N’TIC Magazine n°139 octobre 2018
N’TIC Magazine n°139 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Med&Com

  • Format : (210 x 287) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : ces nouvelles figures d'influence qui émergent du web.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ENTREPRISE DU MOIS N’TIC  : Et pour votre déploiement en Algérie ? MC  : L’Algérie est un grand marché qui compte une population importante et des infrastructures de transport très larges. Notre solution a besoin de données issues des opérateurs pour fonctionner et être utile. Nous sommes donc en cours de discussion avec certains opérateurs en Algérie pour les aider à passer le cap de la digitalisation. A proposer des abonnements plutôt que des tickets unitaires, à enregistrer numériquement les transactions de vente de tickets…etc. Cette transition est nécessaire pour pouvoir commencer à parler de Smart City. Il est assez clair que le potentiel de l’Algérie est énorme, et qu’il est relativement peu prospecté par la concurrence. Nous serions donc heureux de pouvoir nous y développer. Et c’est ce que nous essayons de faire en accompagnant dans la durée les opérateurs locaux. N’TIC  : Comment votre startup compte intervenir sur le terrain dans la Wilaya d’Alger dans le cadre d’Alger Smart-City ? MC  : Nous sommes en discussion avec les représentants de la wilaya sur des projets futurs. Rien n’est encore décidé. Cependant, notre expertise étant sur l’Intelligence Artificielle, notre valeur ajoutée réside sur des solutions logicielles en mode SAAS. Notamment pour l’optimisation de la mobilité et du stationnement. Deux problématiques très courantes sur Alger. N’TIC  : Et pour les autres villes du pays ? MC  : Nous avons approché la ville de Tizi Ouzou et l’ETUSTO (Transport par bus de Tizi Ouzou). Nous avons des échanges similaires sur des problématiques de stationnement et de transport. N’TIC  : Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs le champ ou les champs d’intervention de votre startup ? MC  : Notre solution, OctoCity, permet de centraliser les données de mobilité et de stationnement, de les analyser et de produire, grâce à l’Intelligence Artificielle, une aide à la décision permettant de fluidifier l’ensemble des process et faciliter l’usage de ces services par les citoyens. N’TIC  : Quelles sont vos recommandations ou suggestions pour que l’Algérie profite des compétences de la diaspora, pour accélérer son développement technologique ? MC  : L’enjeu de l’Intelligence Artificielle est un enjeu stratégique. Il va bien au-delà de l’industrie et de la technologie en tant que telle. Andrew Ng, une des références mondiales en la matière, décrit l’IA comme la « nouvelle électricité ». Tout comme l’électricité a changé tous les corps de métiers, bouleversé toute l’économie, les modes de vie et bien plus encore, l’IA aura le même impact sur le monde. Les pays qui prennent ce virage en retard prennent le risque d’être purement et simplement dépendants des puissances qui investissent massivement dans l’IA. C’est par exemple le cas des USA, de la Russie, de la Chine et dernièrement la France avec l’annonce du président Macron du plan pour l’Intelligence Artificielle. Je pense que la diaspora algérienne'‘ peut aider à faire avancer les choses en Algérie. Mais je ne crois pas au bénévolat sur des enjeux aussi importants. Je suis plutôt un partisan de partenariats gagnant-gagnant et durables sur des projets concrets, lucratifs et qui permettent de faire monter en compétence des talents locaux. N’TIC  : Enfin, que pensezvous des compétences algériennes en matière d’intelligence artificielle ? MC  : Je pense que malgré les difficultés, le système universitaire algérien produit beaucoup d’ingénieurs très compétents. La problématique principale est que l’environnement professionnel offre peu de débouchés à même d’exploiter tout le potentiel scientifique de ces ingénieurs. L’innovation et la recherche scientifique sont relativement peu présentes au sein des entreprises locales. D’où l’intérêt d’encourager les coopérations à l’international afin de s’inspirer des modèles efficaces en la matière. A mon sens, de par la proximité linguistique et géographique et les nombreux liens déjà existants, la France est un partenaire de choix pour faire avancer les choses en Algérie. P.16 N’TIC Magazine Septembre/Octobre 2018
ENTRETIEN DU MOIS MohamedLamine Kaba Président African Startup Forum N’TIC Magazine Septembre/Octobre 2018 « Les espaces de coworking et les Fab Labs sont encore à la recherche de modèles économiques adaptés » N’TIC  : D’abord, présenteznous le Forum des Startups, Incubateurs et Investisseurs d’Afrique ? MohamedLamine Kaba  : Le Forum aujourd’hui se présente comme le support continental de labélisation des startups d’Afrique. Il se matérialise par une rencontre opérationnelle des acteurs de la chaîne de valeur de l’écosystème des startups d’Afrique. Il procède donc d’un processus cohérent de présélection et de sélection minutieuses des meilleures startups et innovations du continent à travers un appel à projet de startups, d’innovation, de résultats de recherche, d’invention et de créativité à caractère entrepreneurial. Il se déroule chaque année au mois de novembre pendant 5 jours et labélise les 250 meilleures startups d’Afrique sur une offre de plus de 2 MohamedLamine Kaba, Président de l’African Startup Forum revient, dans cet entretien, sur le Forum des Startups, Incubateurs et Investisseurs d’Afrique qui se tiendra du 13 au 17 novembre 2018 en Côte d’Ivoire, tout en dressant un état des lieux de l’écosystème Startups sur le continent. 000 projets annuels. Cette année, il se tiendra du 13 au 17 novembre 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il est porté par l’incubateur privé à vocation continentale dénommé African Startup Forum avec 5 antennes sous régionales. N’TIC  : Quel est le thème que vous avez retenu cette année ? M.L.K  : « Création de richesse durable, quel rôle des startups dans les économies émergentes ? » Ce qui équivaut à se poser la question essentielle de « Comment bâtir une startup créatrice de richesses ? » Les dirigeants de startups participantes bénéficieront d’un programme soutenu de formations certifiantes à la création et la gestion de startups pour en faire des succès, dans l’activité de l’école des startups. En outre, il y aura des concours d’innovation pour les étudiants des universités et grandes écoles sur des thématiques très importantes, notamment pour trouver des Par Yazid Ferhat solutions aux catastrophes naturelles, à l’immigration clandestine, l’agriculture urbaine, la réduction des factures énergiques, le financement des startups d’Afrique. Il y aura également des pitchs de startups pour les investisseurs et le Meet The Mentor pour les partages d’expériences avec des entrepreneurs chevronnés. N’TIC  : Comment a commencé cette initiative ? M.L.K  : L’idée a germé en 2009 au sein d’un groupe d’entrepreneurs d’Afrique de divers horizons pour essayer de trouver des solutions locales alternatives en vue d’améliorer les conditions de vie des populations en Afrique pour promouvoir des jeunes pousses capables de créer et développer localement et durablement l’innovation, la recherche, les inventions avec un objectif primordial  : créer de la richesse et des emplois massifs en Afrique. P.17 MI



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