Monaco-Matin n°2015-11-28 samedi
Monaco-Matin n°2015-11-28 samedi
  • Prix facial : 1,50 €

  • Parution : n°2015-11-28 de samedi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 69,9 Mo

  • Dans ce numéro : « Ils étaient le visage de la France »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Monaco À2ans de la retraite, le facteur Giuseppe Boffa aappris par le directeur de la Poste Monaco qu’il allait être « remis àladisposition de la Poste française », entre choc et incompréhension A près son service, aujourd’hui, il doit libérer son casier, rendreses badges professionnels et ses clés. La fin de 37 ans de carrière àMonaco pour Giuseppe Boffa, 57 ans, que le directeur de la Poste Monaco Jean- Luc Delcroix remet àladisposi- tion de la Poste française. Le facteur est nommé àCap-d’Ail àpartir du 1er décembre. Àdeux ans de la retraite, pour lui, c’est le choc. Àl’Union des Syndicats de Monaco, il est aux côtés de sa compagne et d’Olivier Cardot, secrétaire général adjoint. Pourquoi une telle situation ? Il explique. L’élément déclencheur pourrait êtreunévénement qui s’est produit le 16 septembre. Ce jour-là, à 6h30, au tri général, il est question de tâches supplémentaires non payées. Et puis un collègue ne se sent pas bien. Giuseppe Boffa l’accompagne dehors quelques minutes avec d’autres collègues. L’ambiance se calme très vite et tout le monde reprend le travail… Aujourd’hui, le directeur de La Poste Monaco dit lui-même qu’il s’agit d’un « non-événement », donc sans lien avec sa décision de le muter àlaposte de Cap-d’Ail à partir du 1er décembre. « Sanction disproportionnée » Pourtant, Giuseppe Boffa explique qu’à partir de ce moment-là, son directeur l’« accuse de tous les maux, [le] mets plus bas que terre » lorsqu’il est convoqué dans son CORRECTIONNELLE Un an de prisonferme pour 300000 euros de chèque sans provision Un stylo et un carnet de chèques en bois pour avoir de l’argent facilement. Grâce à cette combine astucieuse, Antonio a « acheté », de novembre 2013 à mars 2014, 300000 € de bijoux auprès de commerçants sans le moindre débours ! Puis il a mis ces joyaux en gage au Mont-de-Piété afin de récupérer divers prêts consentis. Mais la roue de la fortune tourne. Cet Italien devait comparaître il y a quelques jours devant le tribunal correctionnel. Absent à la barre,il a écopé d’un an de prison ferme, lancement d’un mandat d’arrêt international et versement de S’il retourne en France, Giuseppe Boffa perd 12% de salaire, son treizième mois et n’aura pas de tournée fixe. Lui estime que c’est injuste, son directeur assure que « cen’est pas une sanction ». (Photo J.D.) bureau. « Ilm’a dit que ça allait être fini pour moi », assurelefacteur,ensanglots. C’est Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’Union des Syndicats de Monaco, qui poursuit. « S’il part à Cap-d’Ail, il n’aura pas de tournée fixe, perdra 12% de salaire et son 13 e mois. Après 37 ans sans aucun avertissement, c’est tout simplement inhumain. C’est une sanction. Et une sanction totalement disproportionnée ! Les salariés sont tétanisés par le directeur de La Poste Monaco. Son autorité est exclusive. » 50000 € aux victimes en attendant l’audience civile du 26 janvier prochain pour quantifier le montant des intérêts. Cela ne fait aucun doute : le prévenu était en Principauté pour mener la grande vie. Il ne se refusait rien et il arborait d’une manière des plus ostentatoires son goût prononcé pour les montres de grand luxe. Rusé, habile et subtil, cet homme « mettait en confiance les négoces de bijoux, a rappelé le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, en jouant le bon client… » Coté plaignants, ils expriment leur empathie quand ce Avec un brin d’ironie, Olivier Cardot tient àreprendreune citation du livredeJean-Luc Delcroix, « Le management stratégique, d’abord humain ». « Pour Jean-Luc Delcroix, un manager moderne n’impose pas ses décisions, il fait des choix en créant un espace de confiance à renforcer,grâce à son savoir-être et son savoir-faire. Pour cela, il évite l’autoritarisme qui enferme et réduit la communication. (...) » Bien sûr,Jean-Luc Delcroix n’a pas la même analyse de la situation. D’ailleurs, pour lui, la remise à la disposition de la Poste française de client leur « parlait de sa mère et des bijoux destinés à son épouse. Il nous demandait de retarder l’échéance par des chèques antidatés. On avait confiance, car il habitait Monaco et on arrive toujours àse faire payer avec l’aide des policiers. On lui a même prêté des bijoux avec un contrat de garantie.Leclient signe un formulaire de dépôt… Il ne peut rien nous arriver ici… » Les avocats des parties civiles demandent d’obliger ce collectionneur d’objets de luxe à outrance de rembourser leurs clients plus les provisions. Mais pour M e Arnaud Cheynut, « ces bijoux ne sont plus négociables au tarif de Giuseppe Boffa « n’est pas une sanction. » « C’est un électron libre » Par ailleurs, le directeur de La Poste Monaco souligne que la décision aété prise de façon « collégiale, suite à la réunion d’un comité exécutif de La Poste Monaco. Cette solution est la plus simple. » Mais comment expliquer une telle décision si l’épisode du 16 septembre est un « non-événement » de l’avis des deux parties ? Jean-Luc Delcroix affirme : « L’ensemble de l’encadrement dit qu’il est difficile Une audience civile doit se tenir le 26 janvier prochain. (Photo archives M. A.) nice-matin Samedi 28 novembre 2015 37 ans en posteàMonaco, il doit retourner en France de travailler avec Monsieur Boffa. Lui dit qu’il y a des problèmes alors qu’il n’y en apas. En 2013, Giuseppe Boffa aété évalué par son supérieur comme un « agent devant gérer son self-control en cas de désaccord avec ses collègues ou sa hiérarchie ». En 2014, une nouvelle évaluation précise qu’il « doit continuerson effortpour avoir un meilleur relationnel et ne pas hésiter à faire des propositions en vue de facilité le travail d’équipe » ». « Monsieur Boffa a démontré une fois de plus qu’il ne faisait plus confiance àson encadrement. Il a démontré qu’il a porté sur la place publique une situation dans l’unique but de défendre ses intérêts propres. Il ne respecte pas l’autorité. Il pense toujours détenir la vérité. C’est un électron libre. C’est toutefois quelqu’un qui fait correctement son travail. Mais il aun comportement qui fait que, pour ses collègues, c’est difficile. Il parle négativement de sa hiérarchie. Je suis là pour assurer la paix sociale. La remise à disposition de Monsieur Boffa est une mesure qui va lui permettre de quitter un environnement professionnel qu’il ne supporte plus et dans lequel il n’a aucune confiance. À Cap-d’Ail ça ira mieux. » Ca n’ira certainement pas mieux à partir du 1er décembre. Hier, Giuseppe Boffa a craqué. Le médecin l’a mis en arrêt maladie pour quinze jours. JOELLE DEVIRAS l’époque. Les cours de l’or se sont effondrés depuis… » Alors les sommes à verser par le prévenu varient entre 36500 €, 125000 € et 7500 €. Le procureur Alexia Brianti remarquera finement : « Le prévenu brille par son absence : ilaquitté précipitamment la Principauté ! Son passage aura été douloureux pour des commerçants et des institutions administratives avec le non-paiement des cotisations sociales. C’est un professionnel de la délinquance financière qui a également sévi en Italie et en Belgique. Une peine ferme de six mois. » Le tribunal doublera la mise. J.-M. F.
Monaco Üntra nui (entre nous) La cloche de la chapelle de la Miséricorde a150 ans Retrouvez chaque mois la chronique monégasque, proposée par le Comité national des traditions monégasques L acloche de la chapelle de la Miséricorde, don du Prince Charles III, a150 ans (1). Le 13 juin 1639 le Prince Honoré II posa la première pierre de la chapelle qui devait abriter la nouvelle confrérie des pénitents noirs qui s’était placée sous les auspices de Notre-Dame de la Miséricorde. La construction de l’oratoire nefut terminée qu’en janvier 1646. Après l’épisode révolutionnaire elle redevint en 1824 le sanctuaire delavie religieuse monégasque et le siège de la Vénérable Archiconfrérie de la Miséricorde après la fusion des pénitents blancs et noirs.Ce texte de Lazare Sauvaigo qui fut vice-président du Comité National des Traditions Monégasques et enseigna l’HistoiredeMonaco dans les écoles, paru dans Rives d’Azur en 1956, illustre, de fort belle manière, les constantes marques de bienveillance et d’intérêt que l’Archiconfrérie et leur chapelle reçoivent de leurs Prieurs d’Honneur, les Princes Souverains de Monaco. « Denos jours, lorsque le soir au crépuscule, oubien le matin à l’aube, une brise fraîche et toute parfumée de la senteur des pins de Saint-Martin, porte au loin l’Angélus que sonne la cloche de la Miséricorde, de rares personnes, j’en suis certain, connaissent encore son histoire. Aussi vous la raconterai-je en quelques mots. Ce fut le Prince Charles III qui donna cette nouvelle cloche à la chapelle de la Miséricorde en mémoire de son auguste épouse la regrettée Princesse Antoinette. Le 21 novembre 1865, Joseph Ramin, curé de Saint-Nicolas depuis quelques jours, demandait à l’évêque de Nice Mgr Sola (Monaco était alors sous l’autorité de ce prélat) l’autorisation de baptiser cette cloche et de faire toutes les cérémonies que l’église prescrit en pareille circonstance. Le 22 du même mois l’évêque de Nice donnait son approbation et le 26 le baptême avait lieu. La nouvelle cloche toute parée de fleurs blanches se trouvait au milieu de la chapelle. Le parrain, le baron Imberty,Gouverneur Général de la Principauté et la marraine la comtesse Gastaldi, Dame d’Honneur du Palais, se tenaient debout près de la cloche.Dans la chapelle il y avait aussi toutes les autorités du Palais, du Gouvernement et du Tribunal, les Confrères et Consœurs de la Miséricorde, ainsi que toute la population : hommes femmes, enfants. Alors Monsieur le curé Ramin fit un magnifique sermon et après avoir remercié, de ce don précieux, S.A.S. le Prince au nom de la Confrérie des Pénitents et de tous les Monégasques, compara la cloche à un nouveau-né et La chapelle de la Miséricorde. (Photo DR) dit : « Pour qu’elle soit reconnue de Dieu il faut la transporter dans l’église, lui donner un parrain et une marraine, un nom et la baptiser ». Puis il prononça les paroles sacramentelles : « Que cette cloche soit sanctifiée et consacrée, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Après quoi, il la lava en dedans et au dehors avec de l’eau bénite, traça sur elle onze signes de croix, sept à l’extérieur avec l’huile sainte, quatre à l’intérieur avec le A campana d’a capela d’a Misericòrdia gh’à 150 ani U13deSan Giuane d’u 1639, uPrìncipu Nuratu II à pusau aprima pèirad’a Capela che devëva assustàa nœvacunfraternitàd’i batü negri, mëssa sutaurecatu d’aMadona d’aMisericòrdia. Acunstrüçiùn de l’Uratori èstà ürtimà ün zenà d’u 1646. Dopu ëtribülaçiue revulüçiunàrie èturna deventà,ün1824, usantüari d’avitareligiusa munegasca easede d’aVeneràbile Arcicunfreria d’aMisericòrdia dopu afüsiùn d’ibatü gianchi ed’i batü negri. Achëstu testu de Lazare Sauvaigo,che èstauvice-presidente d’uCumitau Naçiunale d’ë Tradiçiue Munegasche eche àünsegnau aStòriadeMùnegu ünt’ë scœre, èstaupüblicau ünte Rivesd’Azur ün 1956. Ilüstra, cun maèstria, icunstantisigni de benevurençae d’ünteressu che l’Arcicunfreriaeaso’Capela an sempre Le clocher de la chapelle. (Photo DR) reçëvüu da isoi priui d’unù, iPrìncipi suvrai de Mùnegu. « Ugiurnu d’ancœi, qandu asëraal’antebrün, opüra amatìn al’arba, ün’ariëta frescaetüta parfümà dai pin de San Martìn porta au lonzi l’AveMaria che sona a campana d’à Misericòrdia, ben pochi, ne sun sügüru, cunusciun ancuraaso’stòria. Tambèn v’acœnterò ün poche parole. Èstau uPrìncipu Carlu terçu che àdau chëlanœva campana âcapelad’a Misericòrdia ün memòria d’aso’cara epòvera muyè, aPrincipessa Antuaneta. U21denuvembred’u 1865, Giausé Ramìn, cüratu de San Niculau, despœi pochi giurni, demandava au vëscu de Nissa, Don Sola (Mùnegu eraachël’epoca suta l’auturità de chëlu vëscu) apermissiùn de batezàchëla campana edefà tüteëçeremònie che a gèija urdona ün tale casu. U22d’u meme mëse u vëscu de Nissa dava apermissiùn eadumènëga 26 u batezàavëva lœgu. Anœva campana, tüta garnia de sciuregianche eraün mitàn d’aCapela. Upairìn, uBarùn Imberty,Guvernatù generale d’uPrincipatu, eamairina, a Cuntessa Gastaldi, Dama d’Unù d’uPalaçi, se tegnëvun driti pressu de chëla campana. Ünt’a capela gh’erun tambèn tüteë auturitae d’uPalaçi, d’uGuvernued’u Tribünale,ësureleeifrateli d’a Misericòrdia, tüti iomi, ë doneeifiyœi de Mùnegu. AluraucüratuRamìn gh’à fauüna magnìficaprèdica edopu avèrengraçiau u Prìncipu aunume d’aCunfreria d’aMisericòrdia ede tüti iMunegas−chi de chëlu preçiusu regalu àparagunau acampana aün nice-matin Samedi 28 novembre 2015 saint Chrême, l’encensa et lui donna le nom d’Antoinette. Le parrain et la marraine la firent ensuite tinter.Après la cérémonie la cloche aété hissée au sommet du clocher et depuis ce jour-là sa voix d’argent nous apporte avec l’allégresse de son joyeux carillon, ou bien avec la tristesse de son glas, les bonnes ou les mauvaises nouvelles » (2). (1) Sur cette cloche fut mentionné le don par une inscription gravée sur le bronze : « EXDONO SERENISSIME PRIN. CAROLI III IN MEMORIAM SERENISSIMI PRIN. ANTONIAE UXORIS QUAE MONOECI X FEBR. MDCCCLXIV OBIIT. » (Don du Sérénissime Prince Charles III en mémoire de la Sérénissime Princesse Antoinette sa femme décédée à Monaco le 10 février 1864.) (2) Graphie et traduction de l’auteur.Voir l’article de René Stefanelli dans lesAnnales Monégasques n°20 de 1996 : Sete pueti munegaschi (sept poètes monégasques). Le proverbe Le proverbe du mois AlaSainte-Catherine (25 novembre), les montagnes font farine (se couvrent de neige), les chataîgnes tournent le dos (disparaissent). Upruverbi d’u mese  Santa Caterina, ë muntagne fan farina, ë castagne virun a schina. fiyœdenascença eàditu : « Periesse recunusciüa da Diu fò purtàra ün gèija, dàghe ün pairìn eüna mairina, dàghe ün nume ebatezàra ».Pœi àprununçau ë parole d’alitürgia : « Che chëla campana sicesantificà ecunsacràaunume d’u Pàire, d’uFiyu ed’u Spìritu Santu ». Dopu r’àlavàdrüntu e fœra cun l’àiga benita, pœi gh’à fauunzesigni de cruje,setefœracun l’œri santu, qatru drüntu cun a santa Crisma, r’àincensà e gh’à dau unume d’Antuaneta. Upairìn eamairina aluragh’an fauciucàubatayu. Dopuaçeremònia a campana èstà issà âçima d’ucampanìn dunde despœi chëlu giurnu aso’vuje d’argentu ne porta, cun l’alegria d’usorepichëtu, opüracun atristessa d’isoi signi, ëbone o ëmarrie nœve. »



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