléchargements. Nous avons environ 6000 chauffeurs actifs et recevons des demandes tous les jours. N’TIC  : Comment le marché algérien évolue-t-il, à votre avis ? F.M  : Aujourd’hui, nous sommes en pleine ère digitale. Les activités liées à l’économie digitale suscitent un grand intérêt en Algérie. Les services comme ceux que proposent Yassir ont un impact direct sur la vie des Algériens et l’économie nationale. La filière des VTC est, de ce point de vue, un marché porteur, y compris à long terme, à la lumière de la croissance continue du nombre des chauffeurs mobilisés, des concurrents et des clients. N’TIC  : Que fait Yassir pour s’imposer dans ce marché et se distinguer de ses nombreux concurrents ? F.M  : L’avantage de Yassir est que nous sommes une équipe à 100% algérienne, du développement à la vision de la société. Notre application a été développée par des Algériens de formation locale, issus de l’université algérienne, contrairement à certaines autres applications, dont les sociétés Par Meziane Rabah ont préféré acheté la solution. Nos investisseurs sont également algériens et nous avons chez YA Technologies une vision ancrée exclusivement sur le marché algérien. Nous avons de ce fait créé une application destinée aux Algériens. Et nous travaillons tous les jours pour pouvoir offrir des qualités de services irréprochables à nos utilisateurs en étant régulièrement à l’écoute des clients et des chauffeurs. L’autre avantage est que nous avons la main sur notre application, ce qui nous permet d’innover comme nous le souhaitons et répondre aux besoins des chauffeurs et des clients. N’TIC  : Un impôt forfaitaire unique (IFU) de 5% sur les prestations réalisées sur des plateformes numériques, avait été envisagé dans la LF 2019. Une telle charge peut-elle avoir des répercussions sur les activités d’un opérateur comme Yassir ? F.M  : Un tel impôt ne va aucunement impacter les prix des courses de Yassir. Le système de tarification de notre application ne pourrait être amené à changer P.24 N’TIC Magazine Décembre/Janvier 2019 ob
qu’en cas de changement de l’un de ses critères, comme par exemple une hausse du carburant, mais pas en raison d’une charge sur l’activité de l’entreprise. Cet impôt est plutôt positif et les chauffeurs sont au courant à ce propos. C’est d’ailleurs eux-mêmes qui vont cotiser ces 5%, puisqu’ils seront prélevés à la source. C’est positif car cette cotisation donne un statut à nos partenaires. D’ailleurs, toutes les plateformes numériques sont concernées par cette mesure. N’TIC  : En parlant de votre système de tarification, quels sont les autres critères sur lesquels se basent Yassir pour fixer le prix d’une course ? F.M  : Yassir se base sur un algorithme, actuellement bien rôdé, qui prend en considération la distance à parcourir, la situation du trafic à la commande du chauffeur, la météo, la durée du trajet, le prix carburant... etc. N’TIC  : Beaucoup de chauffeurs de taxis « traditionnels » se plaignent de ces applications VTC. A votre avis, pourquoi les Algériens doivent-ils se tourner vers ces solutions ? F.M  : Par exemple, chez Yassir, nous proposons de venir récupérer une personne du point A et la transporter à un point B. Ce que les taxis « traditionnels » ne font pas ou font rarement. Ce que notre application permet également, c’est de connaître le tarif, affiché, de la course, avant même d’avoir commandé un chauffeur. Dans une situation assez récurrente, N’TIC Magazine Décembre/Janvier 2019 une personne hésiterait à sortir chercher un taxi et l’attendre, dehors, parfois sous une météo peu clémente pour devoir accepter un prix peut-être injustifié. En utilisant une application comme Yassir, la somme que les utilisateurs pourront économiser en empruntant un taxi avec compteur est réinvestie dans le confort et la qualité des autres services de la course. Sachez d’ailleurs que nous collaborons avec beaucoup de chauffeurs de taxis, qui ont préféré recourir aux services de Yassir car notre application leur garantit plus de clients. N’TIC  : Justement, certains accusaient les chauffeurs d’être « hors-la-loi ». La filière VTC n’est pas réglementée en Algérie. Comment Yassir s’adapte ce vide juridique ? F.M  : En effet, notre filière fait face à un vide juridique. Nous nous positionnons en tant que prestataire de location de voitures avec chauffeur. Nous dépendons aujourd’hui du ministère des Transports. Il faut savoir que nous sommes en étroite collaboration et en constante discussion avec des ministères pour pouvoir réglementer cette d’activité. Une commission interministérielle a même a été mise sur pied à cet effet en août 2018 avec les ministères du Travail, du Commerce, du Transport et celui des Technologies de l’Information et de la Communication. Nous sommes collaborateurs avec cette commission et nous essayons de trouver un cadre réglementaire pour cette activité. Actuellement même, nous travaillons régulièrement avec le ministère du Travail afin de classifier et nommer ce nouveau métier exercé par nos chauffeurs partenaires. Nous aimerions bien que ces derniers aient un statut et puissent commencer à cotiser. On essaye de s’inspirer des modèles venus de l’étranger, où ils sont considérés comme indépendants, ou auto-entrepreneurs. Je pense que nous allons aller dans cette voie-là. Notre statut n’exige pas que nous soyons propriétaires des véhicules. C’est nos partenaires, en l’occurrence les chauffeurs, qui sont propriétaires du parc. Le cahier des charges n’impose pas d’avoir un parc automobile propre. N’TIC  : Prévoyez-vous des nouveautés pour Yassir en 2019 ? F.M  : Nous travaillons sur plusieurs nouveautés. Nous préparons actuellement de nouvelles options que nous mettrons bientôt en place, pour faciliter le travail aux chauffeurs et offrir une meilleure qualité de service aux clients. Il y aura toujours de nouveaux services car nous misons sur l’innovation. D’ailleurs, cela fait quelques semaines, nous avons lancé l’application dédiée aux entreprises. Yassir B2B propose d’externaliser les parcs automobiles des sociétés et de prendre en charge les déplacements de leurs employés. Yassir reste la principale activité de Ya Technologies mais nous sommes en train de travailler sur trois autres services différents. Ils sont actuellement en développement. D’ailleurs, l’un de ces services sera lancé fin janvier 2019. P.25 MI



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