Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : bande dessinée, un art contemporain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 ... Ériç Éric Baudart, Autoportrait à l'oeil au scanner, 2009 re) C Ëric Éric Baudart
Cette tonalité subjective s'affichera davantage encore dans la « facilité » et dans le festival, la « parade ». On va frôler le festif, on va remiser l'atteinte aux difficultés du quotidien et du réel comme cela avait été le cas voici un an. Depuis, la crise a frappé, et une certaine libéralité du loisir est de mise, peut-on comprendre de la bouche de Christian Bernard lorsqu'il affirme « ne pas être protestant », donc enclin à « la fluidité de l'apaisement et à la dédramatisation des circonstances ». Il y a plus de vingt ans, alors directeur de la Villa Arson de Nice, c'est bien lui qui avait anticipé cette probabilité, en enregistrant les changements et les engagements que connaît l'art, avec l'exposition Le désenchantement du monde. Il n'était pas question d'y voir «tristesse, spleen ou pessimisme », mais bien « la sortie salubre du magique, du religieux, du règne aliénant des croyances ». Et plus loin d'expliciter encore davantage cette opportunité offerte à la création, devenue « quelque chose d'un peu émancipé de nos principaux poncifs, (qui se) serait assez déplacé pour évoquer comme une sortie en douceur du nihilisme... un athéisme généralisé et tranquille, autrement dit sans privation aucune ». Ce pourquoi les artistes exposés affichaient leur parti pris « comico-parodiques », leur « ironie mimétique », leur « nonchalance et leur désinvolture ». En retrait du monde en quelque sorte, mais ne cessant pas d'en répertorier la présence technologique et normative, ses répétitions iconographiques envahissantes, son champ investi par des signes égaux... Alors oui, peut-être vaut-il mieux ne pas « s'en mêler » et laisser l'art courir où bon lui semble et comme il l'entend... Peut-être que cela rassure la municipalité, dont les réticences à l'égard d'une soi-disant opacité populaire de l'art sont tangibles, et pour laquelle les recours à une pratique publique et rhizomatique de l'expression artistique sont notoires. En tous cas, le titre nous (en) prévient, là où est l'art, ça n'existe pas vraiment, c'est un peu beaucoup ailleurs, et mieux vaut le rendre éphémère. Ça ne fait que passer, comme le Printemps de Septembre, dont beaucoup annoncent ou prédisent que cette édition serait la dernière, en tout cas en terres toulousaines. C'est fort probable, mais ce serait dommage. Quelles que soient les orientations/corrections qu'il conviendrait de suivre, l'envergure de cette manifestation est en soi assez exceptionnelle pour que le souhait de la voir perdurer dans la capitale du cassoulet suffise à l'y maintenir, et même à la renforcer. Cour de l'Hôtel Saint-Jean [DRAC) Amy O'neill, The Old Woman's Shoe, 2009 © Amy 0' Neill Adel Abdessemed, Habibi, 2009. Photo : I. Kaikkinen (e) Mamco, Genève Ramon Tio Bellido 7



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