Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°99 de jui/aoû 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 156 Mo

  • Dans ce numéro : grandes écoles... du clavier au charbon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 86 - 87  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
86 87
LES AVIS V ET X DU CCITT les normes ou avis du CCITT sont subdivisés en deux catégories, V etX, la seconde, plus récente, remplaçant progressivement la première. Ainsi, VIO concerne le réseau télex ; V21 les modems 300 bits/s ; V22 les modems 1 200 bits/s et V22bis, 2 400 bits/s ; V32 permet d'atteindre 9 600 bits/s, le débit des lignes spécialisées ; V24 définit la jonction modem-ETTD. X21 définit l'interface entre ETTD et CCD l'ouverture et la fermeture d'une liaison se faisant par appel automatique et échange de signaux entre ETTD et ETCD. les avis V24 et X21 concernant la première couche (couche physique) du modèle OSI. l'accès aux réseaux publics est géré par le protocole 1AP-D basé sur les procédures HD1C existantes. la liaison entre l'ETTD et l'équipement terminal de circuit de données (ETCD) est normalisée. le modem est un type particulier d'ETCD. Il effectue la conversion et gère l'interface avec l'ETTD et l'accès au réseau. la norme X2S concerne l'interface entre un réseau de commutation de paquets et un ETTD. Elle assure donc la cohérence des réseaux publics et privés jusqu'au niveau 3 du modèle OSI (couche réseau), la première couche étant identique à celle de l'avis X21, la couche liaison étant du type HD1C et la couche réseau spécifique. la recommandation X32, née en 1984 et complétée en 1986, définit les extensions nécessaires quand on remplace la liaison spécialisée de l'abonné par une liaison commutée. Celle-ci peut être fournie par le réseau téléphonique (RTC), un réseau pour données à commutation de circuits ou urr réseau à intégration de service. la norme X31 concerne plutôt le RNIS. la norme X400, définie en 1984 par le CCITT, régit une messagerie basée sur un modèle d'échanges et de circulation de messages, par exemple Atlas 400 de Transpac. 86 - MICRO-SYSTEMES vés Le plus connu des réseaux de télécommunications est celui du téléphone, le RTC, conçu à l'origine pour permettre l'échange de parole. C'est aussi le plus répandu, puisqu'il sert à acheminer, dans la plupart des pays, de 80 à 90% des télécommunications. Non seulement le son, mais, de plus en plus, d'autres types d'informations l'empruntent : images, textes, données informatiques... Afin de s'adapter au transfert de données informatiques, le réseau téléphonique connaît une profonde métamorphose : au lieu de véhiculer des signaux analogiques, qui étaient bien appropriés à la transmission du son mais convenaient mal aux données binaires, le réseau est progressivement numérisé (il transporte des informations binaires). L'aboutissement de cette évolution vers le « tout numérique », c'est l'intégration totale des réseaux actuellement existants, tout en offrant à l'usager de nouveaux services. Ce futur réseau unifié, c'est le Réseau Numérique à Intégration de Service (RNIS). Expérimenté dans les Côtes-du-Nord depuis la fin 1987 sous le nom de Renan, le RNIS est déjà opérationnel dans la région parisienne et le sera bientôt dans la France entière sous le nom de Numéris, avant d'être généralisé à d'autres pays européens et non européens. La bureautique communicante En effet, avec la banalisation des transferts de texte, à l'aide du télex et du télétex par exemple, les utilisateurs ont senti le besoin d'aller plus loin. Si la transmission de caractères normalisés ASCII ne pose guère de problème, les documents écrits comportent aussi d'autres informations tels les caractères spéciaux (gras, surlignés, soulignés...) dont la codification dépend des particularités des systèmes de chaque constructeur. Un début de solution a été apporté par la norme Architel et le système Télétex, permettant de communiquer par écrit tout en respectant une certaine présentation. Cette norme repose sur la réglementation des éléments suivants : le format (A4), un répertoire de 308 caractères (majuscules, minuscules, caractères accentués, ponctuation, typographie...), des paramètres de présentation sur huit pages et une compatibilité ascendante avec le service Télex, moyennant des passerelles adéquates. Toutefois, ce service, ouvert depuis 1984, n'a pas connu le succès escompté, sans doute en raison du développement et de la baisse de coût des télécopieurs et surtout des réseaux et services à valeur ajoutée (RVA et SVA) comme Transpac, Euronet, Télénet, Datapac... Les premiers réseaux à valeur ajoutée sont nés au début des années 1970 pour répondre à des besoins d'applications transactionnelles (réservation de places d'avion ou de train, interrogation de comptes bancaires, gestion de stocks...). Pour mieux transmettre les données, on a créé d'autres réseaux en complément du réseau téléphonique. Ce sont les liaisons spécialisées ou réseaux privés qui, à la disposition exclusive d'une entreprise, offrent une relation permanente et fixe entre deux ou plusieurs sites distants. La création, en 1978, de Transpac, réseau public français de transmission de données à commutation de paquets, a permis d'élargir ces services à d'autres applications, notamment l'accès à des bases de données distantes, la messagerie... En 1980 a été mis en service le réseau européen Euronet, dont l'objet principal est de permettre l'accès direct des utilisateurs européens aux banques de données scientifiques, techniques et socio-économiques situées dans les différents pays de la CEE. Euronet et Transpac s'appuient sur Deux simples connecteurs : tout un monde de communication. Juillet/Août 1989
,_DOSSIER PRINCIPES DleILISÀ110N CCCUMENTS FORMAT EPFACT EXTRACTION FORMAT'GE DOCUMENTS RANGEMENT DOCUMENTS FORMAT UTIUSATEUR DEFOPMATN:k TRADUCTION MISE CeVEenee DES PUS 3CU PU ; TRANSMISSIONS r RELEVE OEPOT a LES EDI OU LA MESSAGERIE D'ENTREPRISE lorsqu'un transporteur expédie des marchandises, celles-ci arrivent dans les ports avec quinze jours d'avance sur l'ensemble du processus de suivi de la gestion administrative et commerciale. Cet exemple, et dans bien d'autres encore, montre que les flux d'informations qui accompagnent la transaction entraînent des erreurs de saisie de documents, des immobilisation inutiles de marchandises, des risques de dégradation, de perte, des retards de trésorerie... 40 milliards d'écus par an (240 milliards de francs), tel est, selon une récente étude de la CEE, le coût des formalités administratives et commerciales résultant des échanges commerciaux entre les douze pays européens, chaque donnée étant entrée manuellement dans un ordinateur cinq fois en moyenne. D'où l'intérêt de développer un mode de communication direct des documents : l'« échange de données informatisées ». également appelé « Transfert électronique de documents » permet de remplacer la circulation de documents papier par la circulation électronique de messages normalisés, tels que les documents commerciaux ou administratifs, factures, bons de commande ou de livraison... Les premiers intéressés sont les sociétés qui veulent communiquer avec leurs filiales, les agences de voyages, organismes de crédit, entreprises de bâtiment et travaux publics, et autres transporteurs. les différents analystes, notamment le consultant link & Input, promettent un marché européen de l'EDI de 400 millions de dollars en 1993 (contre 20 millions en 1988) et de 2 milliards aux Etats- Unis, avec une progression annuelle de 56%. l'EDI est un moyen de court-circuiter des procédures manuelles longues et coûteuses par la communication directe entre ordinateurs de sites différents. Cette « informatique interentreprises » permet à des sociétés distantes de s'échanger toutes les informations dont elles ont besoin pour travailler ensemble. les informations échangées peuvent être mises sous la forme de « documents électroniques ». Ce concept tend à remplacer de plus en plus celui de document en général. Un tel document peut être constitué de textes, d'images et de données. Il existe différents moyens pour transmettre à distance de tels documents : télex, télétex, télécopie, messageries. les deux premiers modes nécessitent que le texte soit émis soit par un terminal spécialisé (téléscripteur pour le télex), soit par un micro-ordinateur doté de fonctionnalités particulières pour le télétex. la télécopie consiste simplement à numériser l'image du document et à l'émettre, sous la forme d'une série de bits, par la voie téléphonique normale. Pour ce qui est de la forme des documents EDI, la normalisation internationale progresse assez rapidement. Résultant de la convergence du standard américain Ansi XI 2 et de la norme européenne UN/GTID, Edifact définit un langage à vocation internationale et interprofessionnelle au service des échanges commerciaux. Soutenue par la CEE, Edifact a été adoptée, en septembre 1987, par/750. Cette norme fournit une syntaxe, ainsi qu'un dictionnaire de quelque 700 données élémentaires, le TDED mis au point sous l'égide des Nations Unies. En agençant les données élémentaires conformément à la syntaxe Edifact, on construit des messages normalisés UNSM (United Nations Standard Message). Pour envoyer un document Edifact, l'entreprise doit donc traduire les données de son fichier, les formater, puis adopter un protocole de transmission : RTC, X25, X400, télex... Plusieurs DI proposent désormais des outils facilitant ces opérations en respectant la norme Edifact ; Dalog de GSI, EDI *Express de GERS, Sitpro EDI Translator de GFI, ExpEDlte d'IBM, Pelican de Netsys, TS-EDI-WS de Télésystèmes (fi 9. 3). Les grands constructeurs informatiques sont aussi dans la course : IBM propose ExpEDITe, tandis que DEC annonce une boîte à outils EDI. les premières applications Edifact concernent les factures, les commandes et autres bordereaux de livraison. En Grand-Bretagne, il existe déjà des centres de compensation assurant les conversions de format. En Europe, plusieurs projets sectoriels d'EDI concernent les applications de divers domaines : ports, transports, douanes, automobile, assurance, chimie, agriculture, banque, construction. La Communauté européenne consacre 5,3 millions d'écus au programme TEDIS destiné à promouvoir)'EDI en Europe. Associant voix et données au travers d'une nouvelle prise standard de téléphone (l'interface 8), Numéris facilitera encore l'EDI en permettant, entre autres, de dialoguer à distance alors que s'affiche sur l'écran du micro-ordinateur de son correspondant un document (facture, plan, schéma) que l'on vient d'envoyer sous forme de fichier informatique. Le Centre des Nouvelles Industries et Technologies (CNIT) de Paris-la Défense o mis à profit ce réseau pour diffuser et échanger les plans produits par CAO entre les divers partenaires intervenant sur le chantier de la Sari (architectes, dessinateurs, ingénieurs en béton armé, électriciens...). Juillet/Août 1989 MICRO-SYSTEMES - 87



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 1Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 2-3Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 4-5Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 6-7Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 8-9Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 10-11Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 12-13Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 14-15Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 16-17Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 18-19Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 20-21Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 22-23Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 24-25Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 26-27Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 28-29Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 30-31Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 32-33Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 34-35Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 36-37Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 38-39Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 40-41Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 42-43Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 44-45Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 46-47Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 48-49Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 50-51Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 52-53Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 54-55Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 56-57Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 58-59Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 60-61Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 62-63Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 64-65Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 66-67Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 68-69Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 70-71Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 72-73Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 74-75Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 76-77Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 78-79Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 80-81Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 82-83Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 84-85Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 86-87Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 88-89Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 90-91Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 92-93Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 94-95Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 96-97Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 98-99Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 100-101Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 102-103Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 104-105Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 106-107Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 108-109Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 110-111Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 112-113Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 114-115Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 116-117Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 118-119Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 120-121Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 122-123Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 124-125Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 126-127Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 128-129Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 130-131Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 132-133Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 134-135Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 136-137Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 138-139Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 140-141Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 142-143Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 144-145Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 146-147Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 148-149Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 150-151Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 152-153Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 154-155Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 156-157Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 158-159Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 160-161Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 162-163Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 164-165Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 166-167Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 168-169Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 170-171Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 172-173Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 174-175Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 176-177Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 178-179Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 180-181Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 182-183Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 184-185Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 186-187Micro Systèmes numéro 99 jui/aoû 1989 Page 188