Multiprise n°17 jun/jui/aoû 2010
Multiprise n°17 jun/jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jun/jui/aoû 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Sébastien Lespinasse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 2007 : Vue de la la salle Picasso pour L'exposition l'exposition Wheeeeel, une jeune scène française dans la cadre du Printemps de Sep- Septembre. Myriam Mechita, Quelque part sans langage ni rue, 2007. Peinture acrylique, Dimensions variables. C © William Gourdin 2005: : Exposition Merci Monsieur Cordier Jean DUBUFFET, Femme galante aux épaules (1944) 119441 Donation Daniel Cordier (1989), Centre Georges Pompidou, dépôt aux Abattoirs, Toulouse 2008: : Exposition Néo Futur vers de Nouveaux Imaginaires. Vue de L'installation de Nicolas Primat, Parabole, 2008 © CAndré Morin 2009: Vue de !'exposition l'exposition DreamTime, Le Temps du Rêve. Sculpture de Miguel Miquel Barceto Barcelo & Vidéo de Jean Daviot C>André morin marin ...mais aucune nostalgie seulement une ambition de continuer de l'avant L'avant avec pour ces am- dix ans un programme sur l'ensemble L'ensemble de La la région Midi-Pyrénées, Fantasmagoria, le monde mythique. Et une date le Le 24 juin où les Les Abattoirs vous donnent rendez-vous pour une journée et une soirée exceptionnelle en partenariat avec FMR. (Si [Si vous n'êtes pas Là là ils ont même pensé à La la radio: : 89.1 ) 1 Interviews, performances, Lectures, lectures, concerts pen- et surprises au programme ...... Bon Anniversaire !
Fast(e) & Clear Année Franco-Russe à l'Espace Croix-Baragnon, (10 mars au 07 mai 2010) Exposition et résidence d'artistes franco-russes durant la période de janvier à avril 2010. En partenariat avec le National Center For Contemporary Art (NCCA) - Moscou, Traverse Vidéo et le Forum de l'Image - Toulouse. La brièveté réclamant toujours plus d'efforts que la prolixité, je n'ai su me résoudre à choisir entre le court-circuit d'un milieu, le différentiel de mesure de ce qui est écrit et de ce qui est et le fait que les oeuvres soient en multiples prises. À la lecture des dossiers de presse, je me suis vu affligé par ce standard qui démunit l'événement de toute texture et du vaste épilogue sur la notoriété de l'artiste. On s'attarde sur ce qui a été (reconnu) et qui fonde le background, plutôt que ce qui « est », réduit à une simple apostille. Un certain parasitisme de gloire s'instaure avec ces artistes que le système réifie. Sous cet oecuménisme totalitaire encensé par les valeurs du star-system et du box office qui instaure une vulgate informationnelle, nous avons omis de parler de l'essentiel : le dialogue interculturel. Nous convenons avec de fastes complaisances qu'un échange induisant des rapports humains n'a pour seul besoin l'information et un produit artistique « made in franco-russe ». Où se trouve l'humanitude de l'oeuvre ? « Ce qui au vrai est rare, digne de mémoire, c'est de voir des oeuvres suprêmes d'artistes et de tableaux imparfaits être l'objet d'une plus grande admiration que des oeuvres parfaites, puisqu'en eux sont données à voir les reliques des esquisses et les pensées même de l'artiste, et que la douleur de voir que la main, avec laquelle a agi, s'y soit exténuée)» L'ironie, c'est que ce triste constat appelle aux problématiques de l'exposition. L'acte d'écrire comme l'acte de photographier amène à des problématiques analogues : le cadre, le sujet, sa représentation, la trace qu'on laisse. Quand il s'agit de rendre compte d'un événement, nous échappons à l'essentiel car nous agissons sous le leurre de la dite objectivité. Simone de Beauvoi rdisait que « La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire. » N'en n'est-il pas de même pour la photo ? C'est ce qu'incite à voir l'oeuvre de Mathieu Boucherit. Ce français a tenu durant sa résidence, un journal recensant au quotidien les abjections scandées par les médias. Transposé sur les murs en rouge, évocateur du sang, dans l'ambiance inactinique des labos photo, ces textes, décrivant les tremblements de terre, catastrophes aériennes et massacres militaires, nous restent imperceptibles. Censé être un espace de révélation le labo photo devient dans ce dispositif espace de dissimulation. Seules des dates inscrites à la mine de plomb sur un mur sont accessibles. Intégrés à l'installation, deux écrans acculés au mur laissent déceler un mix de « Bonjour/Au revoir » des JT. Réalisée avec des étudiants, la pièce ramène le discours sur ce plan politico-médiatique du trafic/trafique de l'information, de ses espaces omnibus sans contenu. Dans ce rougeâtre ambiant, une salle en friche avec un entrepôt de tableaux enchevêtrés, peints à la fluorescéine, en attente d'un devenir. Un charnier de corps pêle-mêle semble-t-il, puisque l'image nous est révélée une fraction de seconde par le flash d'un appareil photo qui focalise son objectif sur un encadrement noir, peint sur un mur blanc. Les photos prises ne révèlent rien d'autre que ce cadre qui rappelle le suprématisme russe pour qui la représentation véhicule de funestes valeurs idéologiques dues à la glorification d'un monde jugé hypocrite, rapace. Il est question du hors cadre ici et de la non-représentation de l'horreur car « il nous suffit d'ignorer la réalité » (2010).Loeuvre reste française par sa conception qui reste séditieuse, incisive sur le champ perceptuel car nous gardons une certaine réactivité face à la manigance même si on en éprouve une fascination. Rappelons l'interview factice de PPDA en 1991 avec Fidel Castro, les faux reportages sur la guerre du Golf. En résonance à ce travail, les oeuvres de Logutov montrent les failles de la représentation. L'ambiance est différente, plus 11



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