Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°99 de jui/aoû 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 156 Mo

  • Dans ce numéro : grandes écoles... du clavier au charbon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MICRO nIGEST ACTUAL1TES Taiwan a toujours eu une place à part dans le monde de la micro-informatique : fournisseur privilégié de produits OEM pour certains, patrie du piratage pour d'autres et parfois les deux simultanément. Forts de leur capacité de production et de leur solidité financière, les principaux constructeurs veulent désormais jouer dans la cour des grands. LES TAIWANAIS ET L'EUROPE : A VOS MARQUES ! A regarder les statistiques du gouvernement, impossible de douter de l'excellente santé des constructeurs informatiques à Taiwan : d'un chiffre d'affaires à l'export d'un peu plus de deux milliards de dollars (américains) en 1986, l'industrie est passée à 3,67 milliards en 1987 (soit une croissance de 78% en un an) pour atteindre les cinq milliards en 1988. Une position plus que confortable qui a considérablement modifié la stratégie des constructeurs de compatibles, principale activité des entreprises taiwanaises. Dans le début des années 1980, la fourniture d'équipements OEM pour les principales sociétés informatiques européennes (Siemens, Bull, ICL et les autres) ou américaines (IBM en tête) a permis à de nombreuses entreprises d'acquérir savoir-faire technologique, capacité de production en masse et moyens financiers importants. C'est, par exemple, le cas du numéro un local, la société Acer (auparavant Multitech), dont le président, Stan Chi, est aussi le responsable de la puissante Association des Constructeurs Taiwainais (TCA), coorganisateur avec le CETRA (China External Trade Development Council, équivalent du MITI japonais) du salon Computex, qui a réuni plus de 500 exposants et acceuilli 120 000 visiteurs début juin à Taipei. Aujourd'hui, les principaux constructeurs taiwanais adoptent sensiblement tous la même stratégie : promotion de leur propre marque, réduction de la part de l'activité OEM et extension géographique, notamment à destination de l'Europe et plus particulièrement de l'Allemagne de l'Ouest, de la Hollande et de la Scandinavie. La raison de ce choix « stratégique » est relativement simple : supprimer les intermédiaires afin de préserver les marges. Dans les dix premières entreprises du secteur, certaines, comme Acer ou Copam, ont déjà réussi la première partie de ce plan. Ainsi, Mitac (400 millions de CA dont 220 à l'export) a-t-elle défini une extension en trois étapes, les deux premières ayant d'ores et déjà été transformées en réalité. La première a consisté à bâtir un ré- 20 - MICRO-SYSTEMES seau de distributeurs efficace dans les différents pays européens (en France, la Commande Electronique). La deuxième, avec pour objectif d'apporter à ce réseau un soutien marketing et commercial, s'est traduite par l'ouverture de deux bureaux en Allemagne fédérale, l'un à Brême, l'autre à Dusseldorf. Enfin, la troisième devrait voir la création d'une usine quelque part en Europe, avec pour objectif d'éviter à l'entreprise le risque de s'attirer les foudres d'une éventuelle réglementation européenne destinée à protéger les membres du marché unique de 1992 de l'invasion de compétiteurs asiatiques. Une stratégie déjà adoptée par la plupart des constructeurs japonais. Un effet boule de neige Il peut sembler très optimiste de songer à rester aussi compétitif avec une usine européenne qu'avec une usine taiwanaise. Mais, pour Daniel Chou, responsable des ventes du secteur européen, « le coût d'un micro-ordinateur dépend à 94% des éléments de base. Autrement dit, l'influence des charges et des salaires est très relative D. D'autant que le prix de la main-d'oeuvre commence à augmenter sensiblement à Taiwan. Et les investissements les plus lourds sont ailleurs, comme les 6% du chiffre d'affaires consacrés au marketing ou les royalties reversées en vertu d'un accord avec IBM et portant non seulement sur l'architecture MCA, mais sur l'ensemble des produits. Un moyen de se protéger des foudres légales du numéro un mondial et d'obtenir des informations de bonne source. De nombreux autres constructeurs envisagent d'adopter une politique similaire. C'est ainsi le cas de l'un des principaux fabricants de moniteurs, Sampo, dont le chiffre d'affaires (100 millions US$ en 1988) est presque totalement (98%) réalisé à l'export. D'une activité quasi exclu- sive (95% du CA réalisé avec les moniteurs en 1988) et très marquée par l'OEM (80% du CA en 1988, avec des clients comme NOR, Amdek, Siemens ou IBM), la société évolue vers une diversification des produits (PC et cartes) et une commercialisation accrue sous sa propre marque (30% en 1989, avec un objectif de 50% en 1992). Au niveau européen, qui représente la moitié des ventes, le moyen terme verra l'ouverture d'une usine en Espagne, avant 1992. En France, Sampo a un distributeur exclusif, Forcam, filiale de la CFAO, l'un des principaux acteurs du succès de Sharp sur le marché français. Certaines entreprises donnent une autre signification au mot « diversification ». Par exemple, Teco, société qui a réalisé un chiffre d'affaires de 470 millions US$ en 1988, ne peut pas être considéré comme un constructeur comme les autres : l'informatique n'est en effet que l'une des trois branches de son activité (les deux autres étant les moteurs électriques et l'électroménager) et ne représente qu'un chiffre d'affaires de 80 millions de dollars, dont 90% est réalisé à l'étranger. Mais Teco, fort d'un argent gagné dans des domaines moins compétitifs, entend bien prendre une place significative dans la micro-informatique, en visant une présence à long terme. Là encore, les produits sont diversifiés (PC, mais aussi scanners, terminaux et imprimantes), une marque propre va être mise en avant (Relisys pour « reliables systems »), un bureau européen ouvrira en septembre et, même, une filiale a été créée pour la circonstance, sous le nom de TecoInformation Systems (TEIS). Cette vision des entreprises, plus financière qu'industrielle, est nouvelle à Taiwan, mais tend à se généraliser, comme le démontre Fair Friend, société dont le jeune (46 ans) président Jimmy Chu a récemment reçu le onzième « ROC Industrial Model Award ». En effet, Fair Friend, dont Juillet/Août 1989
le chiffre d'affaires 1988 a été de 100 millions de dollars, la moitié provenant du département informatique, peut être considéré comme un holding « à l'américaine », avec une toile d'araignée de « sociétés affiliées », souvent créées en collaboration avec des entreprises japonaises ou européennes, de « filiales étrangères » (Italie, Suède, Hollande, Belgique, Etats-Unis, Corée, Japon, Hong Kong, Singapour et ThÉllande) et de « joint venture », avec d'importantes sociétés industrielles, notamment en Suède (SKF) et au Japon (Ryoby, Iwata). Taiwan est le pays au monde qui compte le plus de constructeurs de micro-ordinateurs (environ 500). Tous n'ont évidemment pas la dimension, la puissance ou le mana- gement leur permettant de jouer un rôle sur l'échiquier européen. Mais il faut s'attendre à une pénétration en force des plus performantes entreprises taiwanaises sur ce marché, Sous leur propre marque et avec des ambitions importantes. Un événement d'autant plus précipité que l'ombre de 1992, avec l'éventualité de mesures protectionnistes, rend urgente l'implantation de ces entreprises, non seulement avec des réseaux de distribution, mais aussi avec des filiales et des usines. On peut alors s'attendre à une guerre intensive, non seulement des constructeurs taiwanais entre eux, mais aussi de ceux-ci avec les japonais, coréens, américains et européens déjà implantés... P.R. A côté des géants locaux, l'industrie taiwanaise a vu naître une nouvelle génération d'entreprises de petite taille, qui jouent la carte de l'innovation technologique et de la spécialisation, mais qui entendent bien ne pas se limiter au rôle de fournisseur de produits OEM. LES « PETITS » TAIWANAIS, POINTUS ET PERFORMANTS Que les traditionnalistes se rassurent, il est toujours possible de trouver à Taiwan des entreprises capables de reproduire les chips de base d'une carte VGA dès sa sortie, d'acheter le même microordinateur sous cinq marques différentes et même de louer des usines à la journée pour montrer à des clients potentiels. Mais les temps changent. Un importateur parisien confiait même, l'air désabusé, qu'il fallait mieux aller à Hong Kong ou en Thaịlande pour retrouver la « flexibilité » des temps héroiques. C'est que, de plus en plus nombreuses, les entreprises ne raisonnent plus uniquement à court terme, même celles de taille relativement réduite. Juillet/Août 1989 On assiste ainsi à des créations d'entreprises qui font plus penser à la Silicon Valley qu'à l'Asie du Sud, Est. C'est le cas de Magtron, constructeur de disques durs, né il y a moins d'un an. Traditionnellement, déclare Peter Pu, le président et fondateur de Magtron, on ne fabrique pas de-disques durs de qualité à Taiwan, parce que cela demande trop de technologie de précision.) Partant du constat qu'un marché sans concurrent est un marché porteur, Peter Pu a décidé de pallier cette absence. Magtron propose aujourd'hui une gamme réduite de trois disques durs 51/4 demi-hauteur de 115, 140 et 170 Méga-octets d'un niveau de fiabilité comparable à celui des produits japonais, mais avec un prix par petites quantités nettement plus abordable pour la clientèle des revendeurs et des distributeurs. L'originalité de Magtron n'est toutefois pas dans ces produits, mais dans ce choix d'un créneau difficile et très pointu. La structure de Magtron n'est pas courante dans un pays où la plupart des constructeurs de compatibles ne disposent pas de plus de quelques centaines de milliers de dollars en fonds propres : le capital est de 8 millions, provenant pour 60% d'investisseurs industriels étrangers au monde de la micro-informatique et appartenant pour le reste aux employés. Un management participatif qui a permis à Peter Pu de démarrer avec 130 employés dont un tiers d'ingénieurs, et de s'attaquer de front des sa création au marché mondial : un tiers des ventes réalisées aux Etats-Unis, un demi en Europe et le reste dans la zone pacifique. Sur un créneau encore plus pointu, celui du traitement d'image, la société Visionetics est relativement ancienne mais toujours spécialisée. Chose assez rare à Taiwan, Visionetics ne propose pas que des produits de base mais aussi des systèmes intégrés et, des logiciels de traitement d'image, allant des routines de programmation en C Microsoft jusqu'aux logiciels d'application pour le dessin (CFG Paint) ou la présentation (Diva). La société Datek n'est pas inconnue sur le marché français, puisque ses produits, les cartes d'adaptation pour réseau local D-Link, sont distribués par ID-Bit. Cette entreprise de 100 personnes, dont 14 employés pour la recherche et le développement, réalise un chiffre d'affaires relativement modeste, 7 millions de dollars américains. Mais sa position est stable, tant sur le marché taiwanais que sur les marchés internationaux. Datek propose une gamme de trois réseaux, offrant pour chacun cartes d'interfaces, câbles et connecteurs, éventuellement répéteurs et même le logiciel : EtherNet, paire torsadée et surtout ArcNet. Grâce à la technologie des circuits ASIC, Datek a pu réaliser une carte d'interface ne contenant que quatre composants et ne coûtant que 130 dollars américains ! C'est aussi grâce à la technologie des ASIC que la société CGS a pu développer une carte d'émulation 3270 offrant la compatibilité IBM, Irma et CXI, et intégrant le graphisme. Cette société s'est spécialisée dans les communications entre PC et mainframe et devrait proposer sous peu une solution d'émulation 5251. L'histoire de cette société est amusante. Elle illustre bien l'opportunité que peut offrir Taiwan aujourd'hui pour des petites entreprises à fort potentiel technologique. Son fondateur est un ancien ingénieur de CXI, puis de Chips & Tech. Ayant réalisé le design de cette pièce, baptisé CGS-32C70, il a préféré créer sa propre entreprise pour en exploiter les possibilités ; Taiwan est d'un abord plus facile que la région de San José... Ces différentes entreprises ont toutes en commun des ambitions internationales. Alors que la compétition sur le marché des compatibles ne laisse aucune chance aux petites — et même moyennes — sociétés qui ne disposeront pas de capacités de financement suffisantes, le monde de la micro-informatique recèle suffisamment de niches de marché pour permettre l'éclosion de petites unités capables de se tailler des — petits — empires. Le droit d'entrée ne s'y paie plus en dollars, mais en connaissance et en innovation technologique. Une matière première que les Taiwanais n'ont peut-être pas la réputation de posséder, mais ne disait-on pas la même chose des japonais, à la fin des années 1960 ? Et comme le pensait Jules César, ne vaut-il pas mieux être le premier dans son village que le second dans Rome ? P.R. M ICRO-SYSTEM ES - 21



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