N’TIC Magazine n°139 octobre 2018
N’TIC Magazine n°139 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : ces nouvelles figures d'influence qui émergent du web.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ENTRETIEN DU MOIS N’TIC  : L’Algérie participet-elle à cet événement continental ? M.L.K  : En effet l’Algérie, en plus des nombreux pays africains, prendra part cette année au 3ième Forum Economique des Startups, Incubateurs et Investisseurs d’Afrique. Nous pouvons déjà citer aussi d’autres pays comme le Rwanda, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria, le Ghana, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo. Et à ce sujet nous voudrions une fois de plus remercier l’Institut National Algérien de la Propriété intellectuelle qui a relayé l’appel à participation à l’écosystème algérien pour renforcer la participation des acteurs algériens à cette importante rencontre internationale sur les startups. N’TIC  : Vous êtes à votre 3ème édition. Comment évaluez-vous les précédentes ? M.L.K  : Les deux premières éditions nous ont permis de mesurer l’importance du potentiel d’investissement que représentent les startups d’Afrique. Pour la première édition, le besoin en financement des startups ayant participé au Forum est évalué à 20 millions d’euros quant à la deuxième édition, il a avoisiné les 30 millions d’euros. Ces chiffres ont été tirés des business plans des startups participantes. Les innovations apportées sont très importantes et démontrent les opportunités d’investissement dans les différents secteurs d’activité, notamment dans les Energies renouvelables, l’Energie, l’Agriculture, les Finances, la Santé, l’Education, les Transports, les services… A titre d’exemple, deux startups labélisées African Startup Forum ont été fiancées respectivement la première et la deuxième années à hauteur de 152 500 euros pour la constitution d’un filiale dans le domaine de l’électricité et 762 245 euros dans le secteur de l’Agritech pour développer les infrastructures techniques et les logiciels d’analyse des données par drone. N’TIC  : Après cette expérience, comment évaluez-vous l’écosystème startups en Afrique ? M.L.K  : L’écosystème des startups n’est qu’au début de sa mise en place avec des pays phares comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Rwanda, le Kenya. Il ne forme pas encore un écosystème économique majeur dans le sens propre du terme avec l’implication de l’ensemble des acteurs, notamment des gouvernements qui se doivent, en collaboration étroite et intelligente avec les prestataires privés, créer et mettre en place les cadres législatifs propices à la promotion de l’écosystème. Aujourd’hui en Afrique le maillon le plus en vue, ce sont les espaces de coworking et les Fab Labs encore à la recherche de modèles économiques adaptés. Les incubateurs à l’exception de quelques entités publiques, manquent énormément sur le marché, de sorte qu’aujourd’hui des programmes internationaux viennent chercher des parts de marché sur les marchés locaux africains. Il y a une nécessité d’organisation du secteur pour garantir la qualité des startups mais aussi pour créer un marché local entrepreneurial africain dynamique pour une meilleure redistribution des richesses de la croissance constatée ces dix dernières années sur le continent. Les grandes entreprises et les instituts de recherche sont encore hésitants quant à la synergie de collaboration qu’elles peuvent et se doivent de déployer avec les startups locales dont le fruit des innovations ou des recherches sont surtout et avant tout faites pour elles. Enfin, les investisseurs spécialisés startups dont l’environnement reste encore vierge qu’il faut absolument créer et développer assez rapidement en formant les particuliers et acteurs concernés aux outils de financement mais aussi en encourageant les business angels à venir se constituer sur les marchés africains. Comme vous pouvez le constater, il reste énormément de chantiers encore inexploités à promouvoir. N’TIC  : Le financement n’est-il pas le premier frein au développement des startups en Afrique ? M.L.K  : Les startups en Afrique ont certes besoin de financement mais ce n’est pas le premier besoin de création et de survie des startups. Elles ont d’abord et avant tout principalement besoin de  : Législations et réglementations claires et favorables à la saine émulation de leurs compétences quelles qu’elles soient et d’un mécanisme structurel d’accompagnement opérationnel pour la promotion, le suivi et l’évaluation des entités qui ont pu franchir le cap de la consolidation en moyenne de 3 à 5 ans. C’est ce que l’African Startup Forum construit. Les startups d’Afrique ont également besoin de de ressources techniques et d’équipements pour valoriser leurs trouvailles et innovations ; d’avoir leurs fondateurs, cofondateurs, dirigeants formés structurellement à la création, l’innovation, la recherche et développement, la gestion et surtout la transformation des services et produits proposés en richesses et, enfin, de ressources financières adaptées à l’évolution rapide des modèles économiques très peu adaptés au marché classique. P.18 N’TIC Magazine Septembre/Octobre 2018 Ob
DOSSIER CES NOUVELLES FIGURES D’INFLUENCE QUI ÉMERGENT DU WEB DZ Le 22 septembre 2018 se révélait au grand jour le pouvoir de mobilisation des réseaux sociaux. Ce jour-là, un parfait inconnu du grand public a réussi rassembler des milliers de jeunes à l’Office Riadh El Feth, à Alger. N’TIC Magazine Septembre/Octobre 2018 Dossier réalisé par  : YAZID FERHAT P.19 MI



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