Multiprise n°16 mar/avr/mai 2010
Multiprise n°16 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 39,0 Mo

  • Dans ce numéro : Da girly issue !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6• -0- Fantasmagories Fantasmagories L'illusion et son double L'illusion et son double Le château de Capdeville à Fronton accueillera, de façon Le château de Capdeville à Fronton accueillera, de façon transitoire, une exposition organisée par l'association « Point de fuite ». Une dizaine d'artistes sera invitée soit à créer une production propre au lieu, soit à être représentée par des oeuvres issues de collections publiques et privées. transitoire, une exposition organisée par l'association « Point de fuite ». Une dizaine d'artistes sera invitée soit à créer une production propre au lieu, soit à être représentée par des œuvres issues de collections publiques et privées. Fantasmagories. Ce substantif se déploie dans toute son acception pour cet événement. Fantasmagories. Ce substantif se déploie dans toute son acception pour cet événement. En effet, l'exposition se déroulera pendant trois courtes semaines, du 10 avril au 2 mai 2010, espace temps réduit entre la fin de travaux de réhabilitation du château et la mise en place des mobiliers qui occuperont l'espace dédié à la Maison de Vins et du Tourisme. Justesse de l'intitulé, lorsqu'on sait que l'exposition n'a d'autre but que d'amener le visiteur au questionnement des rapports entre réel, imaginaire et illusoire. « Nous souhaitons faire rêver le public les yeux ouverts ! », déclare Valentine Boé, commissaire de l'exposition. Une fois l'événement terminé, il ne restera qu'une mémoire. « Point de fuite » propose une singulière expérience de déambulation sur plusieurs centaines de mètres carrés répartis sur les quatre niveaux du château. Mise à distance du réel, exploration des frontières, mise en lumière des limites contribueront à solliciter le regard et la conscience du spectateur ainsi que son analyse critique des réalités allégorisées. Par une dialectique permanente entre essence et apparence, entre récit et fable, les oeuvres produites se complairont à questionner un inconscient conditionné par l'imaginaire, le rêve, les angoisses mais également les souvenirs et les sensations enfouis. « Le réel est un piège qui s'annonce et qui ne prend personne au dépourvu... », remarquait le philosophe Clément Rosset lors d'une interview dans Le Point en janvier 2006. J'ajouterais alors que l'illusion, elle, parvient à déstabiliser même lorsqu'elle se manifeste en toute simplicité. Sur la base de différents médiums tels que sculptures, photographies, vidéo, dessins, peinture ou installations, les artistes s'exprimeront dans En effet, l'exposition se déroulera pendant trois courtes semaines, du 10 avril au 2 mai 2010, espace temps réduit entre la fin de travaux de réhabilitation du château et la mise en place des mobiliers qui occuperont l'espace dédié à la Maison de Vins et du Tourisme. Justesse de l'intitulé, lorsqu'on sait que l'exposition n'a d'autre but que d'amener le visiteur au questionnement des rapports entre réel, imaginaire et illusoire. « Nous souhaitons faire rêver le public les yeux ouverts ! », déclare Valentine Boé, commissaire de l'exposition. Une fois l'événement terminé, il ne restera qu'une mémoire. « Point de fuite » propose une singulière expérience de déambulation sur plusieurs centaines de mètres carrés répartis sur les quatre niveaux du château. Mise à distance du réel, exploration des frontières, mise en lumière des limites contribueront à solliciter le regard et la conscience du spectateur ainsi que son analyse critique des réalités allégorisées. Par une dialectique permanente entre essence et apparence, entre récit et fable, les œuvres produites se complairont à questionner un inconscient conditionné par l'imaginaire, le rêve, les angoisses mais également les souvenirs et les sensations enfouis. « Le réel est un piège qui s'annonce et qui ne prend personne au dépourvu... », remarquait le philosophe Clément Rosset lors d'une interview dans Le Point en janvier 2006. J'ajouterais alors que l'illusion, elle, parvient à déstabiliser même lorsqu'elle se manifeste en toute simplicité. Sur la base de différents médiums tels que sculptures, photographies, vidéo, dessins, peinture ou installations, les artistes s'exprimeront dans un libre et intime dialogue avec l'espace un libre et intime dialogue avec l'espace qui leur est offert. Sarah Barthe, par détournement de codes, tentera d'explorer les aspects répressifs de certaines structures sociales qui modèlent notre développement psychologique. Elle interrogera notamment l'enfance pour rendre compte de la complexité de ses états psychiques. La performance de Marie-Johanna Cornut offrira une brèche dans notre réalité ordinaire où espace réel et perception de la représentation se parasitent. En transférant des pratiques connues dans un contexte inhabituel, le but visé sera de provoquer un trouble qui conduira le spectateur à questionner la réalité. Nicolas Moulin proposera des travaux qui placeront l'oeil dans une position d'énigme. Benoît- Marie Moriceau jouera des décalages et des glissements de sens par le biais de propositions architecturales perturbées. Estelle Vernay affichera des images grinçantes, confondant ainsi le regardeur à son désir de réconfort qu'il recherche dans l'image parfaite. Les oeuvres prêtées pour l'occasion mettront en valeur le travail de David de Beyter, de Xavier Cantira, enfant du pays Tolosan, de Jagna Ciuchta, de Maïder Fortuné, de Bertrand Lamarche, d'Erika Vancouver et de Sébastien Vonier. Par cette contribution, ces artistes participeront au caractère fantasmagorique de l'événement. qui leur est offert. Sarah Barthe, par détournement de codes, tentera d'explorer les aspects répressifs de certaines structures sociales qui modèlent notre développement psychologique. Elle interrogera notamment l'enfance pour rendre compte de la complexité de ses états psychiques. La performance de Marie-Johanna Cornut offrira une brèche dans notre réalité ordinaire où espace réel et perception de la représentation se parasitent. En transférant des pratiques connues dans un contexte inhabituel, le but visé sera de provoquer un trouble qui conduira le spectateur à questionner la réalité. Nicolas Moulin proposera des travaux qui placeront l'œil dans une position d'énigme. Benoît­ Marie Moriceau jouera des décalages et des glissements de sens par le biais de propositions architecturales perturbées. Estelle Vernay affichera des images grinçantes, confondant ainsi le regardeur à son désir de réconfort qu'il recherche dans l'image parfaite. Les œuvres prêtées pour l'occasion mettront en valeur le travail de David de Beyter, de Xavier Cantira, enfant du pays Tolosan, de Jagna Ciuchta, de Maïder Fortuné, de Bertrand Lamarche, d'Erika Vancouver et de Sébastien Vonier : Par cette contribution, ces artistes participeront au caractère fantasmagorique de l'événement. Benoît-Marie Moriceau, sans titre, 2008, tirage pigmentaire, encadrement, cloison, automatisme, 53,5 x 64,5 cm Benoît-Marie Moriceau, sans titre, 2008, tirage pigmentaire, encadrement, cloison, automatisme, 53,5 x 64,5 cm 0 Benoît-Marie Moriceau/Adagp. Photo Hervé Beurel Benoît-Marie Moriceau 1 Adagp. Photo : Hervé Beurel
Afin de permettre un accès culturel privilégié, des actions de médiation seront organisées en direction des publics scolaires mais également des publics déficients visuels ou mentaux, trop souvent négligés. Les samedis seront consacrés au grand public. Le Forum de l'Image s'invitera le 10 avril pour son lancement lors du vernissage. Une performance et Les Siestes Électroniques, concert de clôture, permettront de susciter la curiosité des spectateurs. Les aprèsmidi dominicaux seront animés par des associations culturelles du Pays Tolosan qui offriront un espace à la détente familiale. « Point de fuite », jeune association créée en juillet 2009, rassemble un groupe de jeunes diplômés issus de diverses filières culturelles David de Beyter, Édifices, 2009, tirages numériques contrecollés sur dibon 2mm, 80 x 100 cm une production du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains 2009 universitaires et en management. Ses membres nourrissent la motivante ambition d'offrir une dynamique culturelle différente de celles déjà servies à la ville de Toulouse et à la région Midi-Pyrénées. « Point de fuite » associe également à son projet la préoccupation de la mise en valeur du patrimoine architectural. D'ores et déjà, l'association a programmé deux autres expositions. Construction mentale, projet faisant suite à un workshop organisé en septembre dernier, sera proposé du 30 mars au 25 avril 2010 au Centre Méridional d'Architecture et de la ville à Toulouse. Paysage 2, du 8 juin au 11 septembre 2010, bénéficiera de la participation de « Point de fuite » à la programmation de la galerie Croix-Baragnon. Didier Skorupa 7



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