Monaco-Matin n°2015-11-29 dimanche
Monaco-Matin n°2015-11-29 dimanche
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-11-29 de dimanche

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 72,6 Mo

  • Dans ce numéro : le Monte-Carlo Gastronomie a investi le chapiteau de Fontvieille avec 150 exposants...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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nice-matin les sports Dimanche 29novembre 2015 FOOTBALL LIGUE 1(15 e JOURNÉE)/MARSEILLE -MONACO CE SOIR 21H Tourner la page Battu dans les derniers instants au Vélodrome en mai dernier, Monaco avait perdu beaucoup plus qu’un simple match face àl’OM A vec des « si »,onmettrait Paris en bouteille. Si Bernardo Silva n’avait pas trouvé le poteau le 10 mai 2015 au Vélodrome alors que l’ASM menait 1à0. Si Aymen Abdennour ne s’était pas blessé àla78 eme, l’OM aurait-il égalisé dans la minute suivante ? Si Monaco avait gagné ce match, aurait-il terminé troisième ? Si Monaco avait finalement terminé deuxième de Ligue 1, le club de la Principauté aurait-il eu besoin de vendre tous ses meilleurs joueurs cet été ? Si Monaco n’avait pas perdu au stade Vélodrome le 10 mai 2015, en serionsnous là, aujourd’hui ? Nous sommes plus de 5mois après la défaite de Marseille et beaucoup de choses ont changé. Notamment chez l’adversaire olympien. Déjà, Marcelo Bielsa et sa glacière sont partis s’envoyer des cafés derrière le gosier sur un autre continent. Sur les 11 Olympiens qui avaient défié l’ASM au coup d’envoi, six ne sont plus là (Morel, Lemina, Ayew, Payet, Gignac et Imbula). Globalement, cet OM-là fait moins peur et maîtrise moins son football. Ça tombe bien, Monaco ne fait plus trembler personne même si Leonardo Jardim estime ne pas voir « beaucoup d’équipes mieux jouer que l’AS Monaco ». C’est bien connu, l’amour rend aveugle. Actuellement,onnesait pas très bien par quel bout prendre le fameux projet monégasque. L’an dernier, tout était clair.Limpide. Précis. On était même épaté par la réussite du millésime 2014/2015. Epicurien que nous sommes, on avait noué notre serviette autour du cou et fait de la place dans notre estomac pour le plat suivant. Même si la fin de l’été nous alaissé un goût amer en bouche après les départs de denrées rares (Abdennour, Martial, Kurzawa, Carrasco, Berbatov, Kondogbia), on se disait que l’ASM avait les moyens de nous trouver une folie. On cherche encore. Comment une équipe dont les quatre attaquants n’ont toujours pas trouvé le chemin des filets en 14 journées peut-elle faire lever les foules ? Bonne question. Jardim réclame de la patience Jardim a un début de réponse, « nos quatre attaquants n’ont pas encore marqué en Ligue 1mais on croit en eux. Lacina Traoré et El Shaarawy reviennent de graves blessures, Carrillo découvre un nouveau continent et Ivan Cavaleiro est une recrue, il faut être patient ». La patience, le pire ennemi des dirigeants de football et des suiveurs. Le sport le plus populaire est générationnel, on est donc forcément dans le « tout, tout de suite ».Monaco n’a donc pas le choix et doit faire avec des attaquants qui ne marquent pas et des défenseurs qui ne défendent plus. C’était le cas contre Anderlecht. « Ledeuxième but contre les Belges est de notre faute, analyse Jardim. On ne peut pas se faire prendre sur une passe de 50 mètres comme il est difficile de tirer 15 fois au but dans la surface adverse et de ne pas marquer une seule fois ». Comme souvent, un match se gagne dans les deux surfaces. Pour espérer ramener quelque chose de Marseille -même sans Jérémy Toulalan -il faudra être efficace. Car, mine de rien, en toussant et en conjuguant maladresse offensive et erreur défensive, Monaco n’est qu’à trois points de la deuxième place. Trois points. Rien, donc. C’est peut-être çalaplus grande chance des joueurs de la Principauté cette saison, être toujours dans la course. Alors si Monaco avait la bonne idée de s’imposer au Vélodrome, on pourrait partir sur un autre schéma de penser et définitivement oublier le match de mai dernier. Et si cette saison, l’AS Monaco terminait finalement à la deuxième place de Ligue 1 ? MATHIEU FAURE Le chiffre 55 Le nombre detirs effectués par les quatre attaquants monégasques -ElShaarawy, Traoré, Ivan Cavaleiro et Carrillo -depuis le début de saison (pour 17 cadrés). Problème, le quatuor n’a toujours pas trouvé une seule fois le chemin des filets en Ligue 1. Atitre decomparaison, le Marseillais Michy Batshuayi atiré à lui seul 54 fois au but en 14 matches de Ligue 1(26 tirs cadrés)pour 9buts. 21h Vélodrome en direct sur Canal Plus MARSEILLE MONACO Mendy Rekik Mandanda (c) Nkoulou Dja Djédjé Diarra Alessandrini Silva El Shaarawy Arbitre : Clément Turpin Pasalic Carrillo Cabella Moutinho BatshuayiL. Silva Nkoudou Fabinho Raggi Subasic Bakayoko Carvalho (c) Coentrao Remplaçants Marseille : Pelé -Manquillo, Rolando, Romao, Sarr, Barrada, Isla, Ocampos. Entr. Michel. Remplaçants Monaco : Nardi -Al.Touré, Wallace, Boschilia, R.Lopes, Helder Costa,L. Traoré. Entr. Leonardo Jardim. Echos Leonardo Jardim emmène 21 joueurs dont le jeune Mbappé Leonardo Jardim a retenu 21 joueurs pour le déplacement à Marseille.À noter la première convocation pour le jeune Kylian Mbappé Lottin ainsi que du troisième gardien Seydou Sy. Michel regrette l’absence deToulalan Michel,l’entraîneur de l’OM, aurait « aimé voir Toulalan sur le terrain ».Le coach a aussi évoqué l’équipe monégasque en conférence de presse : « C’est une formation expérimentée, elle sait jouer, elle est dynamique et travaille sur le rythme de jeu de l’adversaire. Elle t’amène sur son terrain, se laisse dominer mais ne laisse pas l’adversaire dicter son tempo à la rencontre. La clé du match seradenepas laisser la domination à Monaco. » IV (Photo Jean-François Ottonello) -
nice-matin les sports Dimanche 29novembre 2015 FOOTBALL LIGUE 1(15 e JOURNÉE)/MARSEILLE -MONACO CE SOIR 21H « J’aides amisenPrincipauté » Critiqué par de nombreux observateurs de la Ligue 1, Lucas Ocampos assure qu’il ne doute pas, àlaveille de la réception de son ancien club, l’AS Monaco Malgré certaines critiques, estimez-vous avoir marqué lors de vos dernières prestations ? Il me semble que j’ai fait un grand matchcontre Saint-Etienne (0-2). Contre Groningen (2-1), j’ai réalisé une bonne premièremitemps. En deuxième période,c’était un peu moins bien. C’était peutêtreàcause de la fatigue. On a l’impression que vous stagnez. Votre avis ? Pour un joueur offensif, c’est toujours difficile quand on ne marque pas de buts. Surtout pour moi… Mais ma confiance est intacte.Je bosse pour cela. Comment ? Je dois trouver de la régularité. C’est le plus important. Lesbuts ? Ils vont arriver naturellement. Quelle est votre position favorite ? C’est assez difficile àdire parce que j’ai évolué à beaucoup de postes cette saison. Mais là où je me sens le plus à l’aise,c’est côté droit. Marcelo Bielsa voulait vous faire jouer comme attaquant de pointe. Est-ce vrai ? Oui, c’est exact. En début La première pépite de l’AS Monaco sous l’ère Russe, c’était lui, Lucas Ocampos. Le 14 août 2012, à18ans, l’attaquant de River Plate tournait le dos àl’Argentine et traversait avec sa famille l’Atlantique pour s’engager avec le club de la Principauté alors en Ligue 2. Certains observateurs le comparaient à Cristiano Ronaldo et beaucoup lui prédisaient un brillant avenir. Il n’avait pas encoreposé ses valises que déjà, le montant de son transfert pesait sur ses épaules. Monaco venait de débourser entre 10 et 16 millions d’euros (selon bonus) pour s’attacher ses services et le confier à Claudio Ranieri qui devait remonter en L1. « S’il jouait le plus souvent sur le côté gauche, ce n’est pas pour autant un homme de couloir spécifique, racontait àl’époque dans nos colonnes Omar Da Fonseca. Malgré son jeune âge, c’est un garçon Malgré les critiques émises à son égard, le Marseillais, qui avoue devoir encore « trouver de la régularité » reste confiant, alors que se profile un match important. (PhotoAFP) de saison, il m’a proposé de jouer comme un deuxième numéro9.Mais,je n’étais pas vraiment convaincu. ‘‘ Pourquoi ? Cela faisait longtemps que je n’avais pas évolué dans ce registre. Je n’ai pas de repères. Puis, ce n’est pas trop mon truc.Jeneme L’OM est plus prestigieux que l’ASM » sens pas l’aise. Je l’ai expliqué au nouvel entraîneur (Michel), et il m’a donné raison. Un match contre Monaco, I votreancien club est un moment particulier ? Oui. Ce seraspécial sur le plan émotionnel,parce que j’ai des amis en Principauté. Contre l’ASM, ce sera d’ailleurs très difficile, parce que Monaco veut également une place sur le podium en fin de saison. Blessé, Toulalan est forfait. Qu’est-ce que ça change ? C’est un élément clé de leur équipe.ÀMonaco, il est très important dans leur dispositif parce que c’est un très bon récupérateur.À nous d’en profiter avec les joueurs qui seront au milieu du terrain. Quel est le point fort de l’ASM ? Je pense que le jeu de RETRO Lucas Ocampos : delalumière... àl’ombre Lucas en sauveur àLeverkusen. (Photo E.Dulière) très puissant, solide sur ses appuis. Il n’est pas le prototype du joueur argentin raffiné, qui aime toucher plusieurs fois le ballon dans les petits espaces. C’est un joueur moderne. » Monacorepose d’abordsur une défense très solide. On l’avulasaison dernière. Mais au milieu de terrain, il yaaussi des joueurs qui peuvent faire la différence. Idem en attaque. Quelles sont les principales différences entrel’OMetl’ASM ? Marseille est un grand club, avec beaucoup plus d’histoire, beaucoup plus de prestige que l’ASM. Le stade aussi est beaucoup plus grand. C’est la grande différence. Dans ce championnat, l’OM est plus àl’aise à l’extérieur.Pourquoi ? Au Vélodrome,c’est vrai qu’on adumal.C’est plus difficile pour nous. Mais on va essayerdechanger cela dès dimanche. Depuis quelques semaines,leVélodrome ne fait plus le plein. Déçu ? Il est difficile de demander aux supporters de venir au stade. En plus,onaeuune période avec des mauvais résultats,donc ce n’est pas simple pour nos fans. Mais on se sent soutenus,et ce quel que soit le nombre de supporters présents au Vélodrome. FLORIAN FIESCHI, ÀMARSEILLE L’étiquettedu « super sub » Après cinq buts, deux passes décisives et 13 titularisations en championnat, Ocampos accédait à la L1 avec Monaco. Intéressant. L’année d’après la grosse armada, Moutinho, Falcao, James & co. débarquait. Dans l’ombre deces géants, Lucas claquait 7buts pour une passe, sous les yeux de son père toujours accompagné du drapeau argentin au Louis-II. Mais de plus en plus, il s’est enfermé dans le rôle du « super sub », perdant une place de titulaire en fin de saison au profit des James, Carrasco, RivièrevoireGermain. Toujours volontaire et généreux, il espérait surfer sur un nouvel élan avec l’arrivée en 2014 de Jardim. Titularisé lors des trois premières journées, Monaco foirait son entame de championnat. Le début de la fin de son histoire sur le Rocher. Le but importantissime du hold-up à Leverkusen (1-0) en Ligue des Champions n’a pas effacé cette impression de gâchis. Au point de le prêter à l’Olympique de Marseille àla trêve. Comme signe de désamour, on ne peut faire mieux. Surtout qu’offensivement, l’ASM se cherchait encore. Quand àlafin de la saison l’OM proposait un chèque d’environ 7 millions d’euros pour le garder définitivement, les dirigeants monégasques n’hésitaient pas une seule seconde. Aujourd’hui, ceux qui attendent l’éclosion « du vrai Ocampos », sont de moins en moins nombreux. Pour sa cinquième saison en France, l’Argentin, capable de quelques jolis coups de pétards ne rayonne toujours pas. FABIEN PIGALLE V



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