Micros ID n°1 décembre 1986
Micros ID n°1 décembre 1986
  • Prix facial : 22 F

  • Parution : n°1 de décembre 1986

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Mieva Presse

  • Format : (201 x 296) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 72,6 Mo

  • Dans ce numéro : Sony contre Amstrad : le combat

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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60 1 ELIOT SIMULATOR : PC en altitude COMPATIBLE : PC Editeur : MICROSOFT Type : Simulateur de vol Support : disquette 5'1/4 Configuration : PC 64 Ko Note globale : 16/20 Graphisme : 14 Son : 02 Flight simulator de Microsoft pour compatibles PC, que les adorateurs d'Apple reconnaîtront comme une version améliorée du Flight simulator II de Sublogic, est sans équivoque possible, l'un des « jeux » vedettes tournant sur PC. Mais peut-on parler de jeu lorsque nous voyons la perfection atteinte dans certains domaines de la simulation, même si d'autres aspects tendent à imposer justement ce qualificatif ? Jeu ou pas jeu, telle est la question ! L'un des deux points forts de ce logiciel tient certainement en la représentation tridimentionnelle de l'espace survolé, espace composé de quatre zones couvrant les grands centres aéronautiques des Etats-Unis. Cet espace regroupe 81 aéroports de taille variable plus ou moins bien équipés pour la radio-navigation, ainsi que des paysages certes dépouillés et quelque fois peu réalistes, tels « les montagnes qui n'avaient pas d'épaisseur » d'A. Hitchcock. L'autre point fort est sans aucun doute l'instrumentation de votre appareil (un Cessna 182 pour les puristes) qui non seulement se trouve équipé pour les vols VFR et IFR, mais qui de plus offre une foule d'indicateurs divers qui s'avèrent fort utiles, tels les jauges d'essence et autres indicateurs de pression et de température. Parmi ces instruments, il faut remarquer l'important dispositif de radio-navigation mis à votre disposition qui ne compte pas moins de deux récepteurs de radiobalise, deux radios et un transpondeur. Il est donc tout à fait possible d'effectuer des vols IFR dans les règles. Ces vols sont d'ailleurs rendus possibles grâce à une option d'édition de paramètres que nous examinerons plus tard. La simulation du comportement de ces instruments se rapproche de la réalité en poussant le luxe jusqu'à la prise en compte des temps de réponse plus ou moins longs propres à chaque type d'indicateurs. A ces deux atouts majeurs se greffe un comportement quasi parfait de l'appareil qui répond à vos ordres, transmis soit par l'intermédiaire du clavier, soit par celui de la souris qui facilite grandement vos manoeuvres. La somme de ces qualités fait de ce logiciel un simulateur fiable et honnête, malgré quelques faiblesses au niveau de la simulation au sol qui n'est pas à la hauteur Logicles A LA LOUPE Animation : 17 Intérêt : 15 des précédentes, ce qui est dommage et parfois agaçant. Il est tout aussi regrettable de constater le manque total de trafic aérien, trafic qui aurait renforcé le côté réaliste de la simulation tout en augmentant encore la richesse des options accessibles via le fameux éditeur de paramètres. Pourtant, il semble peu probable que les Baron Rouge en herbe fassent le tour complet des possibilités du programme en l'espace de plusieurs mois, tellement elles sont nombreuses : il vous est possible d'accéder à n'importe quel moment par simple pression d'une touche, à 26 paramètres qui vont de l'heure jusqu'à la redéfinition météorologique ou du taux de fiabilité de votre avion. Il en résulte des possibilités de combinaisons quasi infinies de ces paramètres d'où de belles heures de vol en vue et ce, sans aucun risque, simulation oblige. A ce sujet, cette fameuse touche d'accès aux paramètres peut s'avérer salvatrice en phase de perdition, car rien ne vous empêche de corriger le fameux paramètre qui a entrainé votre débacle. Bien qu'il soit toujours possible de se sortir d'une situation difficile par un artifice, il vous arrivera certainement au cours de vos escapades aériennes de froisser de la tôle, ce qui entre nous est fort fâcheux. Mais ce qui me semble plus fâcheux encore, c'est le stoïcisme et le manque de verve des messages délivrés en cas d'accident par le logiciel qui se limite aux mystérieux « crash », « building crash » et « splash ». Il est en effet étrange de constater l'absence de toute explication relative à la fin tragique de vos expériences portant sur la relation fondamentale de la dynamique ! Est-ce un oubli ou un simple mépris des aviateurs débutants ? Cependant, que ceux-ci se rassurent car tout est fait afin de leur faciliter la tâche. En effet, parmi les paramètres modifiables figure le « reality mode » qui en fonction de vos aptitudes supprime certaines difficultés tels les problèmes de démarrage, de givre dans le carburateur ou même d'enlisement lors des sorties de piste. De plus la coordination entre les différentes commandes de vol se fait automatiquement. De même, les pilotes chevronnés se réjouiront car ils seront absorbés par une multitude de contraintes permanentes, tel le réajustage des instruments qui se feront un plaisir de se dérégler. Par contre, sur le plan aérodynamique, ils seront désavantagés, car le Cessna 182 est particulièrement destiné à l'apprentissage de par ses ailes hautes, train tricycle, forte portance (il n'est pas pour autant un Racer ou un avion capable de concurrencer un Cap 20 ou un Christen Eagle II). Il eut été préférable de disposer au minimum de deux types d'appareil, ainsi tout le monde aurait été satisfait ! Notons ici que les concepteurs du logiciel ont aussi pensé aux militaristes et aux amateurs de « cartons », qui seront ravis de la présence du mode « WWI Ace » qui les placera dans un espace hypertrophié, pas moins de 70 ans en arrière, où ils devront abattre des chasseurs ennemis et bombarder leurs installations. Ce mode me semble totalement dénué d'intérêt, car il est trop lent pour un jeu d'arcade et trop complexe pour
i'2,110'40\(tE : 0 a0, 7 tiLT s leeieleo *=0 ere ; 1›.. 6/1LR 1.-..-rimr, is GEPR - LIGHTS- MPGS- DME X PN F TRIE RF'être viable. La performance de votre avion qui n'est résolument pas fait pour ce genre de missions, gâte tout. Vous pourrez cependant admirer l'énorme et omniprésent collimateur, ce qui ma foi est une bien maigre consolation. Il semble à ce sujet, que les concepteurs aient pensé à équiper votre aéroplane d'une machine à remonter le temps, puisque lors d'un vol mouvementé et après quelques tonneaux, loopings et vrilles (c'est possible, il faut être connaisseur !) , nous sommes passés de 1986 à 1917. Serait-ce un miracle de la technologie informatique ou un bug ? Il reste encore à examiner ce qui aurait pu être la documentation idéale (quoiqu'il me semble que cela tienne de l'utopie) s'il n'y avait pas eu quelques ratés au niveau de sa conception et de son esprit. En effet, bien que la langue de Shakespeare soit par essence celle de l'aéronautique, le manuel serait bien plus perméable et digeste à la compréhension des Blé- Logides A LOUPE riot qui sommeillent en nous s'il avait été traduit. Passe encore car il faut reconnaître que le manuel est clair, bien conçu, écrit dans un anglais simple en dehors des termes techniques, présentant un glossaire qui tente d'expliquer la plupart de ces mots qui relèvent de la superstition aux yeux des néophytes. Cependant en guise de récompense, Microsoft nous offre généreusement les cartes aériennes de l'espace aérien couvert par le programme, ainsi que le plan des aéroports avec toutes les données relatives à ceux-ci. Par contre, les problèmes structurels sont plus délicats car bien que le manuel ne soit pas obscur, il reste incomplet et peu explicite face à la complexité du logiciel. Le débutant ne peut se contenter des quelques données techniques fournies sur l'appareil ou sur les techniques de vol aux instruments. Sur ce point, la situation semble claire : le manuel est là pour vous mettre l'eau à la bouche et il vous invite ensuite à acheter des ouvrages chers, peu disponibles et bien sûr en anglais, ce qui pa-/-1:1 1:1 I : F ? IL T OhGEGR- MQG'S ô tIE X PH ID rait inadmissible, vu le prix du logiciel. En résumé rendons à César ce qui est à César, malgré ses imperfections, négligeables au premier abord, Flight simulator est certainement le meilleur simulateur disponible actuellement sur micro-ordinateur à un prix relativement abordable. Il pourra satisfaire aussi hien les débutants que les pilotes expérimentés, tout en leur offrant de multiples possibilités-qui seront longues à maitriser. Alors, logiciel de jeu oui ou non ? Il est difficile de trancher car s'il ne remplace en aucun cas une formation réelle, il peut cependant grâce à son réalisme très poussé servir soit à l'entrainement soit à la découverte des plaisirs de l'aviation. A vous de choisir. Personnellement, je considère ce simulateur comme étant un juste compromis. Jamel Tayeb I/,



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