Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°99 de jui/aoû 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 156 Mo

  • Dans ce numéro : grandes écoles... du clavier au charbon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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E SUR LES COMMUNICATIONS Li SUR LES SYSTEMES D'EXPLOITATION ❑ SUR LES LOGICIELS D'APPLICATION Quelles nouvelles rubriques voudriez-vous voir apparaître Vos remarques et suggestions : NOM : PRENOM ADRESSE : VILLE : CODE POSTAL : TELEPHONE A) Situation professionnelle H LYCEEN El ETUDIANT El EN INFORMATIQUE I El CADRE E COMMERCIAL AUTRE : E MARKETING CI FINANCES Ll BTS-DUT 111 PRODUCTION H UNIVERSITE El DIRECTION GRANDE ECOLE INFORMATICIEN I LI PROFESSION LIBERALE AUTRE : B) Si vous êtes salarié, quelle est la taille de votre entreprise ? H MOINS DE 10 ❑ DE 10A 100 ❑ DE 100 A 500 LI DE PLUS DE 500 De quel équipement micro-informatique disposez-vous ? PROFESSIONNEL. PERSONNEL : ê Renvoyez ce questionnaire (dûment affranchi) à : Micro-Systèmes « Service Enquête », 2, à 12, rue de Bellevue 75019 Paris
V FENETRE SUR OCCAM : MAITRISER LE PARALLELISME Le parallélisme prend une place de plus en plus importante en informatique scientifique (1). On sait que les ordinateurs conventionnels, dits séquentiels, seront limités en vitesse de calcul par les lois de la Physique. En outre, cette course à la vitesse, liée aux composants, fait grimper le prix de telles machines. Pour contourner cette limitation, l'idée qui s'impose est de faire travailler ensemble un grand nombre de machines sur un même problème découpé en tâches pouvant s'exécuter en parallèle. Théoriquement, on peut obtenir la puissance de calcul que l'on désire en fonction du problème à traiter, puissance qui dépend du nombre de processeurs (et du réseau qui les relie). Ceci est à l'image des phénomènes naturels qui sont très souvent constitués d'éléments indépendants, du moins pendant une certaine durée. Ainsi, deux individus vivant en deux lieux éloignés auront en principe deux activités indépendantes. Si un ou des éléments ou objectifs les « rapprochent » et si leurs activités deviennent dépendantes l'une de l'autre, alors, à certains moments, ces individus devront communiquer pour savoir chacun de leur côté comment ajuster leur activité future. Sur un ordinateur, pour programmer de telles situations, il faut un langage. OCCAM en est un. Il est probablement ce qui se fait de mieux aujourd'hui. OCCAM est un langage de haut niveau développé par le professeurC.A.R. Hoare de l'université d'Oxford et la société britannique INMOS Ltd. (2)(3). En symbiose avec le développement d'OCCAM, cette société a réalisé le Transputer, microprocesseur surdoué, avec lequel on obtient de très bonnes performances. Suivant le problème et le style de programmation, on peut atteindre entre 0,7 et 1,5 millions d'opérations réelles 32 bits (virgule flottante) par seconde ou entre 0,4 et 1,0 millions en 64 bits. Le nom OCCAM vient du nom d'un philosophe franciscain, William of Ockham (1270-1349 ?) qui énonça le principe du rasoir : « Entia non sunt multiplicanda pzaeter necessitatem », il ne faut pas multiplier les entités au-delà de ce qui est nécessaire. Ce but, effectivement atteint par OCCAM, est à la fois très complet, simple, rationnel et efficace. C'est un langage de programmation mais c'est aussi un outil abstrait d'expression de processus concurrents. OCCAM peut être implanté sur n'importe quelle ma- Juillet/Août 1989 chine, même séquentielle ; cependant, à notre connaissance, OCCAM est utilisé essentiellement sur un Transputer ou des Transputers connectés les uns aux autres par leurs quatre liens. En effet, OCCAM est un langage qui permet de faire communiquer des processus en echangeant des messages entre ces multiples processus concurrents répartis sur un grand nombre de Transputers différents. Programmer de nombreux processus qui communiquent entre eux pose le problème délicat de la synchronisation (4). Pourquoi ? En général, les processus concurrents ont des durées d'exécution différentes. Si un processus doit envoyer des données à un autre processus qui, lui, a besoin de ces données après avoir lui-même exécuté un certain travail, deux possibilités se présentent : ou bien le processus émetteur est prêt à envoyer avant que le processus récepteur soit prêt à recevoir, ou bien le processus récepteur, plus rapide, est prêt à recevoir avant que le processus émetteur soit en mesure de communiquer ses données. Il est donc nécessaire que l'émetteur et le récepteur s'attendent. OCCAM est construit de telle sorte que cette synchronisation est transparente pour l'utilisateur ! On dit qu'il s'agit d'une synchronisation par rendez-vous ou encore point à point. Ce type de communication impose que ce qui est émis par un processus sera reçu par un autre, ou encore que sur un canal il devra y avoir autant d'entrées que de sorties. Cela paraît évident, mais, dans un programme complexe, le blocage des communications est souvent dû au non-respect de cette règle. Comme tout langage informatique, OCCAM repose sur des processus, des objets et des opérations. Voici en détail ces notions et instructions spécifiques d'OCCAM. Les processus : Précisons en particulier ce qu'est un processus OC- CAM : un processus a un point de départ, exécute un certain nombre d'actions et s'arrête. Chaque action peut être un processus. Les processus élémentaires sont=e l'assignation, le résultat de l'expression e est mis dans la variable v. c ? x l'entrée par un canalc, dans la variable x on charge le message, circulant surc, envoyé par un autre processus. c ! e sortie par un canalc, l'expression e est envoyée sur c vers un autre processus. On peut dès maintenant écrire un nouveau processus : SEQ ceci est un commentaire : mot clé pour déclarer des actions séquentielles x : = y y : = (x + 4)x Les parenthèses sont nécessaires car il n'y a pas de précédente implicite entre les opérations +,/ett. y : = (x y) — (x + 1) Nous exécutons ainsi trois opérations successivement, c'est-à-dire trois processus qui, ensemble, constituent un nouveau processus. Un processus peut donc être une instruction, un groupe d'instructions, un groupe formé de ces groupes, ou encore une procédure (sous-programme), un ensemble d'appels à des procédures... L'opérateur parallèle est désigné par le mot clé PAR : MICRO-SYSTEMES — 161



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