Multiprise n°9 mar/avr/mai 2008
Multiprise n°9 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : Workshop Cyril Hatt.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 Yo rk» L.:'art contemporain au pays de ronde Sam. Tous les superlatifs n'y suffiront pas, comment vous dire que l'Amérique- celle des buildings de l'oncle Sam et des no man's lands grands comme la France- c'est gigantesque! Quelle est la place de l'art contemporain dans une contrée si vaste, aux cultures si diverses ? Tentative de réponse en trois mots et deux pages : The Good, the Bad, and the Ugly. Tout d'abord, comme dans le hip-hop, il faut distinguer la East Coast de la West Coast ! D'un côté New York, de l'autre Los Angeles; L.:un représente l'art contemporain institutionnel, l"autre l"underground. Tout deux totalisent un nombre de galeries à faire frémir de jalousie les grandes capitales d'Europe. A elle seule, quelques rues de New York, « que dis-je de Manhattan », égalisent le nombre total de galeries dans le reste du pays, sans parler des galeries de peintres du dimanche : innombrables ! Il me faut aussi vous parler des musées et des centres d'art parmi les plus grands du monde, dont les noms seuls sont déjà une promesse d'extase culturelle : Guggenheim, MOMA New York, MOCA Los Angeles, MOCA Cleveland ... Vous en conviendrez, il m'a fallu faire des choix ... J'ai donc opté pour la solution New York et le nord-est du pays, à commencer par Cleveland. Cette énorme ville - sans être une mégalopole - aux pieds mouillés dans le lac Erie marque la frontière avec le Canada. Ici, pas de foule dans des rues de galeristes célèbres mais néanmoins un fabuleux centre d'art contemporain refait à neuf, adjacent du célèbre multiplex Play House : le MOCA. La chance a voulu que j'arrive pour la réouverture du site et pour la première exposition américaine de Sam Taylor Wood, plus connu sous nos latitudes. Sans doute une des meilleures expos de mon séjour... Un travail photographique à la Limite du rêve et de la réalité, les œuvres les plus connues à côté de travaux récents. Des formats argentiques gigantesques à côté 1 Rachel Whiteread, installation vue du MOMA C> photo de Sabrina Re laix de panneaux numériques intimistes où seul un élément de la photo est animé, tout le reste étant figé dans l'instant photographique : comme cette cigarette qui se consume seule alors que les personnages semblent être les objets du décor d'un café parisien - ou plus connues - ces photos de l"artiste qui, acrobate improbable en appuis précaire sur une chaise qui n'a pas d'ombre, flotte dans un espace pourtant réel... Go West! En poussant toujours plus à l'ouest, le long de la frontière, vous vous retrouverez dans La mythique Chicago. La ville recèle plusieurs Lieux d'art mais ne vous laissez pas flouer par les appellations trompeuses ... En effet le musée d'art contemporain de la ville n'a pas grand chose dans sa programmation de contemporain, hormis quelques « gros poissons d'envergure internationale » que vous pouvez déjà voir en France ! Il vous faudra vous diriger vers le Smart Museum of Art/University of Chicago : Un lieu hybride divisé en trois galeries, l'une consacrée à des expos d'art moderne, une autre aux« œuvres sur papier » et enfin une galerie dédiée à l'art contemporain. Celle-ci vous permettra de découvrir L'extrême contemporain Local et international avec un programme riche et pertinent, aux acteurs dont les noms et les travaux sont une découverte. Performances, installations vidéos et in situ mais aussi peintures ... de quoi faire le plein de nouveautés! Car justement, la nouveauté, le risque - en matière d'art - ne sont plus tout à fait l'apanage des States, ce qui m'amène à vous parler de la Grosse Pomme, la Big City: New York!
« Allez hop ! 2000 km et nous voilà en plein cœur de New York : Manhattan ! » Si la ville n'a rien perdu de sa splendeur, de sa chaleur humaine et de son effet euphorisant, les innombrables galeries, elles, se sont refroidies ... IL est bien fini le temps où les commissaires et les galeristes prenaient des risques en exposant de jeunes artistes fiévreux. Après l'enfance des années 60, l'adolescence des 70 et l'euphorie des années 80 et 90 où promesse était synonyme de futur, où maturité cohabitait avec émergence, la sénilité a rattrapé les enfants/artistes qui habitaient les vieux bâtiments industriels de Brooklyn et du Queens. Les voilà remplacés par les studios buildings des artworld's company ! Comme disent les Yankees : « Fuck ! ». Heureusement il reste les musées ... Et là, je dois dire que j'en ai eu pour mon grade. La palme revient au MOMA : Cinq étages de pur bonheur, qui vous feront bouillonner autant le cerveau que Les pieds dans vos baskets. Si vous voulez visitez tranquillement l'ensemble du bâtiment, 1 CS.m Taylor Wood, « 8171m Stokers Chair Il " • 2005 profitant des différentes thématiques et de chacune de ces œuvres, il vous faut compter la journée ! Vous y trouverez tout ce qui a fait le passé et tout ce qui fait le présent de l'art : du design à l'installation conceptuelle, de la gravure à la vidéo ... Le musée en plus de posséder une collection permanente exceptionnelle - des années 20 à nos jours - vous proposera également des expositions temporaires d'une grande qualité. Lors de ma visite, j'ai pu voir une rétrospective Lucian Freud, dont quelques œuvres créées spécialement pour l'occasion et encore jamais montrées. Une expo sur l'art contemporain d'Amérique du Sud qui rassemblait des travaux très divers loin des stéréotypes, une autre sur le design helvétique, etc. En outre Le MOMA possède quelques œuvres in situ créées pour le site, comme l'installation de Rachel Whiteread, perchée sur le toit de l'immeuble et faisant face à la cour intérieure du musée. Cette pièce reprend un des objets emblématiques de New York - qui nous replonge inévitablement dans un Starsky et Hutch de notre enfance- un réservoir d'eau, comme ceux qui ornent les toits de la city ! Et voilà j'ai plus de place, il me faut déjà conclure ! Malgré l'emprise du business des artworld's company, vous pourrez, si vous prenez le temps, trouver bien plus d'art contemporain que dans la plupart de nos contrées. Ceci est dû en partie au fait de L'immensité du territoire et du tout est possible de l' «Américan Dream~> ! Flâner dans les rue des mégalopoles et regarder les murs est parfois aussi bien qu'une visite au Guggenheim... Ajoutez à cela que les américains (pour le nord du pays en tout cas) sont extrêmement sympathiques, alors : profitez de La chute du dollar et allez flamber aux States as an american of course ! Frédéric Sallaz 25



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :