Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : bande dessinée, un art contemporain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 Fh=9211U. AFIA('-Cafés AFIAC-Cafés Action= = Vie De Fiac nous avons tous en mémoire les déambula- déambulations estivales des week-ends marquant le début de l'Eté. Mais ce petit bourg du Tarn ne se résume pas à cette parenthèse artistique menée depuis 10 ans. Non ne se reposant jamais sur ces lauriers FIAC a décidé d'approfondir son exploration du champ de l'art aux travers de soirées liées à l'art performatif. Ainsi de- depuis 2001 Patrick dé- fers Tarrès et son équipe organisent désormais tous les 1"" vendredi du mois, d'octobre à mai, des rencontres intitulées des AFIAC-Cafés. Le prochain aura lieu exceptionnellement le 16 octobre à 21h h avec Helge Meyer puis s'en suivra Nicolas Puyjalon le 6 novembre et pour cette fin d'année la japonaise vivant en France Tsuneko Taniuchi. Un programme riche qui ex- explore l'action dans son sens le plus engagé qu'il no- soit. La performance est ce que nous pourrions appeler un trans-genre dans le sens où elle permet à l'artiste de flirter avec le théâtre, la danse, la vidéo. Elle est surtout une prise directe sur le réel dans un monde faisant de plus en plus référence à la fiction et au virtuel. Cette forme d'expression, qui a connu ces I 1 Helge Meyer, Wann when, performance heures de gloire contemporaine dans les années soixante, trouve néanmoins sa source dans le futurisme et le dadaïsme de la pre­ première moitie du siècle et entre autre le cé- célèbre cabaret Voltaire à Zurich où se produi­ produi- ansait les premiers DADA. Mais nous pourrions la faire remonter aux origines de l'art au même titre que le chant ou la danse. Nos ancêtres Homo sapiens sapiens devait s'essayer à cette forme d'expression plastique ou chants rituels, transes chamaniques devait être exploré. L'archéologie L.:archéologie contemporaine ne se reisque pas de nous démentir n'en n'ayant aucune trace palpable.Car ce qu'il y s'es- a toujours d'intriguant avec la performance c'est son inscription dans sa temporalité immédiate et dans son rapport à l'espace dans lequel elle se joue. Et ceci je pense autant pour nous spectateur qui sommes souvent acteur-voyeur des actions que pour l'artiste qui se met en scène physiquement. Autant de dangers qui font que l'Art de l'Ac- l'Action est une source continuelle de remise en question de nos idéaux les plus primaires.
Je me souviens de ces nombreuses performances auxquelles j'ai pu assister et celles malheureusement que je ne peux que m'imaginer au travers des traces souvent photographiques et vidéos que nous ont laissés les artistes des années 60. A cette époque il était de bon ton de courir à ces soirées happening, où action et performance se mêlait à un discours engagé en confrontation avec la société de l'époque. Le corps, et souvent la souffrance, se faisaient les échos d'une société en changement. C'est toute cette partition de l'art qu'explore à nouveau les AFIAC-Cafés avec une programmation dont feraient bien de s'inspirer les hauts lieux de la capitale du sud-ouest qui disons le ici, sont bien frileux dans leur rapport à l'art de la performance. Gageons que le soi-disant renouveau culturel local nous permettra enfin de parcourir - un festival, des rencontres moins intimistes qu'à l'heure actuelle. Le temps nous le dira. Mais revenons donc à Fiac qui nous tient la barre haute avec l'imminent Helge Meyer qui fonda en 1998 le Performance Art group Système HM2T avec Marco Teubner et qui est proche depuis 2000 de l'association internationale « Black Market International». Gageons que Meyer réalisera un de ces défis impliquant notre relation de l'espace au corps à celui du temps ou encore notre rapport à l'autre. Mais la programmation de cette fin d'année prend également le parti de la découverte avec le jeune et talentueux Nicolas Puyjalon fraîchement diplômé de l'école des Beaux-Arts de Toulouse et qui ouvre une parenthèse fiacoise à son exil allemand - il s'y est installé comme beaucoup depuis son diplôme, Berlin étant moins frileuse face à la vivacité de sa jeunesse créatrice. Entre humour sarcastique et esprit Dada, NicolasPuyjalon nous met face à nos tristes petites habitudes de vie avec une prise de l'espace du à sa présence,nous devrions dire sa prestance physique, qui fixe le temps dans une narration gestuelle suspendant toute temporalité. Il se constitue en tant que sujet. La surprise risque d'être grande. Enfin décembre accueillera Tsenuko Taniuchi connue pour ces nombreux micro-événements durant lesquelles, via des actions scénarisées, elle explore les domaines de la critique sociale comme ceux de la condition des femmes, de la mémoire ou de l'histoire. Alors si vous voulez vous ouvrir sur l'art de la performance rendez vous gagnant à Fiac, où Action = Art. Svann Nicolas Puyjalon, scène de ménage avec Ariane Foks, école des Beaux-arts, Toulouse le 17 janvier 2008. 25



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