Multiprise n°16 mar/avr/mai 2010
Multiprise n°16 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 39,0 Mo

  • Dans ce numéro : Da girly issue !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 Diary of a Dandy Il II Where do they make cocktailumbrellas ? ? Après la chaleur de la La nuit, un glaçon dans un floc. On se soûle pour avoir sommeil suite au speech d'un autre élu, délégué, représentant, descendant qui nous cause de culture. Oh, l'importance de la culture se lamente Oedipe et ses enfants. -L'argent n'a pas de prix ! ! -Mais si, l'éducation des petits ! Que comprennent-t-ils au cul, au clitoris, à représen- l'argent, L'argent, à l'image, L'image, à la La peinture, au pouvoir ou à soi ? ? Cette fois-ci un verre bien rempli d'une eau dévicieuse dévideuse et pure. On appelle cela du whiskey. C'est pour l'éducation des petits et l'hon­ l'honneur de nos aînés que nous dépensons tant de sous. Tous ces artistes, curateuses, mé­ médiateurs, agents d'accueil, régisseuses et directeurs de centres de scrabbles (A.F.A.A., B.B.B.,C.R.A.C., D.R.A.C., E.N.B.A. etC.C.R.A.P.) des frimeurs et des frimeuses, quoi ! avec leur chauffage, électricité, machines à café, logiciels incompréhensibles, places de par­ parking, magazines spécialisés, chaises designs, ordinateurs personnels, fringues et leurs lu­ lunettes hypes... ceux que cette race de râleurs, les français, peuvent appeler frimandises. Y a-t-il une raison pour laquelle l'état dé- dépense autant pour La la culture, pour ce maga- maga­ whiszine que personnellement, je ne lis qu'aux vessés ? Sans doute, il y a une pression po- populaire, non pas la Kro. Kra. Honnêteusement, c'est quand la dernière fois que l'Etat a écouté l'opinion publique, eh Nico ? ? Il préfère leur demander ce qu'ils veulent pour Noël Nok et entendre Les les caisses : un écran plasma 42 pouces tout neuf ! Derrière des paroles bien dites et des re- reproches de râleurs, il y a une économie non pas secrète mais discrète : la culture comme mode de production. La France n'est plus une nation à elle toute seule. En Europe, elle est une nation parmi d'autres et sur la scène internationale où tout le monde qui est tout le monde est, elle a du mal à se faire remar- remarquer. Donc comment comptabiliser le coût in- de la La culture sur la scène internationale ? Il y a ceux qui proclament des standards internationaux, comme le système mé- métrique ; allez crier cela à vos écrans plasma 42 pouces, en anglais ! Si les British n'ont pas réussi avec Tesco, ce n'est pas possible qu'on y arrive avec Carrefour. La culture est une frontière plus éloignée que la Chine, plus incompréhensible qu'un mode d'emploi allemand et plus chère que des $. Bon gré, mal gré, avec Ryanair, le Robert et des bureaux de changes, la culture nous sépare. D'un côté cela produit des plastic paddies pour porter le Le vert, le St. Pat et à l'autre L'autre extrême le syn- syndrome de Paris, une lune de miel japonaise qui s'achève là où commence la politesse alle- francaise.française. La culture française francaise est un cas à part, part.'car les français se croient à part. Trop souvent ils citent Proust sans jamais le lire ; Mme Swannn'était pas la première ni la dernière à parler anglais en français ; n'est-ce pas Mme Gainsbourg ? L'exception française n'est peut-être pas dans la culture, dite fran­ française, mais dans la capacité de reconnaître der- la La culture comme quelque chose à travers laquelle Laquelle nous pouvons aborder l'autre. Puis, je m'entends la chose dire que tout le monde comprend - $. Oui, mais la La différence entre aborder quelqu'un par le portefeuille ou par la culture se trouve dans la qualité de la relation et la capacité qu'elle a à évoluer. Pas de fric, pas de femme, pourtant je connais des artistes fauchés avec des femmes. Cette question de qualité est au coeur cœur de la culture et personnellement je préfère un verre de Laphroaig qu'une vodka populaire et déca- décapante ou un Jackie D bon marché, mauvais spirit. Chad Keveny To be continued...
I Chad Keveny, Star Academy, 2009, impression sur papier 25



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