Multiprise n°13 jun/jui/aoû 2009
Multiprise n°13 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 42,3 Mo

  • Dans ce numéro : Pink Pong, 1er round.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 -o- I Carlos Sanva, Aqui y Ahora. Instituto Cervantes rions déborder sur l'espace public avec des panneaux d'affichage de la ville de Toulouse pour présenter des dessins d'artistes. Multiprise : Une édition, une publication autour de cet événement ? M.P. : Pour le dessin nous aimerions vraiment travailler sur une édition, un cahier de dessins. Peut-être même un partenariat avec une revue pour un hors-série, Multiprise pourquoi pas ! Pour nous PinkPong n'est pas figé, justement car il y a les membres invités pour pouvoir à un moment réagir sur une situation particulière. Tout le monde ne travaille pas sur les mêmes événements tout le temps. C'est aussi un réseau à géométrie variable. Les collaborations se font selon les volontés de chacun. On imagine à terme la possibilité d'avoir des collaborations avec les autres structures d'art contemporain de Toulouse qui n'ont pas de lieu : des festivals, des revues spécialisées... L'ensemble se veut en mouvement autour de ce noyau de fondateurs. Multiprise : Merci Manuel pour ces précisions sur PinkPong et donc pour rappel, PinkPong 1er round le mardi 23 juin 2009 sur 14 lieux dans l'agglomération toulousaine en nocturne de 14h à 23h. Cette soirée vous in vite à un voyage varié qui envisage les diversités de la création contemporaine sous les champs aussi divers que l'art, le graphisme, la photographie, le design, les musiques électroniques ou la danse. Bien sûr, à côté des événements proposés pour cette soirée, chaque lieu donne à voir ses expositions où se bousculent artistes reconnus comme Jean-Marc Bustamante, Carsten Nicolai, artistes étrangers avec Vincent Lafrance, Rolf Julius, Yazid Oulab et jeunes espoirs, Charlotte Cazal et Amandine Urruty, parmi tant d'autres. Cette soirée est l'occasion de redécouvrir la diversité et la dynamique des lieux d'art contemporain de l'agglomération toulousaine, effective depuis plusieurs années. Un site pour toutes les infos sur Les activités à venir de Pink- Pong avec La Liste de tous Les Lieux participants : www.pinkpong.fr Propos recueillis par William Gourdin
Pesenu Pipistrelles &menstruel. Préhistoire et art contemporain L'exposition DreamTime, temps du rêve, conçue par la résidence d'artiste Casa D'Oro et le musée des Abattoirs constitue un diptyque se développant simultanément au musée des Abattoirs et dans la grotte du Mas d'Azil en Ariège. Ce site cavernicole exceptionnel accueille les oeuvres de plus de 22 artistes issus de l'art contemporain, venus se confronter à plus de 15000 ans d'histoire. Le ruban goudronné se déroule, jouant la balade au gré des rondes bosses ariégeoises. Hypnotisés par la douceur des courbes parées de leur luxuriante verdoyance, c'est tout naturellement que nous nous laissons guider jusque dans la béance de la grotte, acceptant ainsi l'invitation à une contemplation plus anatomique. Le flux régulier de l'Arize impose d'emblée son grondement sourd, rappelant ainsi la puissance des forces telluriques qui depuis des millénaires façonnent cette beauté naturelle. Confrontée à une préhistoire de l'homme et des arts vieille de plus de 15 000 ans, notre culture faite d'immédiateté semble perdre toute légitimité : qui sommes-nous face à ce monument hiératique ? L'an 10 000 semble plus envisageable pour nos esprits cartésiens obligés d'inventer des abscisses et des ordonnées temporelles fiables pour ne pas se perdre dans des méandres métaphysiques. Cette échelle du temps démesurée renvoie à notre vanité d'être, et l'on ne peut qu'envisager avec humilité toute contrite cette intervention artistique au sein de la grotte, matrice à la fois bienveillante et menaçante. Dès lors, les oeuvres des 22 artistes se pensent différemment. Pénétrer dans ce lieu relève avant tout d'une expérience sensorielle inédite qui dilate le temps, bouleversant toutes les données kinesthésiques. Il faut tout d'abord se laisser envahir par cet univers de l'obscur : de la salle du chaos célébrant sa force masculine à celle dite des chamanes renvoyant elle à la douceur perdue d'une matrice féminine, l'homme de notre siècle n'est plus dans sa toute puissance nietzschéenne. Tout au plus un visiteur du temps amené à réfléchir sur sa condition d'insecte pensant. Les artistes invités semblent se retrouver devant le mystérieux monolithe du film de Stanley Kubrick 2001 l'odyssée de l'espace, résumant un alpha et oméga dépassant l'idée de Dieu. Ainsi, les yeux visitent l'architecture et tombent rapidement sur l'oeuvre de l'artiste autrichien Peter Kiigler, image projetée à même la roche, et qui semble être gravée sur la paroi. Ses circonvolutions serpentines annulent tout début et toute fin, et le cycle éternel de toute chose est respecté par ce faisceau lumineux trouant l'obscurité cavernicole. Le reptile décapité se joue de voir ainsi nos yeux se perdre dans ses entrelacements. Vues de la grotte du Mas d'Azil Photos : Multiprise 7



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