Monaco-Matin n°2015-09-18 vendredi
Monaco-Matin n°2015-09-18 vendredi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-09-18 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 89,6 Mo

  • Dans ce numéro : drame sur l’A8... 1 mort et 25 blessés.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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France Appel àlagrève àAir Francele5octobre L es syndicats CGT et FO d’Air France ont décidé, hier, delancer un appel àlagrève le 5octobre, àlaquelle pourrait se joindre l’UNSA, pour protester contrel’éventualité d’un plan massif de licenciements. Aucun syndicat de pilotes et de personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses et stewards) n’appelle àcesser le travail, adit àl’AFP Mehdi Kemoune (CGT). Mais l’appel àlagrève « couvre tout le monde », a-t-il précisé. En outre, l’ensemble des organisations syndicales ont appelé àune journée d’action le même jour,àl’ex- ception delaCFDT et de la CFE-CGC, absentes de la réunion intersyndicale tenue cejeudi. Des rassemblements àRoissy et dans différentes escales sont prévus. L’UNSA va consulter ses militants avant de décider si elle se joint à l’appel àlagrève, aindiqué son secrétaire général, Nicolas Gleyze. Un comité central d’entreprise (CCE) d’Air France doit se tenir le 5octobre, trois jours après un conseil d’administration qui pourrait décider d’un plan social touchant entre 5000 et 8000 postes, toutes catégories de personnel confondues, aindiqué M. Kemoune. « Face àcette menace, il n’est pas question qu’on laisse faire la direction », ajustifié le syndicaliste. Il s’agit de lui « donner un avertissement »,aajouté Didier Fauverte, secrétaire (CGT) du CCE. La direction afait savoir qu’elle procèderait àune réduction de sa flotte en cas d’échec des négociations sur 6 - AL1 -dde La CGT et FO ont lancé l’appel à la grève, L’UNSA pourrait rejoindre le mouvement. (Photo LP/Guy Gios) de nouvelles mesures de productivité, qui se tiennent jusqu’à fin septembre. De nombreux licenciements pourraient alors intervenir. Le plan stratégique « Perform2020 », au cœur des discussions,prévoit de réaliser 1,1 milliard d’euros d’économies chez Air France d’ici à2017. « Air France concentre toutes ses énergies sur les négociations en cours pour mettre en œuvre le plan de productivité et de croissance Perform2020 », aindiqué àl’AFP un porte-parole du groupe. « Ilest dans l’intérêt de la compagnie, de ses personnels et de ses clients de jouer collectif et de tout faire pour éviter de perdre des passagers », a-t-il ajouté. Jusqu’à présent, les négociations étaient au point mortenraison d’un différend entre lacompagnie et son syndicat de pilotes majoritaire SNPL, sur l’application du plan précédent, « Transform » (2012-2015). Mais le dialogue doit reprendre vendredi. « Transform » s’est accompagné d’environ 5500 suppressions de postes, par des plans de départs volontaires et des départs àlaretraite non remplacés. L’ancienne compagnie nationale comptait quelque 52 500 salariés en CDI et CDD fin 2014. Expérimentation des salles de shoot : le Sénat donne son feu vert Déjà adopté à l’Assemblée nationale, le projet a été adopté par le Sénat. (Photo LP/Benoit Hasse) Le Sénat, pourtant à majorité de droite, a donné, hier, son feu vert au principe de l’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque, communément appelées « salles de shoot », pendant six ans maximum, àl’occasion de l’examen du projet de loi santé. Al’issue d’un débat passionné, une majorité de sénateurs, essentiellement de gauche, arejeté àmain levée des amendements de suppression de l’article 9 du texte qui prévoit ce dispositif, suivant ainsi l’avis du gouvernement et celui de la commission des Affaires sociales. Insuffisamment nombreux, l’ensemble des sénateurs Les Républicains (LR) présents ont voté pour la suppression, à l’exception d’Alain Milon et de Catherine Deroche, tous deux rapporteurs. Elisabeth Doineau (UDI- UC), troisième corapporteur et sénatrice de Mayenne, a aussi voté contre lasuppression. « Les salles de shoot ne soignent pas et ne sèvrent pas, mais banalisent et facilitent l’usage des drogues dures », a critiqué Jean-Pierre Grand (LR), auteur d’un amendement de suppression. « Les CHU comportent d’excellents services d’addictologie. Laissons-les travailler ! On fait comme si rien n’existait », adéclaré GilbertBarbier (RDSE), qui avait déposé un amendement identique. « Ces salles de consommation àmoindre risque –je préfère ce terme àcelui, médiatique, mais connoté, de salles de shoot –neserontpas installées sans l’accord dumaire », aassuré Catherine Deroche. « Ils’agit d’une expérimentation »,arappelé la ministredelaSanté Marisol Touraine, alors que le principe de l’expérimentation de ces « salles de shoot » adéjà été adopté par l’Assemblée nationale. nia Cettefois, cayest. C’est vraiment la rentrée. Une rentrée râleuse et protestataire comme il se doit, dans un pays qui compte à peu près autant d’habitants que sujets de mécontentement. Grèvedes enseignants contrelaréforme des collèges, et notamment contre l’« interdisciplinarité »,vécue comme une menace pour les disciplines académiques dont ils tirent leur légitimitéetleur autorité. Grogne des professeurs des écoles et des parents d’élèves contre le Conseil supérieur de l’Education, qui voudrait remplacer des notes de 0 à 20 par une notation de 1à4–information d’ailleurs aussitôt démentie par NajatVallaud-Belkacem. Grèvedes personnels de l’Assistancepublique-Hôpitaux de Paris contre le projet de réaménagement des 35 heures visant àréduirelenombredejournées de RTT–dont ils avouent qu’ils n’arrivent pas à les prendre. Colèredes patrons contrele gouvernement qui, revenant sur ses engagements, décide de reporter de trois mois la baisse de cotisations sur les salaires prévue pour le 1er janvier prochain. Enième admonestation de la Cour des Comptes soulignant l’incapacitédes pouvoirs publics à équilibrer les comptes de la sécurité sociale. Et face àcela, un pouvoir coincéentresapromesse de baisser les impôts et la nécessité de financer la kyrielle de dépenses nouvelles annoncées au fil des jours (fonds de soutien aux collectivités locales,accueil des réfugiés,renforcement de la policeaux frontières, on en passe…). Entre l’engagement de réduire les dépenses publiques et la peur de mettreles étudiants dans la rue,s’il osait toucher,par exemple,aux aides au logement. feinina Le magazine féminin de votre quotidien régional CHAQUE DIMANCHE, des portraits, des ambiances, des styles... et sur www.femina.fr Par CLAUDE WEILL La rentrée des frondes « Ingouvernables,les Français ? Non, mais souvent mal gouvernés », La France quoi… Ce drôle de pays dont le grand sociologue franco-américain Stanley Hoffmann, décédé ce 13 septembre, aura passé sa vie à étudier les mœurs politiques étranges, avec une luciditéindulgente. CetteFranceaddictà la dépense publique et allergique àl’impôt. Qui vénèrel’égalitéetcultiveles statuts et les corporatismes. Qui exige tout de l’Etat et n’en attend plus rien. Qui se passionne pour la politique et détesteses politiciens. Qui toujours réclame des réformes,mais justement pas celle-là, et pas maintenant. Ingouvernables,les Français ? Non, mais « souvent mal gouvernés », et surtout « ayant du mal àse gouverner », concluait Hoffmann, dans un fameux article de la revue Pouvoirs,que je ne résiste pas au plaisir de citerici : « Certes, les Français aimentsesentir gouvernés,et le climat politique est toujours morose ou amer lorsqu’ils ontlesentiment qu’ils ne le sontpas. Mais ils ne sont toujours pas sortis d’un cercle à la fois vicieux et familier : l’ample rôle de l’État et de sa bureaucratie résulte non pas simplement de l’Histoire, mais de ce phénomène historique analysé par Tocqueville : l’incapacité des Français à prendre leurs affaires en main. Et de ce fait, un État qui donne toutes les apparences de la forceest, en fait, souventfaible, soit quand il se laisse coloniser par les intérêts qu’il est censé réglementer, soit quand sa réglementation se heurte à la résistance des sujets qui s’estiment mal pris en compte, soit quand, ayantabandonné certains de ses pouvoirs à la société civile, il découvreque celle-ci est incapable de les prendre en charge, faute d’organisations aptes à les exercer(…), dans la mesure où beaucoup d’entre elles,y compris les syndicats,manquentd’adhérents(il en est de même des partis). » Ce textedate de 1994. Il n’a pas pris une ride.
nice-matin France Vendredi 18 septembre 2015 François Fillon : « Un contrat de confianceavecles Français » S’il est élu président de la République en2017, l’ancien Premier ministre veut agir vite et fort. Dans Faire, son livre àparaître lundi, il décline ses orientations, axées sur la liberté et la vérité M oins agité que Sarkozy, plus résolument réformateur que Juppé : c’est en labourant cet étroit sillon que François Fillon espèreressusci- ter son destin présidentiel et fairementir des sondages qui le donnent pour l’heurelargement battu lors de la primairerépublicaine. Libérer l’économie, décharger les Français du fardeau administratif qui leur fait plier l’échine, tel est le credo de Faire (1), son livrequi sortira lundi. Un ouvrage hybride. Il yrevient sur son parcours et ses engagements politiques, yfend sommairement l’armature, comme un passage obligé, en évoquant ses passions pour la course automobile et... l’alpinisme. Surtout, il ydécline un pré-programme présidentiel pour le moins précis, assorti d’une méthode de gouvernance qui ne l’est pas moins. « Celivre, a-t-il confié aux journalistes réunis par son éditeur hier à Paris, est d’abord le résultat d’un tour de France que j’ai entrepris, dans la discrétion et l’humilité, après avoir quitté Matignon. J’ai voulu aller voir les gens, les écouter, m’expliquer aussi auprès d’eux. Et j’en ai retenu deux choses essentielles : dans 80% des cas, la réponse à leurs attentes tient dans le mot liberté. Nous sommes dans un pays qui n’en peut plus de crouler sous une avalanche de lois, de normes, de taxes. Les Français attendent que l’Etat leur fasse confiance et soit simplement loyal avec eux. » Des réformes au pas de charge Ses propositions en découlent, radicales en matièrede libéralisation du travail, suppression des 35 heures et retraite à 65 ans notamment (lire ci-dessous). L’ancien Premier ministre s’engage également sur un calendrier « Une dizaine de mesures » François Fillon réitèredans son livre un certain nombre de propositions qu’il a déjà évoquées publiquement. -L’abrogation des 35 h au profit d’accords d’entreprises. -L’augmentation du temps de travail de 35 hà39h dans la fonction publique. -Laréduction de la dépense publique de 110 milliards d’euros en cinq ans. -La simplification du code du travail « en y gardant les 150 pages qui garantissent les normes sociales, les principes fondamentaux et en renvoyant tout le reste àla négociation ». -Lamise en œuvred’un contrat de travail unique à droits progressifs. -Lepassage à65ans de l’âge légal de la retraite. -La suppression de l’encadrement des loyers, pour relancer le marché immobilier. -La suppression de l’impôt sur la fortune « qui au nom d’une égalité purement oratoire adétourné de la France des milliards d’investissement ». -L’allégement de 50 milliards d’euros des charges des entreprises. -Lamise en place d’une prestation sociale unique, qui se substituerait à toutes celles existantes (RSA, prime pour l’emploi, minimum vieillesse…). -Larevalorisation et l’assouplissement de l’apprentissage qui serait placé sous l’autorité des régions. -Levote par le Parlement de quotas annuels d’immigration. « Sijesuis élu en 2017, j’agirai immédiatement en suivant un calendrier et une méthode que je suis déjà en train de tracer… Une dizaine de mesures seront prises entre juin et septembre », prioritairement celles concernant l’âge de la retraite, les 35 heures et la simplification du code du travail. « Jesuis allé voir les gens, jeles ai écoutés. » (Photos PQR Ouest-France etIP3) Quand on essaie, évidemment, de le lancer sur le sujet Sarkozy, François Fillon met aussitôt le clignotant. « Ce n’est pas l’objet du livre et je suis d’ailleurs plutôt sympa avec lui dans les quelques lignes que je lui consacre... » Vrai. Dans le chapitreoùilévoque l’ancien Président, Fillon le fait sans acrimonie palpable. Presque trop gentil pour êtrehonnête : « Nos rapports ont été solides, francs. » Il avoue certes lui avoir présenté à deux reprises sa démission, immédiatement refusée, mais loin des ricanements médiatiques, il dépeint une réalité plus complexe, plus surprenante parfois. « J’ai vu Nicolas Sarkozy de mise en œuvrededix réformes dès les cent premiers jours de son mandat. Au bout de ces trois mois, il souhaite en outre interroger les Français par référendum sur trois questions cruciales à ses yeux : l’instauration de quotas d’immigration qui seraient votés chaque année par le Parlement ; une recomposition territoriale qui passerait par « une fusion des départements dans les régions et des communes dans les communautés, pour ramener le millefeuille administratif de quatre à deux strates » ; etenfin une réduction du nombredeparlementaires, « les députés passant de 577 àenviron 400 et les sénateurs de 343 àenviron 200 ». Nouveau miracle ? Fillon, déjà snobé par certains de ses amis politiques d’hier,pourrait bien en perdrequelques autres dans l’affaire... Il n’a de toute façon souffrir et douter.Jel’ai vu étrangement pondéré, presque contemplatif, quand tout s’agitait autour de lui. Et la prudence que l’on était enclin à m’attribuer fut régulièrement de son côté plutôt que du mien. D’une certaine façon, il semblait chercher le compromis, comme s’il voulait éviter ce procès en extrémisme que ses adversaires n’ont cessé de lui intenter. Sur certains sujets – 35 heures, réforme des retraites –, j’aurais voulu que nous allions plus loin. » La seule véritable pique est finalement laconique, àfront renversé comme pour mieux convaincre ceux qui doutent de son propre caractère... Fillon salue en plus guèrelechoix. Distancé, il veut apparaîtrecomme le candidat de la véritable rupture, proposer un « contrat de confiance aux Français », là où Alain Juppé, qui s’inscrit dans la même démarche, entend incarner une réforme un tantinet plus apaisée. Quand on lui demande s’il s’en veut de n’avoirpas vu le coup (de Copé) venir en 2012, son regard s’embrume. « Si, évidemment. » Même s’il assure qu’il reste du temps, qu’une primaire ouverte rebattra les cartes, François Fillon sait avoir raté l’entrée de l’autoroute présidentielle qui s’ouvrait devant lui fin 2012. Il s’en trouve plus libre et veut croire que c’est sa chance. L’alpiniste, miraculé d’une chute àpic dans les Pyrénées dans les années 70, se sent encore capable de renverser le cours de l’histoire. THIERRY PRUDHON tprudhon@nicematin.fr 1. EditionsAlbin Michel, 315 pages, 20 €. « J’ai vu Sarkozy souffrir et douter » « Une bombe à retardement » Au plan international, François Fillon milite pour le retour de ce qu’on qualifiera –lui n’utilise pas le terme –de « real-diplomatie ». Avouant avoir apprécié ses échanges, souvent tendus mais francs,avec Poutine, il « n’imagine pas que l’on puisse résoudre les problèmes du Moyen-Orient sans y associer l’Iran ni la Russie ». Concernant la politique migratoire, il pose deux principes complémentaires : « Ledroit d’asile est intouchable mais doit être accompagné d’une gestion intraitable des immigrés clandestins. » Outredes quotas annuels d’immigration, il propose de « subordonner l’accès aux prestations sociales à deux ans de résidence régulière, de remplacer l’aide médicale d’Etat par une dispense temporaire de frais limitée aux urgences » et « de conclure un nouveau Schengen prévoyant la création d’un corps de gardes-frontières et une surveillance renforcée des voies migratoires ». « Envenant s’ajouter àlacrise grecque et au référendum britannique, la question migratoire, dit-il, est une bombe à retardement qui peut faire exploser l’Union européenne. » Vite dit ! Sarkozy « unextraordinaire combattant, mais un homme d’Etat vulnérable aux humeurs de l’opinion. Je suis moins malléable, moins perméable ». Globalement, l’ancien Premier ministre estime que lui et le Président ont été trop timorés dans les réformes de 2007 à 2012. « Leprojet politique n’était au fond pas un projet de rupture, dit-il, ce n’est pas le procès de Nicolas Sarkozy mais une responsabilité que j’assume aussi. Même si les événements extérieurs ont compliquéles choses, nous aurions dû faire davantage, sur les 35 heures ou la réduction des déficits par exemple... » « Valls ne peut pas être le candidat des socialistes en 2017, il n’est pas de gauche. » « La logique d’ingérence ne fonctionne plus. Une fois que vous vous êtes ingérés, vous ne pouvez pas partir, il faut gérer. Et cela s’appelle alors la colonisation. » « En 2002, Chirac m’avait appelé pour me demander ce que j’aimerais faire si on gagnait. Je lui avais dit qu’il y avait deux domaines dans lesquels je ne me sentais pas prêt, les Affaires sociales et l’Education nationale... Et j’ai eu droit successivement à ces deux ministères ! » « Lareligion musulmane doit aujourd’hui accepter tout ce que le catholicisme a accepté au cours des décennies passées. »



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