Monaco-Matin n°2015-11-29 dimanche
Monaco-Matin n°2015-11-29 dimanche
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-11-29 de dimanche

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 72,6 Mo

  • Dans ce numéro : le Monte-Carlo Gastronomie a investi le chapiteau de Fontvieille avec 150 exposants...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
nice-matin les sports Dimanche 29novembre 2015 BASKET PRO A Monacon’a pas craqué Menacée par le retour de Châlons-Reims en fin de match, la Roca Team atrouvé les ressources pour rester invaincue à la maison. L’ASM confirme sa belle santé et reste dans la roue des leaders MONACO -CHALONS- REIMS : 86-80 AMonaco, salle Gaston- Médecin, ASM bat Châlons-Reims 86-80 (24-12, 19-21, 21-23, 22-24). 1900 spectateurs. Arbitres : Hosselet, Antiphon, Arnoux. ASM : 28 tirs sur 61 dont 11 sur 24 àtrois points, 19lfsur 21, 32 rebonds (Nelson, 8), 15 interceptions (Ouattara, 4), 17 passes décisives, 14balles perdues. Marqueurs : Shuler (21), Cel (6), Mbida (-), Uter (15), Drew (11), Gladyr (-), Nelson (12), Ouattara (12), Aka (-), Sy (9). Ent. : Mitrovic. Châlons-Reims : 27 tirs sur 52 (10 sur 23 àtrois points), 16 lf sur 24, 29 rebonds (Gordon, 9), 14 interceptins, 16passes décisives,15 balles perdues. Marqueurs : Richard (12), Young (23), Gordon (4), Todic (14), Bamba (-), Antic (-), Morandais (9), McConnel (14), Lesca (-), Florimont (4). Ent. : Antic. U n « and one » d’Adrian Uter devant Gordon donnait le ton : l’ASM débutait fort(7-0), obligeant Antic àdemander un premier temps mort. Nelson, Uter, Ouattara, Cel et Shuler étaient dans le tempo. Young stoppait l’hémorragie pour le CCRB, mais la grosse défense monégasque (7 interceptions dans le premier quart) ne laissait guère respirer. Richard, de loin rapprochait le CCRB (9-6). Shuler était àlaconclusion d’une nouvelle accélération. Nelson (2 fautes), était remplacé par Drew qui commettait un marcher avant de se racheter sur un T3 (19-10). Un contreénorme de Ouattara sur Gordon, très surveillé, symbolisait l’excellente défense près du cercle (30-17). Monaco se fait peur Mais l’ASM perdait des ballons et Châlons-Reims trouvait alors l’adresse et les solutions àlongue distance (4 réussites d’affilée pour Richard, McConnel, Todic et Young). De fait, le CCRB se rapprochait (40-33). Une superbe feinte suivie d’un T3 au buzzer de Larry Drew faisaient du bien àlamitemps (43-33). Dès la reprise, c’est l’ASM qui faisait feu de tout bois à trois points (Cel, Shuler, Ouattara). La Roca Team reprenait le large (54-36, 24 e). Monaco pensait déjà avoir match gagné. Erreur. Chalons-Reims passait en zone Uter L’admirable Nelson apris les choses en main en fin de match. (Photos Cyril Dodergny) Drew Larry Drew (meneur de l’ASM) : « J’aime l’énergie que l’équipe met à la maison. Châlons-Reims est revenu sur la fin, c’est le basket, mais on n’apas paniqué. C’est peut-êtreuntournant pour notreprogression. Le prochain matchsamedi prochain àlamaison contreLeMans seraungroschallenge. On va rencontrer une équipe du top4. Ça serapassionnant. On peut le faire ». ZvezdanMitrovic(entraîneurdel’ASM) : « Onabien débutéetbien fini. Dans le vestiaire, on s’est dit que cettevictoire nous servira de leçon. Un matchn’est pas terminé quinze minutes avant la fin. Il faudras’ensouvenir,mais aussi de la façondont on asugarder l’avantage.Sur le plan mental,onn’a pas cédé. DeMarcus Neslon abeaucoup d’expérience. Châlons- Reims est une bonne équipe,onlesavait. On leur alaissé des shoots faciles,ils ont trouvélaconfiance, et au contraireon s’est mis àdouter.Nous sommes l’une des meilleures équipes de la Ligue sur le et àcet instant, l’ASM cafouillait, forçait les shoots au lieu de gérer,etleclub de la Marne, porté notamment par l’adresse folle d’Alex Young, opérait un rapproché très rapide. LarryDrew griffait encoreàtrois points, mais le CCRB n’était plus qu’à six points (64-58) à l’entame du dernier quart. Pire, la confiance avait changé de camp, àl’image de McConnell qui produisait un gros effort. Shuler, pour l’ASM, tenait alors la baraque mais Todic (T3) à son tour sortait l’artillerie. Un superbe alleyoop d’Alex-Young, et seulement + 1 pour l’AM (71-70, 36e) ; ça sentait le roussi dans la maison rouge et blanche. Uter, encostaud, et Shuler, encore lui, permettaient de respirer un peu mieux (76-72, 37 e). C’est alors que DeMarcus Nelson, en patron, prenait les affaires enmain. L’ancien du Pana se jouait de la défense châlonnaise. Du talent, de la maîtrise, du sang-foid, tout ce qu’il fallait à Monaco dans ce money-time. On a compris pourquoi l’ASM a bien fait de conserver l’exstar de Duke dans son effectif. Uter ne tremblait pas sur les ultimes lancers, et c’est bien Monaco, ce matin, qui présente un très beau bilan de 7victoires 3défaites. L’ascension du promu se poursuit. FRANÇOIS PATURLE Lary Drew : « Peut-être un tournant » XVI plan offensif (2 e attaque), mais défensivement, il faut encorehausser le niveau ». NikolaAntic(coachdeChâlons-Reims) : « Onacomplètement raté le début de match, sans tenter un shoot. Le pourcentageaux lancers nous pénalise aussi. On n’apas eu le courage et la qualitésur la fin de match, contrairement àNelson, qui afait la différencepour Monaco. On n’a jamais réussi àmener au score. Ce sont un peu les exploits individuels qui ont fait la différence ». RémiLesca(meneurdeChâlons-Reims) : « Lapremièreminutenous pénalise. Àl’extérieur,c’est important de montrer que l’on veut mettredeladureté, et on commencepar 0-7. Ensuite, on court, on court, on remporte trois quart-temps sur 4, mais ça ne suffit pas. Le talent de Nelson nous fait très mal.Ilprend les choses en main en fin de match, il atrouvéles solutions face àlazone et en homme à homme. Le talent aparlé ». F.P.
l’Histoire Dimanche 29 novembre 2015 Toulon à28ans pour un mois Conseiller général du Varetmaire de Besse-sur-Issole,ildéfend la liberté de la presse et les viticulteurs Né àToulon en 1842, Noël Blache se signale dès le lycée comme un surdoué. Il remporte le Concours général de version grecque. Inscrit dès l'âge de 23 ans au barreau desaville natale, ilplaide avec succès denombreuses causes politiques, notamment relatives àlaliberté de la presse et se fait ainsi remarquer jusque dans les colonnes du « Figaro ».Ilest élu une première fois à26ans sur la liste dela gauche républicaine. Lors du plébiscite du8mai 1870 organisé par Napoléon III, il tient des propos considérés comme outrageants àl'égard del'Empereur et est condamné à… 600 francs d'amende par le Tribunal de Toulon. Après avoir été maire deToulon puis administrateur provisoire des Alpes-Maritimes, il est, à partir de 1877, conseiller général du Var puis président de l'assemblée départementale. Il finira sa carrière politique comme maire du village de Besse-sur-Issole, de 1892 à 1897 puis de 1906 à 1912, participant aux grands mouvements viticoles de 1905 et 1907. Il fait partie de ces maires qui, par solidarité àl'égard de ce mouvement, ont adressé leur démission au préfet, en 1905. Il mourra àBesse en 1920. La place delamairie du village porte son nom. Noël Blache est également connu comme écrivain. Ayant rédigé l'« Histoire del'insurrection du Varen1851 » dans laquelle il prend des positions résolument de gauche,ilpublie un recueil de contes provençaux, « Au pays de Mistral », ainsi que quatre romans « Césarin Andoly », « Meley », « Monsieur Peymalier » et « Clairine ». Dans la foule se trouvent les conseillers municipaux républicains nouvellement élus, à la suite de la démission du maire Eugène Audémar –lequel n'avait pas toléré le « non » de Toulon au plébiscite du 8 mai organisé quatre mois plus tôt par Napoléon III pour renforcer son pouvoir d'Empereur. Le meneur républicain Paul Cotte, natif de Salernes Les nouveaux conseillers municipaux n'ont pas encoredésigné leur maire dans leur liste. C'est alors que, dans la foule, un nom commence àêtre scandé : « Noël Blache ! Noël Blache ! » Toute la foule le reprend. Il est le favori de la population. Cet avocat de 28 ans s'est précisément distingué lors du plébiscite du 8mai en prenant des positions très anti- Napoléon III. La population, visiblement, lui en a été reconnaissante. Noël Blache, ivre d'espoir et de pouvoir,est porté en triomphe. Il salue, fait des signes de victoire, hurle avec les gens « Vive la République ! » La foule, spontanément, l'a nommé maire cette nuit-là. Le lendemain, le 5 septembre, le conseil municipal n'a plus qu'à entériner cette désignation populaire. Il installe officiellement le jeune Noël Blache sur le fauteuil de maire. Un mairede28ans. Sa première préoccupation ? Protéger la ville. Car,n'oublions pas, la France est en guerre La place delaLiberté, à Toulon, dont on voit ici l'Allée des Palmiers, doit son nom àNoël Blache. (DR) -la guerre de 1870 déclenchée le 19 juillet par Napoléon III contre laPrusse, dans laquelle l'armée française va de désastre endésastre. L'Empereur aété capturé le 2septembre. L'Impératrice Eugénie a trouvé refuge chez son dentiste américain, le docteur Thomas Evans, qui va organiser sa fuite vers l'Angleterre. Tout cela sent la débâcle. Noël Blache se rend à Marseille pour acheter deux mille fusils Chassepot. Il relance à Toulon les activités de la fonderie des frères Bouisson, qui fabriquera en un temps record 340 000 balles de fusil, 150000 boulets ainsi que des munitions pour mitrailleuses. Pendant ce temps, les événements se précipitent dans le Var. Sur ordre de Gambetta, on va chercher le meneur républicain Paul Cotte, natif de Salernes, dans l'entreprise familiale qu'il dirige à Sainte-Maxime pour l'installer préfet du Var. A Draguignan est nommé un maire de32ans, républicain, maître duGrand Orient de France : Félix Anglès –qui adonné son nom au jardin qui fait face à l'actuelle sous-préfecture. Le préfet maritime contraint àladémission L'amiral Chopart, quant àlui, atteint par la limite d'âge, cède sa place de préfet maritime de Toulon au général Pierre-Paul de la Grandière. Mais ce dernier, très conservateur, a la mauvaise idée d'emprisonner un marin aux idées révolutionnaires et suscite un tel soulèvement de la population toulonnaise qu'il doit démissionner. Les choses, on le voit, sont bien instables. Pendant, ce temps, les affaires de la France empirent. (...Et pas Une retraiteàCannes pour l'amiral Chopart L'amiral Chopart, qui aproclamé àToulon l'instauration de la Troisième République, est né en 1806 àRouen, aété nommé préfet maritime de Toulon en 1869 après une carrière maritime àtravers le monde. Mis à la retraite en1879, il se retira àCannes où il mourut en 1895. Parmi les décisions prises par ce jeune maire,il en est une,en particulier,datant du 14 septembre 1870,qui concerne le changement de nom des lieux publics.La rue Bourbon est devenue rue de la République,la place Napoléon place de la Liberté et le boulevard Louis-Napoléon boulevard de Strasbourg. Second Empire !) Le gouvernement français a émigré à Tours. Pour quitter Paris assiégé par les Prussiens, Gambetta n'a eu qu'une solution : s'échapper… en ballon ! Cela a suscité l'admiration et l'amusementdelaFrance entière. A Tours, le gouvernement s'attaque àlaréorganisation du pays et décide d'envoyer à Nice un nouvel « administrateur Une placedeBesse-sur-Issole porte le nom de Noël Blache,qui marqua la viedecevillage àlafindesavie. (DR) La rocambolesque « évasion » de Gambetta en ballon pour fuir Paris assiégé, pendant la guerre de1870. (DR) provisoire » du département des Alpes-Maritimes. Cet administrateur est… Noël Blache. Nous sommes le 5 octobre 1870. Noël Blache aété nommé mairedeToulon un mois plus tôt. Il ne sera donc resté que quatre semaines à son poste. Il n'en aura pas moins pris des décisions qui sont toujours appliquées aujourd'hui. Il en est une, en particulier, datant du 14 septembre 1870, qui concerne le changement de nom des lieux publics. La rue Bourbon est devenue rue de la République, la place Napoléon place de la Liberté et le boulevard Louis-Napoléon boulevard de Strasbourg. Ce nom de boulevard de Strasbourg, inattendu dans cette ville varoise, est justifié par « l'énergie de ses habitants et l'héroïsme de ses défenseurs face aux Prussiens ». Ces noms de lieu n'ont pas changé. Ainsi Noël Blache, sans s'en rendrecompte, a-t-il marqué à jamais la vie quotidienne des Toulonnais. Une place à l'entrée de la ville, a pris le nom de Noël Blache après sa mort. C'est ainsi qu'on se souvient de la présence à Toulon de ce maire éphémère… ANDRÉ PEYREGNE Vincent Allègre, successeur de Noël Blache àlamairie de Toulon, se signalapar ses positions anti-racistes très en avance sur son temps. (DR) Vincent Allègre,successeur de Noël Blache Lors du départ deNoël Blache, c'est Vincent Allègre qui lui asuccédé sur le fauteuil de maire. Il yresterajusqu'en 1873. Né àSix-Fours dans le Varen1835, il sera également député duVar en 1876. En 1881, il seranommé gouverneur de la Martinique, oùilsefera remarquer pour ses positions anti-racistes, particulièrement en avance sur son temps. Il mourra dans l'Hérault en 1899.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :