Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°99 de jui/aoû 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 156 Mo

  • Dans ce numéro : grandes écoles... du clavier au charbon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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d'accueil de l'école, seront retenus. La tendance générale va en faveur de l'admission sur dossier et entretien, cela permet de connaître la personnalité des futurs élèves et de juger aussi bien la capacité de raisonnement des candidats que la quantité de connaissances acquises. Certaines écoles acceptent donc des bacheliers autre que C ou E et offrent aux D la possibilité d'intégrer un cursus d'ingénieur. C'est notamment le cas de l'ESIEA qui a préféré opter pour le côté humain de la sélection. La bonne réputation, parfaitement légitime, de cette école se doit aussi à certaines actions d'autant plus nobles qu'avouées par ses élèves et non par ses dirigeants. Ainsi, un de ses élèves a pu intégrer la troisième année après un entretien et un test de français alors qu'il n'était pas réellement au niveau en math mais possédait toutes les qualités de raisonnement requises. Et bien que l'école soit payante, celle-ci a rétribuer un élève de quatrième année pour le remettre au niveau en math. On ne peut que s'incliner, non ? Nombre d'élèves sont arrivés là aussi parce que passablement écoeurés par les écoles pratiquant de manière exagérée concours et autres notations, ne leur laissant même plus le temps nécessaire de savoir ce qu'ils apprenaient, et attirés par le côté humain de cet établissement. D'aucuns pourront affirmer que l'ESIEA récupère tous ceux dont les autres écoles ne veulent pas, se permettant ainsi de mettre en cause le niveau de cette école. C'est faux ! Primo, la sélection, même si une grande part est réservée à l'aspect humain des candidats, reste très rigoureuse. Secundo, le niveau des ingénieurs sortants est un des meilleurs du marché. Enfin, cette école prône davantage une formation généraliste que technique pointue, voulant comme l'affirme Pierre Potel, directeur, « apprendre à apprendre à mes étudiants. On leur apprend une recette qu'ils doivent savoir refaire en n'ayant plus ni les mêmes ingrédients, ni les mêmes ustensiles ». Savoir instantanément s'adapter à tous les cas de figure en quelque sorte. Une autre école qui a changé de référentiel est Epita. Elle recrute aussi sur dossier plus entretien dans des proportions 2/3 math Sup. et Spé. 1/3 104 - MICRO-SYSTEMES DUT avec possibilités et encouragements pour faire les deux premières années en interne. Ce choix d'intégrer des DUT, de bon niveau, joue la carte humaine. Ainsi, un major de l'école a connu un cheminement intéressant : CAP, BEP, 2sd de transition, Ire d'adaptation, bac F3, DUT, Sup., Spé, et école. Il faut vraiment en vouloir mais la preuve est faite que la sélection humaine possède d'incontestables plus. Changement de référentiel pour plus d'humanité Patrice Dumoncelle, directeur dynamique d'Epita, affirme même qu'au niveau administratif (traduire Education nationale), rien n'est vraiment mis en place pour permettre ni même faciliter ce genre de cursus. Comme une impression de vouloir enfermer les gens dans un ghetto d'où il est bien difficile de sortir. Et il s'emploie à ne pas se borner à la seule formation technique ou technologique « vouloir donner à cette école un profil d'ouverture intellectuelle et amener ses étudiants à la curiosité, la responsabilité et la culture économique et sociale. Les ingénieurs, poursuit-il, doivent être bien plus que de super techniciens, ils auront à comprendre des environnements sans cesse différents et s'interfacer correctement à chaque cas précis ». Il faut en plus qu'ils soient passionnés et courageux. Et tout l'enseignement d'Epita va dans ce sens. Patrice Dumoncelle est un fervant défenseur de l'école informatique en trois ans. Mais, s'il n'hésite pas à donner son avis, plutôt catégorique, sur les enseignements informatiques à option en troisième année, il reconnaît sincèrement que certaines prodiguent un enseignement des plus satisfaisants. Cette école est de surcroît une des mieux équipées tant sur le plan du matériel mis à disposition des élèves 24 heures sur 24, que sur l'aménagement des locaux. Ces deux écoles démontrent que le niveau d'une école n'est lié en aucune façon à l'origine des candidats sélectionnés. Un autre argument dont il faut se méfier est le quota d'ingénieurs issus d'une même école dans une entreprise. Le corporatisme trouve sa source dans ce genre de profession et, de fait, l'émergence d'une école dans une société quelconque est essentiellement liée à l'ancienneté de cette école. Or, la plupart des écoles ont moins d'une dizaine d'années. Vous avez sûrement compris qu'aucun critère de choix d'une école est définitivement établi, que tout argument est à vérifier, et ce pour chaque école, qu'il vous faudra trancher entre les deux premières années sur l'informatique en option ou sur trois ans... Mais ce n'est pas tout, il reste encore l'université qui a gagné ses galons de professionnel en la matière. Plusieurs d'entre elles proposent désormais des enseignements de qualité et reconnus. C'est le cas de Compiègne, Paris VIe et quelques autres tant en région parisienne qu'en province. Terminée l'image un rien laxiste de l'université avec ses quinze heures de cours hebdomadaire - quand même ! On travaille ici autant que dans les écoles privées et les equipements n'ont rien à leur envier. On peut toutefois regretter que le Deug (les deux premières années) soit généralissime. Il est possible d'intégrer la licence avec à peu près n'importe quel Deug... enfin peut-être pas d'histoire de l'art, mais renseignez-vous quand même ! La troisième année est accessible de deux façons, par la licence au sortir d'un Deug, mais aussi par une déviation bizarrement baptisée « programmeur d'études » un peu plus informatisée, pour tous ceux qui ont un DUT en poche. Tout le monde se retrouve en quatrième année pour la maîtrise. DESS, équivalent du diplôme d'ingénieur ou DEA en cinquième année. Comptez deux, trois, voire quatre années supplémentaires pour la thèse qu'induit le DEA, essentiellement réservé à ceux qui se destinent à la recherche. Mais ici aussi les places sont chères : de 20 à 30 places pour chacune des spécialités (IA, Réseaux...) sur 300 candidatures. Ici encore les stages en entreprise sont obligatoires, ce qui permet à Bernard Arlettaz, responsable des formations troisième cycle à Paris VIe, d'affirmer « qu'en définitive l'origine et les différents diplômes informatiques ne sont que faux problèmes dans la mesure où personne ne peut contrôler le travail des informaticiens au sein d'une entreprise ». Vraiment très près de la vérité ! Juillet/Août 1989
RÉPARTITION DES ANCIENS ÉLÈVES DANS LES BRANCHES INDUSTRIELLES ENQUÊTE- Constructeurs Informatique 16,7% 28,9% Sociétés de Services et Conseils Electricité Electronique 16,3% Télécommunications Construction Aéronautique Si les critères de sélection sont rares, il en est un autre sur lequel vous ne pouvez compter : l'avis de l'immense majorité des chefs d'entreprise. La notoriété des écoles auprès des chefs d'entreprise ? Pas très sûre. Devant le manque évident d'informations détaillées sur les différents établissements, les chefs d'entreprise revendiquent un diplôme d'ingénieur sans trop se soucier de son origine mais jugent leurs candidats sur pied, se fiant davantage au « feeling ». Un peu largués, les chefs d'entreprise Bernard Vergnes, responsable de Microsoft Europe, le confirme : « Les écoles définissent un bagage potentiel de... courage. Je demande aux postulants de la philosophie, du calme et, avant toute chose, de comprendre rapidement tous les problèmes auxquels ils seront incessamment confrontes, ce qui exige une certaine endurance. » De surcroît, il estime que le meilleur fonctionnement résulte d'un savant panachage des origines des candidats. Enfin, au sein de la société Microsoft, on essaie au maximum de créer une dynamique positive où chacun se sent bien et surtout a envie de rester. « Pas de mercenaires. » Insuffler une culture de l'entreprise, tel est le but de Microsoft qui ne demande pas à ses nouveaux ingénieurs d'être immédiatement opérationnels, ils peuvent prendre le temps de bien s'intégrer. Les salaires s'echelonnent, pour un premier emploi, entre 140 000 et 160 000 F annuels, plus 15% de bonus liés à la réalisation des objectifs. Pour Bernard Vergnes, garder son personnel est sa motivation première et le seul moyen de lutter contre la surenchère galopante des salaires dans ce milieu, car, poursuit-il, « si les salaires d'embauche demeurent raisonnables, c'est après que les propositions deviennent délirantes, au bout de deux ou trois ans, quand elles atteignent 350 à 400 000 F annuels ». Vérifiez d'après les offres alléchantes que fait la concurrence auprès des salariés Juillet/Août 1989 Médical he Métallurgie 7, 7 > Recherche Enseignement Méta Divers Transport/Aviation de Microsoft, quand elle veut lui « piquer » ses ingénieurs, « qui déclinent le plus souvent, se rendant bien compte que le salaire n'est pas le seul élément à prendre en compte ». Si tous les patrons pouvaient ainsi éduquer leur personnel, nous serions tous probablement très pauvres mais surtout très heureux ! « Non, assure Bernard Vergnes, il faut payer juste, mais ne pas cautionner les salaires démesurés actuellement en vigueur. » En ce qui concerne les milieux industriels non informatiques, je vous laisse deviner le désabusement des chefs d'entreprise qui ne savent plus à quel saint se vouer et tablent plus sûrement sur... la chance. Enfin, les milieux bancaires, eux, ne se satisfont pas d'un diplôme et le Crédit Foncier, à l'instar de toutes les administrations, exige de leurs candidats qu'ils se soumettent à un concours interne. Mal leur en a pris ! Les ingénieurs, frais diplômés, désertent ce concours. On les comprend, les entreprises se les arra- chent à prix d'or avant même la fin de leurs études. Pourquoi se soumettre à une sélection supplémentaire ? D'ailleurs, le Crédit Foncier est susceptible de revoir les conditions d'admission à certains postes et de, peut-être, supprimer ce concours. Enfin, comme le confirme le cabinet de recrutement Sertis qui travaille conjointement avec le Crédit Foncier pour une partie de la sélection, « ce ne sont pas les banques qui attirent le plus les ingénieurs informatiques, ils ont bien sûr la fameuse sécurité de l'emploi dont ils n'ont strictement rien à faire ». Vient se greffer là-dessus le fait que les postes proposés par les banques sont quand même rarement épanouissants. Mais, là. encore, le nom de l'école d'origine du candidat n'est pas très important, délaissé au profit de l'adéquation poste/profil. Et il est vrai que devant la pénurie évidente d'ingénieurs en France et à l'étranger, les chefs d'entreprise ne peuvent se permettre d'être exigeants et sont bien forcés de choisir dans ce que proposent les écoles. Encore heureux que nombre d'entre elles travaillent de concert avec les industriels pour essayer de coller au mieux à la demande. De fait, même si l'école retenue n'a qu'une réputation moyenne, trouver du travail sera 1e plus souvent un jeu d'enfants. Les secteurs d'activité dans lesquels vous serez susceptibles d'opérer seront essentiellement les sociétés de service, les constructeurs informatiques et les domaines de l'électronique et de l'électricité et toujours dans les entreprises les plus réputées, au moins sur le plan technologique. Les salaires, quant à eux, s'échelonnent entre 14 000 et 18 000 F pour un premier emploi. Enfin, ce choix comportera sûrement de bons côtés avec les traditionnelles fêtes d'école, chacune mettant un point d'honneur à organiser une soirée annuelle, les bureaux d'anciens élèves où vous pourrez trouver une source intarissable de bons « tuyaux » et de conseils judicieux. De plus, les entreprises juniors, présentes dans quasiment toutes les écoles, vous permettront de faire vos premières armes dans le milieu professionnel. Sachez que l'un des éléments les plus importants de votre réussite est aussi la passion que vous êtes obligés d'avoir pour vous embarquer dans une telle aventure. Il Dominique Schmutz



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