Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
Multiprise n°14 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : bande dessinée, un art contemporain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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I o BESSERON 04 ■
-0- Ertb-tehert Espace d'accueil - Puits de Lumière. Dessin Hippolyte Hentgen Courtesy Les artistes et Galerie Sémiose, Paris Historienne de l'art, critique d'art, Magali Gentet s'est fait la main pendant quelques années auprès de Dominique Marchès au domaine départemental de Chamarande dans l'Essonne. Venue défendre la candidature de Toulouse 2013 auprès d'Olivier Poivre d'Arvor durant près d'une année, elle vient depuis peu d'être nommée à la tête d'un des plus anciens centres d'art de la région Le Parvis à Ibos près de Tarbes. Elle aura à gérer également le VidéoK.01 à Pau. Entre Aquitaine et Midi-Pyrénées, cette férue d'art contemporain qui aime bousculer les préjugés et prendre des risques auprès d'artistes au talent en devenir nous rencontre pour mieux nous faire appréhender ses futurs projets. Multiprise : Vous passez d'un Château du XVII' siècle entouré d'un parc paysager dont le jardin fut labellisé grand site « remarquable », à un centre d'art dans un centre commercial, greffé près d'une scène nationale. Cela doit inspirer quelques projets artistiques atypiques ? Pouvez-vous nous décrire les perspectives de ces nouveaux enjeux pour le Parvis ? Magali Gentet : Et oui, j'aime d'ailleurs beaucoup ce paradoxe qui me fait passer directement du château au supermarché ! Ceci dit les contextes ne sont pas si éloignés car d'un côté comme de l'autre, les lieux, dans leurs particularismes, relèvent vraiment du défi pour les artistes ! Au Parvis ce qui m'inspire le plus, c'est précisément la situation que vous décrivez : un centre d'art, attaché à une scène nationale, inscrit dans un lieu qui n'a pas été conçu pour le recevoir (le supermarché), se déployant dans deux espaces (à Ibos et à Pau), c'est totalement inédit et un peu complexe ! En même temps c'est une situation extraordinairement stimulante pour la création et sa relation aux publics. Et c'est d'ailleurs là un des enjeux du lieu ! En étant voisin de la création vivante et en se situant en plein coeur des flux de populations, le centre d'art du Parvis ne peut que jouer avec ces transversalités. Du coup mon projet pour le lieu s'inspire de ce génie si j'ose dire, c'està-dire du décloisonnement des pratiques, au croisement de l'art contemporain et des arts vivants. C'est pourquoi nous allons proposer en même temps que nos expositions, des performances, des interactions avec différentes disciplines artistiques comme la musique et la danse contemporaine, la poésie, l'image ainsi que différents projets expérimentaux. Mais mon projet explore également ce que je nommerai de façon générique « les futurs sociétaux », les façons que nous aurons à habiter, à consommer demain et les nouvelles solidarités qu'il nous faut inventer pour ce faire. Nous ferons également en sorte que les actions de médiation se diversifient et que les publics se croisent... je veux parler évidemment des publics de la scène nationale, mais aussi des clients du supermarché et il y a là un public extraordinaire à capter. M : Des changements en perspective pour le lieu et pour le public alors ? MG : De fait oui, pour le lieu dans sa physicalité d'abord. Au travers des expositions, nous allons par exemple contaminer certains espaces du supermarché. Il y a l'idée évidemment d'interagir avec les espaces marchands et pourquoi pas installer des oeuvres ou faire des performances dans les rayons Leclerc ? Mais l'envie également de qualifier certains lieux incertains, de les transformer non en centre d'art bis mais en espaces de créations expérimentales. Par exemple nous nous emparons du grand hall d'accueil du Parvis qui est aussi un lieu de circulation du magasin pour l'abandonner aux mains des artistes. Pour moi cet espace devient ainsi l'enjeu d'un vrai programme, avec 3 grands projets in situ par an par exemple. Petit à petit nous allons chercher le public qui habituellement ne pénètre pas dans le centre d'art, nous allons à sa rencontre, tout simplement en démultipliant les espaces d'interventions. C'est aussi vrai pour le VidéoK.01 de Pau puisque nous allons investir une partie de l'espace des Rencontres Littéraires qui le surplombe. Le sujet vidéo restera un maître mot mais nous n'allons pas nous empêcher d'explorer d'autres médiums et formes d'art pour autant ! 19



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