MSF Infos n°181 déc 15/jan 2016
MSF Infos n°181 déc 15/jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°181 de déc 15/jan 2016

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Médecins Sans Frontières

  • Format : (180 x 240) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 59,7 Mo

  • Dans ce numéro : Afghanistan, bombardement de l'hôpital MSF à Kunduz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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> MISSIONS Ouganda  : retour sur 35 ans de présence Kasese Ouganda Kampala MSF apporte une assistance humanitaire et des soins gratuits en Ouganda depuis 1980. Entre réponse aux urgences et programmes à long-terme, MSF n’a cessé d’être présente auprès de la population ougandaise et des nombreux déplacés qui ont trouvé refuge dans le pays. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur les différentes interventions de MSF menées dans le pays. MSF intervient pour la première fois en Ouganda en réponse à une crise nutritionnelle qui sévit à Karamoja dans le nord du pays en 1980. À partir de ce moment-là les équipes, en partenariat avec les autorités sanitaires ougandaises, vont intervenir dans le cadre d’urgences. En 1992, par exemple, de nombreux Zaïrois fuient leur pays en raison de troubles politiques importants et d’exactions commises par l’armée. Ils trouvent refuge dans des camps de la région de Kasese où MSF supervise les activités médicales. À partir de 1998, les équipes vont intervenir à plusieurs reprises pour soutenir les nombreux déplacés ougandais victimes de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur). Elles seront également présentes lors des épidémies de rougeole (région de Soroti en 2003), de choléra (région de Gulu en 2004) ou encore de fièvre Ebola (région de Gulu en 2000). Lutter contre le VIH et la tuberculose Dans les années 1990, MSF ouvre l’un de ses premiers programmes de traitement du VIH/Sida par trithérapie à l’hôpital d’Arua. Le virus est un véritable fléau pour le pays et fait chaque année plus de victimes. Quelques années plus tard, elle s’attaque à la tuberculose multi-résistante avec l’ouverture d’une unité de traitement et, de façon plus générale, aux maladies infectieuses comme le paludisme ou la maladie du sommeil, à travers son antenne de recherche épidémiologique Epicentre. En 2015, les équipes ont ouvert un projet de prise en charge du VIH et de la tuberculose, notamment consacré aux enfants et aux adolescents, dans le district de Kasese, dans le Sud-ouest du pays. Elles restent également en alerte quant à d’éventuels afflux de réfugiés sud-soudanais dans le pays. M 16 DÉCEMBRE 2015 MSF INFOS N°181
Les morsures de serpent sont responsables de la mort de 100 000 personnes par an. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à une véritable crise sanitaire. Alors pourquoi les gouvernements, les sociétés pharmaceutiques et les organismes de santé mondiale se défilent quand nous avons le plus besoin d’eux ? » interpelle le Dr Gabriel Alcoba, référent médical spécialiste des morsures de serpents. Cette négligence s’explique par plusieurs facteurs. Les sérums antivenimeux sont coûteux et produits en quantité limitée. La recherche et le développement autour du diagnostic et du traitement des morsures sont insuffisants et les gouvernements ont peu d’intérêt pour cette question. La plupart des personnes touchées vivent dans des régions rurales reculées. Sans aucune infrastructure sanitaire à proximité et incapables de payer un traitement coûteux, beaucoup doivent renoncer Vui au traitement ou se tourner vers les guérisseurs traditionnels. En effet, quand il est disponible, le traitement antivenimeux peut coûter jusqu’à 250 voire 500 dollars par personne, soit l’équivalent de quatre années de salaire dans les pays concernés. « Imaginez combien il est effrayant d’être mordu par un serpent - de sentir la douleur et le venin se répandre dans votre corps - en sachant que cela peut vous tuer, qu’il n’y a pas de traitement disponible ou que vous ne pouvez pas vous permettre de le payer ? », ajoute le Dr Gabriel Alcoba. Il est crucial de prendre en charge le coût de ce sérum antivenimeux afin que les patients n’aient peu ou rien à payer et d’améliorer l’accès à ce traitement vital. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) devrait jouer un rôle de premier plan et aborder les morsures de serpent comme un problème de santé publique majeur, mais elle continue de les considérer comme une « maladie négligée sans aucun programme officiel », malgré les seuils élevés de mortalité. Il est urgent que les acteurs concernés s’en emparent avant que les stocks de sérums arrivent à épuisement. I INFOS MÉDICALES Sérum anti-venin  : bientôt une rupture des stocks ? Chaque année, environ cinq millions de personnes dans le monde sont mordues par des serpents venimeux. Quand elles ne tuent pas, ces morsures peuvent entrainer invalidité et défiguration. Les équipes sont confrontées à un nombre important de victimes de morsures de serpent sur plusieurs projets tandis que les stocks de sérums s’amenuisent. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une véritable crise sanitaire. Alors pourquoi les gouvernements, les sociétés pharmaceutiques et les organismes de santé mondiale se défilent quand nous avons le plus besoin d’eux ? » Le FAV-Afrique est l’un des rares sérums efficaces contre une dizaine de venins de serpents. L’épuisement des stocks est imminent. Pour en savoir plus, tournez la page. MSF INFOS N°181 DÉCEMBRE 2015 17



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