Multiprise n°8 déc 07/janv-fév 2008
Multiprise n°8 déc 07/janv-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de déc 07/janv-fév 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : « Don't Try This at Home ! »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Réseau Gilbert Garcin Garein et Mohammed med Bouroussia De la La comédie humaine La galerie du Château d'eau propose du 5 décembre au 20 janvier 2008 une rétrospective (1993-2007) du travail photographique de Gilbert Garein Garcin et par ailleurs aiLLeurs accueille le jeune photographe Mohammed Bourouissa pour une résidence dans le quartier de la Reynerie à Toulouse. Ainsi, sa première exposition personnelle qui aura lieu du 12 mars au 21 avril prochain s'enrichira des travaux réalisés au Mirail. Mirait. Il faut imaginer Sisyphe heureux : une image qui colle bien à l'univers absurde et quelque peu désabusé de Gilbert Garcin, Garein, qui se met en scène dans des photographies à La la scénographie habilement travaillée. travaiLLée. Sa silhouette en pardessus qu'il a voulu la plus neutre possible, et qui n'est pas s'en rappeler le monsieur Hulot des films de Jacques Tati, hante des univers en noir et blanc où s'illustrent avec dérision des maximes ou questionnements ontologiques : connaître ses limites, vanité, ne pas tourner en rond, l'attraction du vide ou la soif d'absolu deviennent ainsi des sujets de mise en scène. Gilbert Garcin Garein bricole tout d'abord des maquettes miniatures avec la patience d'un artisan, utilisant des bouts de ficelle, du scotch, ou des allumettes..., , leur crée un éclairage, puis les photographie, pour en dernier lieu y intégrer son double, ce personnage symbolisant notre condition humaine que L'on l'on retrouve dans toutes les Les compositions. A voir donc au Château d'eau une centaine de scènes illustrant iLLustrant cette comédie humaine aux décors lunaires, qui ne sont parfois que des gags, le renvoyant là aux premiers temps du cinéma muet. Malice et humour, jeux de langage, surréalisme début de siècle (le dernier bien évidemment) impriment une distance salutaire qui évite à son travail de plonger droit dans une piscine sans eau. Cioran n'est pas loin mais semble avoir pris le parti d'en rire (haha). (hahal. Gilbert Garcin, Garein, Le choix décisif, 2006 30x40 cm, tirage baryté 0 Cl les les filles du du calvaire, Paris Gilbert Garcin, Garein, Lorsque le vent viendra, 2007 30x40, tirage baryté 0 Cl les les filles du du calvaire, Paris Gilbert Garcin, Garein, La persévérance, 2005 30x40, tirage baryté 0 Cl les les filles du du calvaire, Paris
Chez Mohammed Bourouissa le travail de l'image s'approche d'une expérimentation plastique amenant ses compositions vers un univers pictural qu'il affectionne tout particulièrement. Ses fréquentations assidues au musée du Louvre, notamment des classiques comme Géricault, Le Caravage ou Delacroix donnent une matière à son travail photographique influencé (entre autres) par les oeuvres de Jeff Wall ou Garcia di Lorca. A Toulouse ce jeune photographe est resté en résidence près de deux mois dans le quartier de la Reynerie pour réaliser quelques «tableaux» photographiques avec les habitants. Densité de l'acte, de la situation, instants figés procédant d'un réalisme froid, donnent la force à ces images qui surgissent de la banalité d'un quotidien, en l'occurrence celui tant stigmatisé des banlieues. Mais comme il le précise lui-même, le traitement plastique du sujet évite toutes références au photojournalisme et au sensationnalisme. Ses photos relèvent d'une mise en scène cinématographique, avec direction d'acteurs non professionnels et contrôle absolu du champs de l'appareil photographique. «Pour réaliser les prises de vues, j'effectue un repérage des lieux, rencontre les personnes qui seraient susceptibles de vouloir poser sur les photographies. Ensuite je dessine la mise en scène sur papier. Dans ces préparatifs précis, je laisse néanmoins un espace de liberté à la personne mise en place. Cela évite d'enfermer la construction de l'image». Ce long travail de préparation tranche avec la fausse immédiateté des images que l'on semble percevoir. Périphériques expose des situations de tension (entre des bandes rivales, un couple, deux boxeurs...) arrêtées à leur acmé : une manière de théâtraliser un moment où tout peut basculer. On ne peut que souligner la beauté plastique de ces images qui s'envisagent comme la peinture d'allégories contemporaines ou de mythes urbains. D.M. Mohammed Bourouissa, La fenêtre, 2005 120x90 cm, tirage lambda © les filles du calvaire, Paris Mohammed Bourouissa, La république, 2006 120x120 cm, tirage lambda © les filles du calvaire, Paris Mohammed Bourouissa, Périphérique, 2007 Tirage lambda, (e) les filles du calvaire, Paris 5



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