Multiprise n°7 sep/oct/nov 2007
Multiprise n°7 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : La Bergerie, lieu d'art contemporain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
12 -o- Gaëlle Dubois peint votre Gaëlle Dubois peint votre paysage préféré Quand la parole, l'écoute et l'image se rencontrent. Depuis le mois d'avril 2007, l'hôpital Joseph Ducuing à Toulouse accueille une artiste en résidence. Vous rencontrerez Gaëlle Dubois au détour d'un couloir, reconnaissable dans son bleu de travail dont les Les poches sont gonflées par un enregistreur et un carnet, outils indispensables à sa collecte. L'artiste L.:artiste circule dans L"hôpital l'hôpital à la La rencontre des patients, des professionnels, des visiteurs auxquels elle propose de participer à sa création, inscrivant sa démarche artistique dans la relation à l'autre. L"autre. « Quel est votre paysage préféré? ? Pouvez-vous me le décrire? Puis-je le peindre ? » Gaëlle Dubois estime que nous avons tous en nous un paysage qui nous est cher : notre propre paysage. Un paysage qui nous attire, qui nous fait du bien. Vous Livrez livrez la description de votre paysage, l'artiste L'artiste collecte les Les mots par une prise de son puis les traduit à sa manière par des images qu'elle peint. La proposition de Gaëlle Dubois questionne : « ai-je un paysage intérieur ? N'en ai-je qu'un ? Change t'il suivant mon humeur ? Quelle image me vient là, sur l'instant ? Est-elle vague ? Très précise ? Comment L'autre l'autre voit ce que je dis ?» Dans sa démarche, Gaëlle Dubois interroge la La transmission. Comment l'image L"image passe de l'un L'un à l'autre ?? Comment voyage-t-elle d'une personne, d'un espace mental vers une transmission orale enregistrée par L'artiste? l'artiste? Comment ce dernier transforme la réception de l'oralité L'oralité dans la création d'une image picturale exposée au regardeur? ? Le jeu n'est pas de créer le paysage le plus ressemblant dans lequel le « donneur d'image »va se retrouver, mais de proposer au regardeur, comme au « donneur d'image» de se laisser Laisser toucher par la La balade d'une image qui jaillit de l'un L'un pour se promener dans L"autre, l'autre, se transformer au contact de la subjectivité de l'artiste, L'artiste, se poser dans une peinture et se donner à lire à tous. Les paysages prennent progressivement place sur les murs de l'hôpital L'hôpital tout au long de la résidence de l'artiste. Dans une logique de passage de l'image, de déplacement des choses et pour déjouer la possibilité d'appropriation de la peinture par le le ««donneur d'image» » ou par le regardeur, la place d'un paysage dans l'hôpital n'est pas figée. Il n'est pas attribué à un service, à un patient. Régulièrement, l'artiste déplace ses peintures, entretient le Le côté fugitif de L'image, l'image, en ne lui permettant pas de s'installer. Si la peinture, par la matérialisation qu'elle impose, a tendance à figer l'image, le déplacement constant de cette dernière Lui lui permet d'être restituée comme une image de passage, une évocation aux yeux du public, qu'il soit « donneur d'image » ou simple promeneur, évocation qu'il aura l'occasion L"occasion de retrouver ou pas, suivant son itinéraire dans l'hôpital. Les paysages de Gaëlle Dubois sont peints à l'acrylique L'acrylique et à la La gouache sur du papier Canson format grand aigle. Le choix de ce support léger, Léger, ordinaire, facile à transporter contribue à inscrire les paysages comme traces éphémères et non comme des tableaux conçus pour un espace muséal et voués à l'éternité. Etapes du processus créatif, ils n'ont pas la prétention d'exister de façon autonome. I 1 C'est magnifique, le bruit là, gouache et acrylique, 2007
I 1 Sous le vent, gouache et acrylique, 2007 D'amples mouvements de pinceaux permettent au spectateur de prendre conscience du du travail de l'artiste sur le paysage, confortant le caractère subjectif de celui-ci. Pour chaque paysage, L'artiste l'artiste choisit un titre, extrait des paroles données lors de l'enregistrement. L'enregistrement. Ce choix de titre est effectué selon la résonance intime que prennent certains mots pour Gaëlle Dubois. Une bande sonore, restituant les paroles collectées accompagne les tableaux. Parallèlement à ce dispositif, L'artiste l'artiste retranscrit la parole des « donneurs d'images» en retrans- écriture, écriture dans laquelle Laquelle elle s'attache à respecter le rythme de l'oralité. La succession des titres attribués aux paysages, combinés dans un ordre précis, révèle un poème. Les mots de« « l'autre» » deviennent un matériau précieux pour L'artiste l'artiste dont elle se sert pour exprimer sa sensibilité artistique. Ces écritures sont restituées dans un Livret livret accompagné des dessins préparatoires aux paysages. Mais comme dans le jeu d'une rencontre, où ce que l'un fait ou dit, impulse une nouvelle réponse de la part de l'autre, Gaëlle Dubois rebondit de proposition en proposition, nourrissant chaque création de la précédente, s'appropriant de plus en plus la matière issue de La la rencontre. Le troisième dispositif devient autonome, comme dans toute vraie rencontre où chaque individu repart avec une part de lui transformée, vivant en dehors de la relation. C'est cette part là que nous livre le diaporama de Gaëlle construit à partir des peintures et des mots de paysages. Proposant une expérience esthétique où prime la rencontre avec l'autre, Gaëlle Dubois nous parle de la circulation des émotions entre les Les personnes tout en nous interrogeant sur la La construction de nos images intérieures. Il est intéressant à une époque où nous sommes envahis à tel point par les images extérieures que nous n'arrivons plus à les symboliser, de prêter attention à nos propres images intérieures et de nous interroger sur ce à quoi elles se réfèrent (clichés, expérience, imaginaire, lectures, émotion...). .!. La restitution du travail de Gaëlle Dubois aura lieu en deux temps consécutifs qui permettront d'appréhender les différents dispositifs mis en place par l'artiste selon les lieux. Le 25 septembre à 17h à l'hôpital L'hôpital Joseph Ducuing et le même jour à 19h30 au bbb en présence de l'artiste. L'accueil d'artistes en résidence à l'hôpital L'hôpital Joseph Ducuing s'effectue depuis2002(quatre résidences ont été accueillies). Ces actions menées en partenariat avec le bbb, centre régional d'art contemporain, répondent à une volonté de promouvoir la culture à l'hôpital et à favoriser l'essor de jeunes artistes. Ils s'inscrivent dans un programme conjoint de l'A.R.H L'A.R.H et de la D.R.A.0 D.R.A.C intitulé «Culture à l'hôpital». L'hôpital». Nadèje Koutsikidès Hôpital HôpitaLJoseph Ducuing,15 rue Varsovie, 31300 Toulouse bbb centre régional d'initiatives pour rart l'art contemporain 96 rue Michel Ange, 31000 Toulouse 13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :