Multiprise n°11 déc 08/jan-fév 2009
Multiprise n°11 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association TA

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : numéro onze.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 PErst-senifben Perdre le nord, retrouver le sud Carte blanche à Jackie - Ruth Meyer Un papier libre Libre proposé par de jeunes activistes de la culture en région !!Cela semble si inespéré que déjà on pourrait penser à une source souterraine qui surgit soudainement en pleine période de sécheresse. La L~ diffusion en sera confidentielle. Il ne s'agit s'ag1t pas d'interpeller, une population ~opulation en e~ prise avec la crise économique econom1que et qui, qUI, dans nos régions françaises, n'éprouverait qu'incompréhension et mépris de l'art dans ses formes actuelles... Mais alors quel est ce public que nous rencontrons rencontro~s dans nos _n~s lieux_? ? Il est curieux, de tous les ages, âges, cnt1que, critique, et 1l il lui arrive de sortir des réserves provinciales qui nous maintiennent sous des cieux tranquilles comme des écrans vides vid~s que qu~ le XXIème siècle siècle et et le le bazar moderne n n'auraient aura1ent pas perturbés. Des zones q_ui qui sentent sente~t _bon le XIX ème siècle ou du moins moms les fictions f1ct1ons identitaires où l'ordre l"ordre règne, où l'avenir l"avenir est rationalisé, où les frontières sont étanches, où la pensée est lente, contenue par des certitudes rassurantes, entretenues par les Les intérêts et les Les pouvoirs bien distribués. En réalité nous vivons sans doute dans des mondes parallèles. Personne ne sait où a filé la La réalité, les Les fictions sont légion Légion et certaines ont les Les moyens de Leur leur domination. Pourtant nous vivons un moment crucial aujourd'hui ::La la toute puissante rationalité du profit financier a révélé sa folie et son hypocrisie, et le Le sol se dérobe sous nos pieds. Ici, on fête la La Science, l'innovation, L'innovation, l'excellence Lence internationale et L'on l'on invite un artiste bien introduit au niveau local, Local, dont les Les recettes éculées ne véhiculent rien de plus qu'une décoration flatteuse. flat!e~se. N'étant N'éta~t chargées d'aucune force qui qu1 interrogerait 1!lterro~era1t le regard, les Les oeuvres œuvres se prêtent pretent_ a à un l'excelaccrochage négligent et la reconnaissance r7conna1~sance officielle qui les Les consacre expnme exprime Le le v1de vide de la vision culturelle, dont les réactionnaires de toute obédience craignent la vivacité. Là, on ne réagit plus quand la ~a ,lo! loi permet de décrocher des oeuvres œuvres considérées considerees comme subversives. Ici, les pouvoirs nationaux, alliés aux pouvoirs Locaux, locaux, ont enfin décentralisé les Les arts plastiques à la fin du siècle dernier, en permettant la La reconversion de lieux Lieux sans emploi et en finançant chichement leur activité tout en en exigeant l'excellence, que par ailleurs on laisse étouffer par tous les éteignoirs de la réaction ou de La la concurrence. Enfin l'art L'art n'est plus réservé à une élite de La la capitale. Toutefois, dérangeant par son s~n actualité, tous les Les petits et grands pouvoirs pouvo1rs des sociétés Locales locales ont activement contribué à l"ignorer. l'ignorer. Seuls quelques esprits autonomes, frondeurs, esthètes, jouisseurs, intellectuels, inclassables ou autres utopistes ont maintenu jour après jour leur Leur soutien, désir, curiosité curiosi_té ou conviction. Là aussi, seul le Le marché, qui qUI a utilisé la capacité de l'art à faire fructifier les capitaux et à affirmer la puissance d'une élite nationale et internationale, a été reconnu. Ici ont été créées des pyramides insti- institutionnelles selon la taille des capitales, de qui on attend une dynamique de réseau que l"inégalité l'inégalité des statuts, la La pauvreté pauvre_té des de~ mo~ens moyens et la sclérose des enjeux rend inactive. mact1ve. Là, La, le soutien officiel incite l'espace privé à soutenir le patrimoine qui est prétendument celui, d'un passé dont la gloire pèse tant que le Le présent pr~sent ne peut s'y confronter. Dans ce pays P?YS ou où les pouvoirs publics restent malgre malgré eux les grands mécènes, aucune culture privée privé~ ne s'est forgée pour soutenir l"art l'art et les art1stes artistes vivants. Est-ce qu'en mettant brutalement la survie des lieux Lieux d'art dans leurs Leurs mains, on n'espère pas au fond que cela réduira le Le nombre des survivants ? On Lit lit dans de rares journaux de grands textes Lyriques lyriques pour la La défense de L'art l'art et de La la culture puis d'autres qui expriment tout leur mépris pour leurs Leurs formes et leur impact, en considérant que l'heure est venue de se donner bonne conscience en offrant à manger aux encombrants délaissés du capital plutôt qu'à imaginer. Et si l'un et L'autre l'autre participaient d'un besoin tout aussi vital ?
Comment se projette la société française aujourd'hui ? Rêve-t-on vraiment d'un pays Comment se projette la société française aujourd'hui ? Rêve—t-on vraiment d'un pays où chacun se sent impuissant et piégé, séparé des autres, recroquevillé sur ses peurs et ses habitudes, où chacun se protége de la réalité en se référant à un horizon passé dont on a gommé toute la charge ? Ou encore d'un pays où l'on ose affronter les fabuleuses, effrayantes et complexes réalités qui nous entourent, et où l'on puisse inventer de nouvelles formes d'échanges pour contribuer à la compréhension et à la création du monde dans lequel nous vivons ? où chacun se sent impuissant et piégé, séparé des autres, recroquevillé sur ses peurs et ses habitudes, où chacun se protége de la réalité en se référant à un horizon passé dont on a gommé toute la charge ? Ou encore d'un pays où L'on ose affronter Les fabuleuses, effrayantes et complexes réalités qui nous entourent, et où l'on puisse inventer de nouvelles formes d'échanges pour contribuer à la compréhension et à la création du monde dans lequel nous vivons? Joseph Btuys, 100 Profile Views, (detail}, 1980, 40.3 x 40.3 cm. Joseph Beuys, 100 Profile Views, kletaill, 1980, 40.3 x 40.3 cm. Collection of the National Gallery of Canada. Collection of the National Gallafy of Canada. Je fais un pari : en hommage à Joseph Beuys et à Robert Filliou, et à tous ceux qui ont incité les artistes à oeuvrer pour la paix et Je fais un pari : en hommage à Joseph Beuys et à Robert Filliou, et à tous ceux qui ont incité les artistes à oeuvrer pour la paix et le partage des richesses, le centre d'art le Lait, à Albi et à Castres, ouvre un workshop, un labo, d'avril à mai 2009, où tous ceux qui pensent et créent, dans notre région, dans les disciplines artistiques, scientifiques, économiques, spirituelles, sont invités à échanger avec tous ceux qui désirent les rencontrer. Le partage des richesses, Le centre d'art Le Lait, à Albi et à Castres, ouvre un workshop, un Labo, d'avril à mai 2009, où tous ceux qui pensent et créent, dans notre région, dans les disciplines artistiques, scientifiques, économiques, spirituelles, sont invités à échanger avec tous ceux qui désirent les rencontrer. Jackie- Ruth Meyer Jackie - Ruth Meyer 25



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