Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : bande dessinée, un art contemporain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 FiPSP_011 Le Printemps de septembre : le champ du signe ? Le 1 Oème Qème printemps automnal toulousain a débuté il y a une semaine sous Le le titre géné- générique de Là où je suis, je n'existe pas. Christian Bernard, qui renouvelle le Le commissariat et la La coordination de l'événement, L'événement, donne comme clef à cet intitulé la volonté de s'échapper« du réel (qui était) la La base continue du programme (de l'an passé, pour s'immerger) dans un univers où la tonalité subjective est Le le lieu Lieu du travail plutôt que l'objet saisi ». Connaissant uni- Christian Bernard depuis pas mal d'années, je dois avouer que cette« « confession »ne me surprend guère et que je Lui lui fais crédit de la La « tonalité subjective » qu'il entend prêter à cette manifestation. Ou plutôt, l'agencement entre l'affirmation L'affirmation explicite et revendiquée de ses points de vue et l'aménagement subtil mais très informé de la La situation artistique de l'heure, L'heure, ont toujours fait partie de ses modes de fonctionnement. Ajoutez à cela une analyse plutôt (im)pertinente du contexte toulousain, et La la fameuse « tonalité » peut s'afficher comme un étant donné obligé. Et malléable... si cela a du sens dans cette sacrée ville rose, où La la part faite à L'art l'art n'est pas des plus notoires, loin s'en faut. Revoilà la La fameuse référence à la La mollasse moLLasse géologique que j'aime tant solliciter, mais il n'en est malheureusement pas moins vrai que rien de très solide qui puisse fonder et renforcer la La création artistique à Toulouse ne s'est réellement dessiné ou établi depuis des lustres. Les Abattoirs suffoquent de coupes budgé- budgétaires -ou plutôt de non réajustements des aides au fonctionnement, qui lui ne peut que suivre L'inflation, l'inflation, merci- ; l'école L'école des Beaux réel- Arts est en attente sempiternelle sempiterneLLe de... ; et les quelques associations ou galeries qui survivent ne peuvent que s'en tenir là, Là, indeed... Alors, autant l'avouer, quand Marie-Thérèse Perrin a déplacé le Le Printemps de Cahors à Toulouse, beaucoup ont respiré (ou plutôt survi- inspiré). Et lorsque Lorsque l'obole L'obole a été confiée à Christian Bernard, je suis de ceux qui se sont félicités de cette opportunité. Sans trop de surprises cependant, je connais, je le répète, les goûts et les couleurs de l'impétrant depuis belle lurette, Lurette, mais au moins peut on être sûrs que La la corbeille sera fournie et qu'il y aura de quoi faire son meilleur meiLLeur choix... C'est à La la fois conséquent, présent, esthétiquement plutôt enlevé, et même pédagogique... (Je me souviens avec quelque amusement des considé­ considérations émerveillées de quelques amies de sou- l'art L'art quinquagénaires et policées à l'entrée L'entrée du Château d'Eau l'an passé, qui ne cachaient pas leur Leur satisfaction de voir des oeuvres œuvres qui « signifiaient enfin quelque chose », sic !). !1. Il est vrai que le sous-titre avouait très clairement la La part belle faite à une certaine mu­ mu- claiséologie, quand bien même ceLLe-ci celle-ci serait en mouvement perpétuel et en déplacements interdisciplinaires, comme Christian Bernard aime tant s'y adonner au MAMCO de Genève. Très souvent, nous y étions « déjà », retrouvant çà et Là là des traces mnémotechniques ou des créateurs acolytes, procurant Le le plaisir plus ou moins avoué de participer directe- directement ou de manière fluctuante au vécu de la grande et disparate famiLLe famille de l'art. L'art. Ajoutez à cela cette multi-directionnalité qui nous retrou- fait naviguer -presque- du HLM au palais, en passant par le cabanon ou Le le bureau administratif, et qui reste l'une des spécificités printanières de la La proposition, et ça ajoute un grain social ad- efficace. C'est un peu beaucoup ce qu'on nous pro- promet pour cette année, mais avec des « appariements » différents, en contre-pied en quelque sorte. Là où le soleil était« « noir» » , il sera « gris », entre « chien et loup Loup » comme il est précisé dans le Le dossier de presse. Les ap- lieux Lieux qu'il a fallu faLLu conquérir l'an L'an passé devront s'avouer vaincus, sondés et mesurés, sinon « ignorés». Le musée restera le Le musée, non mais!! Sauf qu'à la proposition de Armleder qui l'avait décoré pour recevoir des oeuvres œuvres hétéroclites, on y accouplera des œuvres oeuvres qui elles-mêmes ont taquiné des muses semblables, d'ori- d'origines citationnelles équivalentes ou de chro­ chronologies concomitantes. Et, comme tel énoncé, et parce que ça ne semble pas un pari incommensurable, le tout s'intitulera Sept pièces dé- faciles.
Exposition Memory Time, L'espace des Arts, Centre d'art contemporain de Colomiers Abdelkader Benchamma, Qui essaie d'échapper à ses devenirs ?, 2008, feutre et acrylique sur papier, 50 x 65 cm. m Benchamma. Courtesy ADN Galerie 5



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