N’TIC Magazine n°140 novembre 2018
N’TIC Magazine n°140 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : le cloud computing, encore du chemin à faire en Algérie...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
BILLET D’HUMEUR concitoyens payent 2000 DZD ou plus par mois de frais de mobile personnel. Pourquoi ne payeraientils pas alors ce même montant pour la connexion fixe familiale ? Je doute ainsi que la baisse des prix fut l’urgence du secteur. Par contre, la fibre optique avec un bon débit et jusqu’au dernier kilomètre dans un pays aussi vaste que le nôtre ou le dégroupage total sont de véritables défis politiques et financiers pour pouvoir avancer vers l’amélioration des services rendus à l’utilisateur final, mais surtout pour aider à la création d’une vraie économie numérique. Même les 140.000 kilomètres de fibre déjà installée sont très insuffisants pour avoir un résultat significatif. Investir dans un câble sous-marin entre l’Afrique et l’Europe avec l’ambition de sécuriser notre connexion au réseau mondial est un objectif louable. Je pense bien-sûr au projet Orval-Alval. Mais espérer en faire une source de revenus en devises en devenant fournisseur de connexion pour l’Afrique subsaharienne est un pari fort hasardeux. Quand on sait qu’avec son projet Starlink, SpaceX s’apprête à envoyer près de 12.000 micro-satellites nongéostationnaires et ceci dès 2019 afin d’offrir de la connectivité aux coins les plus reculés de la planète, on se rend compte que se baser sur sa position géographique pour faire du revenu est un coup de poker qui peut mal finir. Mais voyons le bon côté des choses  : notre débit fixe est tellement bas (c’est un fait désormais) que l’Algérie est entrée dans un cercle très fermé des 33 pays où la 4G mobile est plus rapide que l’ADSL. En effet, avec un débit fixe moyen de 1,9 Mbps (contre plus de 25 Mbps pour les meilleurs mondiaux), l’ADSL fixe nationale ne peut plus rivaliser avec le réseau mobile de 4e génération avec un débit moyen de 3 Mbps. Comme c’est le cas dans plusieurs autres pays africains, le retard du réseau fixe peut être un puissant moteur de développement du réseau mobile. De plus en plus, quand les secteurs nationaux des télécoms sont ouverts à la concurrence, les compagnies télécoms locales ne résistent plus aux grands groupes internationaux (Orange, Vodafone, Iliad, Telefónica, …) Quelques news ont récemment défilé sur ma timeline ce qui m’a fait réfléchir sur la question de la puissance des grands groupes télécom  : j’ai eu en effet vent d’une affaire d’espionnage mondialisée qui ne peut être réalisée que par un opérateur télécom de taille mondiale. En effet, grâce à l’étendue de son réseau et de ses services, China Telecom est arrivé à détourner une grande partie du trafic internet mondial vers ses propres serveurs. Ceci a eu lieu de façon systématique pendant au moins 2 années. Lorsque vous tapez une URL sur votre navigateur, le chemin que prend le contenu entre le serveur source et votre navigateur est imprévisible ; les paquets voyagent de nœud en nœud, dirigés à chaque fois par des tables de routage générées sur chaque serveur du réseau. Pendant plusieurs années, China Telecom a réussi à tromper le système en générant des tables de routage qui font transiter les données par des serveurs situés sur son territoire. Comme China Telecom dispose d’un réseau extrêmement étendu avec des points de présence à l’intérieur de plusieurs pays, l’opérateur a réussi à tromper le réseau et faire transiter une grande partie des données de la planète par la Chine où elles subissaient quelques analyses. Ceci a touché même les données censées rester à l’intérieur d’un même pays. Cette situation a duré pendant au moins deux années (début 2016 à fin 2017) et a concerné une grande partie du trafic mondial. Ceci donne une idée des possibilités de nuisance des grands opérateurs au service d’intérêts politiques ou économiques occultes. P.30 N’TIC Magazine Novembre/Decembre 2018 ob
#hashtag # Snapchat lance une nouvelle application sur ordinateur Le réseau social, plombé par un exode de 2 millions d’utilisateurs au 3e trimestre 2018 malgré un chiffre d’affaires record, tente également de se rattraper. La société a annoncé le lancement d’une nouvelle application sur ordinateur, PC et Mac. Il s’agit du Snap Cam, qui permet aux utilisateurs du réseau social de retrouver les filtres en réalité augmentée sur leurs ordinateurs personnels. Le principe de cette application est simple. Les abonnés, devant la caméra en mode selfie de leurs ordinateurs, pourront cliquer sur les suggestions de filtres et voir leurs visages ornés de fleurs, de masques Halloween ou transformés en personnages amusants. #Twitter  : teste la timeline chronologique Twitter est également confronté à des critiques et tente de conserver ses utilisateurs. Tout comme Facebook et Instagram, le réseau social a opté, cela fait quelques mois, pour une timeline non chronologique, qui affiche les contenus les plus adaptés. Le réseau social envisage toutefois de donner libre voix à ses utilisateurs, après avoir essuyé leurs critiques. Twitter teste un nouveau bouton, qui permet de revenir à une timeline chronologique. Testé actuellement sur des modèles IOS, le bouton basculerait la timeline du mode algorithmique à un mode chronologique, préféré par les utilisateurs habitués. N’TIC Magazine Novembre/Decembre 2018 #Facebook perd des utilisateurs en Europe Obligé depuis plusieurs mois de fonctionner sous le règlement européen de la protection des données personnelles (RGPD), le géant Facebook perd de plus en plus d’utilisateurs européens. Le réseau social, fondé par Mark Zuckerberg, au coeur de multiples scandales liés à la collecte de données, ne séduit plus autant les utilisateurs des pays européens. Facebook en a perdu près de 2 millions en quelques mois, passant de 377 millions début 2018 à 375 millions au troisième trimestre de la même année. Le réseau social, qui a dévoilé au mois de novembre ses résultats trimestriels, a toutefois rappelé que cette baisse des utilisateurs européens n’affecte pas ses revenus publicitaires, plus élevés dans cette région qu’en Asie ou en Afrique. #WhatsApp  : introduira bientôt de la publicité Propriété de Facebook, qui se nourrit principalement de revenus publicitaires, WhatsAppintroduira bientôt la publicité sur son application de messagerie. Les publicités s’afficheront dans la rubrique « Statut » de l’application. Les revenus publicitaires deviendront la principale source de monétisation de la société, qui a toujours mis en avant la gratuité de ses services, avant d’être rachetée par Facebook en 2014. Le réseau envisage par la même occasion de créer des services payants destinés aux entreprises, via une version WhatsAppBusiness. M.R I P.31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :