Monaco-Matin n°2015-09-17 jeudi
Monaco-Matin n°2015-09-17 jeudi
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°2015-09-17 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : SCIC Nice-Matin

  • Format : (277 x 395) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 87,2 Mo

  • Dans ce numéro : Tour Odéon... procès en vue.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Côte d’Azur CUEILLETTE DE POMMES 4- Tous les jours 10/18h. VIDALFBAN À parer da M puis RN7jusqu'à Vidauban. Au centre du village prendre la Le en direction de Lorgues Tél. 04 94 99 73 00 - wwwastros.fr L’affaire de la tour Odéon renvoyée devant la justice Le maire de Beausoleil et deux entrepreneurs monégasques comptent parmi les onze personnes qui seront jugées en correctionnelle à Marseille, dans ce sulfureux dossier de corruption présumée Elle toise fièrement Monaco, du haut de ses 170 mètres et 49 étages. Mais la tour Odéon, « la plus luxueuse du monde », n’en a pas fini avec les soupçons de corruption qui ont accompagné sa sortie de terre. En 2016, le tribunal correctionnel de Marseille devra dire si ces accusations étaient fondées ou non. Un coup de filet retentissant, six années d’instruction et, à l’arrivée, onze personnes renvoyées en correctionnelle. L’affaire « mains propres », qui avait fait l’effet d’une bombe à l’est des Alpes-Maritimes, connaîtra bien une issue judiciaire. La juge Christine Saunier-Ruellan, de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, a inscrit le point final, lundi dernier, de l’information judiciaire longtemps conduite par son prédécesseur Charles Duchaine. Elle a, dès lors, notifié leur renvoi en correctionnelle aux mis en examen. Parmi eux figure Gérard Spinelli, 60 ans, maire de Beausoleil soupçonné d’avoir laissé édifier la tour moyennant pot-de-vin (au moins 65 000 €). Mais aussi les frères Claudio et Paolo Marzocco, entrepreneurs monégasques et promoteurs de la SCI Odéon. La justice leur reproche d’avoir corrompu Gérard Spinelli par le biais d’Ange-Roméo Alberti, dit « Lino », 68 ans, patron d’une entreprise de BTP azuréenne. Des faits vigoureusement contestés par l’ensemble des intéressés. Deux affaires en une Mais l’affaire « mains propres » ne se cantonne pas à l’imposante et fastueuse tour Odéon. Elle se prolonge du côté de Saint-Jean-Cap-Ferrat, « la presqu’île des milliardaires », où les soupçons de blanchiment et fraude fiscale entourant Lino Alberti avaient conduit les policiers jusqu’à la famille de René Vestri. Mis en examen dans ce dossier, le sénateur-maire de Saint-Jean est décédé en 2013. Plusieurs membres de sa famille restent toutefois poursuivis dans ce volet. Pot-de-vin et blanchiment au cœur de l’enquête Deux affaires en une, donc, pour un procès qui se tiendra vraisemblablement à compter du printemps prochain à Marseille, où le dossier a été instruit. La volumineuse ordonnance de renvoi (plus de deux Il n’est pas poursuivi par la justice française, mais c’est de lui qu’est partie l’enquête. En 2007, Giovanni Tagliamento, ressortissant italien résidant à Menton, suspecté de liens avec le grand banditisme, fait l’objet d’une note d’information de la police italienne. En enquêtant sur son entourage, la police judiciaire de Nice en vient à s’intéresser à Lino Alberti, un compatriote résidant à Monaco, dont la société a décroché le marché des travaux de terrassement de la tour Odéon. Ensemble, la PJ et le GIR (groupe d’intervention régionale) vont enquêter sur des soupçons de corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, dans le cadre de l’instruction ouverte par la Jirs de Marseille en 2009. Le 24 novembre de cette même année, les policiers passent à l’action. L’opération « mains propres » conduit à une vague d’interpellations à l’est des Alpes-Maritimes. Gérard Spinelli et Lino Alberti sont incarcérés. Le sénateur René Vestri sera mis en examen en 2010, une fois levée son immunité parlementaire. En 2012, c’est au tour de Claudio Marzocco, p.-d.g. du groupe éponyme, et de son frère Paolo d’être mis en examen pour complicité de corruption active. Au terme de l’instruction, les termes ont été requalifiés. Ce n’est plus pour complicité mais pour corruption active que sont poursuivis les deux quinquagénaires. Lors de leur mise en examen, ceux-ci s’étaient pourtant dits « convaincus que leur bonne foi serait reconnue au terme des investigations en cours ». Ni les frères Marzocco, ni leurs avocats n’ont pu être joints hier. cents pages), que Nice-Matin a pu consulter, atteste de la complexité du dossier et de la lourdeur des enjeux. Elle ne préjuge pas pour autant de la culpabilité finale des intéressés. Et la défense, qui compte s 28 août La genèse de l’ultra-luxueuse tour Odéon, sortie de terre entre-temps, sera au cœur des débats àvenir devant le tribunal marseillais. (Photo Jean-François Ottonello) « La corruption est impossible » Selon les termes de l’ordonnance de renvoi, Claudio et Paolo Marzocco auraient proposé deux millions d’euros à Lino Alberti, et procédé à deux versements de 150 000 € puis 100 000 €, afin de convaincre par son biais le maire de Beausoleil de ne pas faire obstacle à la construction de la tour Odéon. Gérard Spinelli, qui bénéficie d’un non-lieu pour le chef de trafic d’influence, reste poursuivi pour corruption passive. « Un renvoi difficile à comprendre, dans la mesure où il n’avait aucun pouvoir décisionnaire, s’étonne son avocat, Me Jean-Marc Szepetowski. Le maire de Beausoleil ignorait tout du pacte de corruption dénoncé par M. Alberti, et ses seuls agissements se sont faits… au préjudice des Marzocco ! » Ce pacte de corruption dénoncé en garde à vue, Lino Alberti le conteste aujourd’hui. « La corruption est une infraction impossible dans ce dossier », insiste Me Franck de Vita. Contacté hier soir, l’avocat récemment désigné dans ce dossier se borne à confirmer que Lino Alberti est revenu sur ses aveux initiaux. L’entrepreneur, pierre angulaire de l’affaire « mains propres » a été libéré contre le versement d’une caution d’un million d’euros. L’équivalent de l’amende maximale encourue en matière de corruption. C.C. Si, dans l’affaire de corruption présumée entourant la construction de la tour Odéon, l’un des protagonistes affiche une sérénité à toute épreuve, c’est bien Gérard Spinelli. Le maire de Beausoleil, soupçonné d’avoir perçu une enveloppe de 65 000 euros pour ne pas bloquer le chantier, était mis en examen pour « corruption passive » et « trafic d’influence ». Il a toujours contesté avoir touché le moindre pot-de-vin. « J’ai bénéficié d’un non-lieu pour le trafic d’influence, réagit-il. C’est une victoire importante, la reconnaissance de ce que j’ai toujours dit. Je n’ai exercé aucune influence, je n’ai eu aucun rôle dans ce dossier. » Gérard Spinelli va toutefois se retrouver à la barre du tribunal correctionnel de Marseille pour répondre du délit de « corruption passive ». « Je ne suis pas surpris d’être renvoyé devant le tribunal, assure celui qui a effectué 90 jours de détention provisoire dans le cadre de cette affaire. C’est cohérent, la suite logique des accusations dont je fais l’objet. Il reviendra au tribunal de trancher. » Dans quelques mois, l’élu partira confiant au palais de justice de Marseille : « Je suis sûr de ne pas être condamné. dans ses rangs plusieurs ténors, entend bien battre en brèche les arguments patiemment recueillis par magistrats et enquêteurs. CHRISTOPHE CIRONE ccirone@nicematin.fr Gérard Spinelli : « Je suis sûr de ne pas être condamné » Gérard Spinelli, maire divers droite de Beausoleil, réélu en 2014. (Photo archives Nice-Matin) L’accusation de corruption passive perd de fait toute consistance et crédibilité. L’accusation, qui ne repose que sur les déclarations d’une seule personne et ne s’appuie sur aucun élément matériel, est en train de s’effondrer. C’est le début du rétablissement de la vérité. » « Pour ma défense, ajoute-t-il, j’aurai beaucoup de choses à dire au tribunal. Des choses très importantes. » Gérard Spinelli semble très impatient d’en découdre. ARNAULT COHEN acohen@nicematin.fr
nice-matin Côted’Azur Jeudi 17 septembre 2015 Cannes : les sauveteurs de « lamiraculéedu4avril » médaillés A près le choc de l’accident, l’heure était hier àl’émotion des retrouvailles dans le bureau du maire de Cannes. Annie Miossec, affectueusement baptisée « La miraculée du 4avril » par ses sauveteurs, a revu les hommes qui l’ont extirpée d’une mort certaine. Un souvenir qu’elle conserve très présent. « Sur le coup, on ne se rend pas compte de ce qui se passe, souffle-t-elle, du bout des lèvres. Quelle présence d’esprit ! Jemesouviens de la main de cet agent qui n’a pas lâché la mienne. J’ai senti tous ces gens autour de moi, ça m’a tellement aidé. » Nice:le supérieur hiérarchique avait les mains baladeuses Après le scandale de harcèlement à la Semiacs, société gestionnairedes parkings publics de Nice, c’est au tour de Vinci Park d’êtreconfronté àune affaireàconnotation sexuelle entre salariés. Le scénario est classique : unsupérieur hiérarchique par intérim se permet des familiarités avec une employée. Les plaisanteriesdemauvais goût laissent place ensuite àdes gestes déplacés. Des caresses dans le dos, une main aux fesses, un baiser sur la poitrine… Un comportement qui avalu une première sanction à Jean-Claude, 54ans, licencié pour faute grave par son employeur après 24 ans de bons et loyaux services. Le cadre trop entreprenant avait rendez-vous cette semaine avec la justice pénale. Cheveux blancs, teint rubicond, le prévenu se confond en excuses : « Je suis désolé, je n’ai jamais voulu qu’il se passe quoi que ce soit avec cette personne. » Leprésident du tribunal correctionnel, Alain Chateauneuf, interroge Sabine (1), lapartie civile -Yavait-il un accord implicite ? -Pas du tout. -Enavez-vous parlé àvotre conjoint ? -Desuite « Avez-vous vécu cela comme un harcèlement ? », demande un assesseur. « Oui », répond sans hésiter la victime. Sabine, mariée, mère dedeux enfants, était employée depuis cinq ans dans cette société sans la moindre difficulté. Victime d’un braquage, elle était tout de même fragilisée et bénéficiait d’un suivi psychologique. Àcela s’est ajouté l’étrange comportement de son supérieur pendant trois mois. Elle développe alors une véritable phobie. « Je ne voulais plus retourner travailler. Jemesuis Eric Pautet et Christophe Tosello ont été médaillés pour « actes de courage et de dévouement » pour avoir sauvé Annie Miossec en avril dernier. (Photo Patrice Lapoirie) « Une formidable chaîne humaine » Annie Miossec avécu une heure interminable ce fameux 4avril 2015, la tête àmoitié ensablée sous les rochers de la plage du Majestic. Son salut, elle le doit en premier lieu àEric Pautet et Christophe Tosello. Deux agents du service du nettoiement qui ont, les premiers, porté assistance àlamalheureuse. Avant que ne se déploie alors « une formidable chaîne humaine »,selon le maire David Lisnard. Un acte qui méritait donc une distinction àlahauteur de l’héroïsme de ces hommes. « Ilnes’agit pas d’une médaille de pacotille –actes de courage et de dévouement – elle souligne un acte de sauvetage, une humanité remarquable… et remarquée. Ce qui aété fait ce jour-là est un acte de fraternité », a insisté le sous-préfet, Philippe Castanet. C’est donc avec humilité que les agents ont reçu leur médaille. « C’est un immense plaisir d’être ici, n’a pas caché Eric Pautet. Nous n’avions pas revu Annie depuis le 4avril. Je suis si heureux mise en arrêt de travail. » Quand Jean- Claude parle de plaisanterie, de massage, Sabine décrit une agression. Baisers sur la poitrine M e Lanfranchi, avocate de la partie civile, insiste sur « les 33 jours d’arrêt de travail ». Et elle tance au passage le prévenu : « Monsieur n’a aucun regret puisqu’il ne comprend pas que cela ait pris de telles proportions. » « C’est vrai, cette femme discrète, honteuse, ne l’a pas giflé àtoute volée, mais son comportement n’a jamais été équivoque. Elle a, dès le premier acte, montré sa désapprobation. » Le procureur Brigitte Funel requiert huit mois de prison avec sursis. M e Colombani, l’avocate de la défense, plaide pour sa partlarelaxe. Si certaines scènes ne sont pas contestées par son client, elles ne peuvent êtreconsidérées, selon elle, comme des agressions sexuelles, « délit qui, en 1994, aremplacé les attentats àlapudeur ». Les baisers sur la poitrine auraient été mimés, les caresses dans le dos s’apparentent àunmassage pour soulager,etla main aux fesses relève d’une blague d’adolescent attardé. Le mari de Sabine, assis au fond de la salle, bout sur son siège. Le tribunal correctionnel suit les réquisitions et inflige huit mois de prison avec sursis au prévenu reconnu coupable « d’agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. » Jean-Claude devra verser près de 6800 euros de dommages et intérêts àsa victime.C. P.(1) Le prénom de la victime aété modifié. de voir qu’elle va bien. J’y repense souvent. » « Jerevois son visage quand elle est ressortie, poursuit Christophe Tosello. On a ressenti une telle montée d’adrénaline. » Huit policiers municipaux ont également été mis àl’honneur,ainsi que treize pompiers. Tous les maillons d’une chaîne. D. P.Un Niçois percevait la retraite de sa mèremorte il yasix ans Fils unique, Patrick R., 61 ans, a omis de déclarer le décès de sa pauvremèreen2006. En revanche, il n’oubliait pas de percevoir la pension de réversion.Il faisait fonctionner le compte bancaire de la défunte. Pour l’anecdote, le montant de la mutuelle continuait à être régulièrement prélevé. Il utilisait sa carte bancaire. La Caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF,lors d’un contrôle de routine, s’est aperçue du subterfuge et adéposé plainte contrel’héritier. Lors de l’enquête, la police s’est aperçue que Patrick utilisait également le compte de feu sa tante, morte en 2009. Compte sur lequel était versée l’allocation personnaliséed’autonomie par le conseil départemental. Appelé hier à la barre du tribunal pour s’expliquer,Patrick R. ne se démonte pas : « J’ai téléphoné à la SNCF.Jen’ai jamais reçu le dossier. » « Ce n’est pas une bagatelle tout de même », observe la présidente Bernadette Rivière-Caston : « Il ya 56698 € indûment perçus depuis décembre 2005 àjuin 2012. » Somme àlaquelle il faut ajouter 27 626 € de chèques emploi service universel (CESU) et d’aide personnalisée à l’autonomie. « Qu’avez-vous fait de cet argent ? », s’interroge la présidente. « Je payais les courses, le loyer,mes dettes… Je n’ai eu aucun enrichissement personnel », répond Patrick R. avec assurance. « Moi-même j’étais gravement malade, au chômage. Il fallait que je m’occupe de ma mère et de ma tante.Matante aété ensuite accueillie en famille d’accueil en Corse. Ca m’a coûté 15 000 €. » « C’était un homme en pleine détresse qui redoutait de finir àlarue », plaide M e Guez-Guez, son défenseur. M e De Valkenaere, avocate de la SNCF, dénonce « les manœuvres » du prévenu qui sont autant « d’actes positifs pour obtenir des fonds. » M e Laura More, pour le conseil départemental, rappelle que « les fraudes aux prestations sociales représentent 5milliards par an. » Le procureur Matthias Placette insiste « sur un circuit financier pensé, réfléchi, auto-alimenté. » 70 ans pour rembourser Aujourd’hui, chauffeur à temps partiel, Patrick R. a été reconnu coupable d’escroquerie. Conformément aux réquisitions, il a été condamné àdeux ans de prison dont un an avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve. Deux obligations lui sont faites : celles de travailler et de rembourser la SNCF et le conseil départemental. « À part donner 100 € par mois, je ne vois pas ce que je peux faire », avait prévenu pendant les débats Patrick R. Àcerythme, il lui faudra 70 ans pour s’acquitter de sa dette. CHRISTOPHEPERRIN chperrin@nicematin.fr TOUTE L'ACTUALITÉ DU GOLF DANS LA RÉGION



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