Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
Micro Systèmes n°99 jui/aoû 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°99 de jui/aoû 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 156 Mo

  • Dans ce numéro : grandes écoles... du clavier au charbon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mais semble toutefois assez éloignée de l'actualité. Ce n'est déjà pas mal car elle est la seule disponible actuellement sur le marché, avec celle du ministère de l'Education nationale (possibilité d'informations par minitel). Muni de ce recensement rarissime, qui, regrettons-le, n'est pas sélectif, il ne vous reste plus qu'à chausser une bonne paire de baskets (il existe environ 230 écoles d'ingénieurs ; ce chiffre varie de plus ou moins 20% en fonction des sources) pour aller rencontrer les directeurs. Toujours sur rendezvous. Portez une oreille moyennement attentive à leurs propos. De toute façon, ils ne vous avoueront jamais que leur école n'est pas géniale ; les plus honnêtes vous conseilleront toutefois une autre formation si votre niveau n'est vraiment pas adapté à l'ensei gnement dispensé. Sachez que, pour eux, vous représentez environ 25 000 F, coût moyen annuel de votre scolarité, et vraiment très peu ont une approche humaine de la transaction, prènant en compte sincèrement vos aspirations et vous évitant de gaspiller temps et argent. En revanche, visitez l'école et profitez-en pour jauger le matériel mis à votre disposition et les conditions dans lesquelles vous pouvez y accéder. La plupart sont ouvertes librement sinon 24 heures sur 24, au moins 18 heures par jour. Toutefois, le manque de moyens de certaines aurait pu me laisser muette de stupeur si je ne l'avais déjà été, au vu de l'insalubrité des lieux. N'hésitez pas non plus à demander le détail du profil des professeurs qui dispenseront les cours, et même à vérifier la véracité de ce que l'on vous affirmera. C'est en fait un des éléments les plus déterminants dans le choix que vous aurez à effectuer. Aucune hiérarchie de qualité A ce stade-là, vous avez déjà pris en compte la situation géographique et le look des établissements, le matériel dont vous pourrez disposer et bien entendu les conditions d'admission. Bref, vous avez sûrement opéré une première présélection. Eventuellement, vous avez aussi porté une certaine considération au certificat Afin, délivré à la demande de l'école après réponse à un questionnaire pointu, visites-surprises et vérifications appropriées. Huit certifiées sur 250 demandes, preuve que l'école est bonne, mais pas forcément mauvaise quand elle n'est pas inscrite sur les listes hypersélectives de cet organisme. Il est cependant une condition essentielle à laquelle vous devez souscrire : choisir une école habilitée à délivrer un diplôme d'école. Même si je reste avec l'impression un peu floue que la Commission des titres avalide les écoles un peu à tort et à travers, et donc que ce n'est pas un gage de qualité, cette reconnaissance de votre diplôme est absolument indispensable, tant sur le plan professionnel que pour la poursuite de vos études au-delà. Eliminez donc sans regret toutes les écoles qui ne délivrent pas un diplôme reconnu par l'Education nationale et faites attention, il paraîtrait que certaines n'hésitent pas à sanctionner les études de leurs élèves alors qu'elles ne sont pas habilitées à le faire. C'est rare et illégal ! Un élément essentiel de sélection est le quota des entrées et des sorties. Au-delà des 25% d'admissions, profitez de vos baskets pour courir vite. Un nombre pas très élevé mais néanmoins significatif d'établissements ne sont effectivement pas très pointilleux quant aux conditions d'admission, mais il est peu probable que cela joue en votre faveur. Mieux vaut se donner du mal pour intégrer une école dont les chances de se voir un jour détenteur d'un diplôme sont réelles que de ressortir trois ou quatre ans après, momifié, sans l'ombre d'un papier à encadrer et un service militaire à effectuer (je ne suis pas sexiste mais les filles ne représentent en moyenne que 8% des effectifs ; un bon point : tout le monde le regrette). Le cas s'est déjà produit à maintes reprises, certaines écoles n'ont pas hésité à balader ainsi quelques-uns de leurs étudiants pendant parfois cinq ans, qui n'avaient pas dépassé le stade math Sup. Au-delà du simple coût financier, la perte de temps est irrécupérable. Alors, ouvrez l'ceil et vérifiez, plutôt
ENQUÊTE- deux fois qu'une, ce quota. Pour ce faire, les écoles ont presque toutes un bureau d'anciens élèves auprès desquels vous pourrez obtenir facilement des renseignements. Et encore une fois, se méfier de celles qui, soit n'ont pas d'association d'anciens, soit vous communiquent la liste avec réticence, voire pas du tout. Un autre point critique, mais nettement moins grave, consiste à faire les deux premieres années, math Sup.- math Spé. en externe ou en interne. Certains établissements exigent quasiment de leurs élèves de faire ces deux premières années en interne, estimant que l'enseignement dispensé en externe est bien trop généraliste. Elles s'appliquent alors à mettre l'accent sur la formation technologique dès le début du cursus. De toute façon, elles se réservent quand même un quota d'admission en troisième année, pour ceux qui ont suivi les math Sup.-math Spé. classiques. Une autre race d'ingénieurs Enfin, un autre élément déterminant consiste en la petite guerre qui sévit entre les écoles informatiques pures et dures et les écoles à vocation technologique plus généralistes avec option informatique en dernière année. Je me garderai bien de trancher un tel débat, d'autant que les chefs d'entreprise susceptibles de vous embaucher au terme de vos études saisissent mal la nuance. Mais il est clair que si votre vocation profonde est de faire de l'informatique de haut niveau, autant commencer dès l'âge tendre. Prenez tout de même en compte que certaines écoles à option informatique sont formidablement performantes. Ainsi, l'ESIEE, qui relève de la Chambre de commerce, ne se contente pas d'offrir à ses étudiants son superbe campus de Marne-la-Vallée, bâtiment de 30 000 m2 dans un parc magnifique. 135 millions de francs de matériels et labos divers sont librement accessibles aux 900 étudiants (1 100 prévus en 1992) de l'école. Pourtant, cet établissement, sûrement un des fleurons de l'enseignement technologique français, est un des moins chers : 14 000 F l'année, la cinquième est gratuite. Il faut dire que cette école s'emploie à s'autofinancer, les frais de scolarité ne repré- Juillet/Août 1989 sentent qu'un dixième de ses ressources, le reste vient essentiellement des entreprises pour lesquelles elle développe différents projets, CCI, taxe d'apprentissage... En fait, ses activités s'axent dans quatre directions : école d'ingénieurs et techniciens supérieurs, formation continue, actions de recherche et développement et mise à disposition des moyens matériels dont elle dispose, notamment de ses laboratoires, aux entreprises (12 millions de francs sont gagnés cette année par le biais des entreprises). Un exemple de liens avec les industries à grandement encourager. Le propre de cette école est d'être très au fait des nouvelles technologies et toujours prête à sauter la première dans le train des secteurs de pointe de demain. Ce que confirme son directeur Armand Viviand : « On n'est pas mieux, on n'est pas moins bien ; on est à côté. » Et c'est tant mieux parce qu'à elle seule cette école valorise largement l'image de marque de la technologie nationale. Ça fait plaisir ! Une autre dans le même style est Supélec, mais qui lasse un peu par son discours, nous sommes les meilleurs, nos étudiants sont les meilleurs, notre enseignement est le meilleur... C'est sûrement très près de la vérité et le salaire des ingénieurs sortants, les mieux payés du secteur, « environ 170 000 F annuels toutes branches confondues et sûrement plus en informatique, de l'ordre des 200 000 F », tend à le prouver. Mais bon, on aurait aimé entendre un autre discours de la part de Jean-Philippe Szylowicz, adjoint au directeur des études, que le sempiternel « nous n'avons pas réellement de concurrent. ». Une très bonne école tout de même dont il n'est plus besoin de faire l'éloge ! Il ne vous reste plus qu'à trancher entre les établissements qui subsistent sur vos tablettes. Si vous habitez la province, vous avez de la chance, il n'existe pas plus de deux ou trois écoles par grande métropole régionale. Si vous résidez à Paris ou en banlieue, votre problème est bien loin d'être résolu, ça pullule ! Alors forcément vous avez bien quelques copains qui ont déjà commencé un cursus quelconque. Eh bien, ne les écoutez pas ! Rares sont ceux réellement satisfaits de leur sort. Mais tous m'ont assuré recommander chaudement leur école aux futurs candidats et, de plus, ils le font avec la plus grande sincérité. Un discours réellement ambigu qui ne s'explique pas seulement par le fait qu'il est toujours délicat d'avouer qu'on s'est trompé ! Même quand les élèves sont complètement désabusés, ils s'accrochent à ne pas décourager ceux qui veulent venir partager leur triste sort ! Ainsi, certains de l'ESME Sudria avouent sans ambages leurs désillusions, même s'ils reconnaissent dans l'ensemble avoir concrétisé leurs attentes. Ils déplorent la qualité de l'enseignement, spécialement en informatique, leurs relations, ou plutôt le manque de relations avec l'administration, la répartition des classes, le côté trop scolaire de l'école et surtout les contrôles incessants qui « obligent à se polariser sur les notes, à apprendre bêtement sans pouvoir s'intéresser à ce qui est appris ». Supposons que, d'après le discours des dirigeants qui ne cessent de se plaindre des lacunes des élèves dues au laxisme de l'enseignement secondaire (nos étudiants ne savent pas écrire correctement le français, mais ça n'est pas de notre faute) et proposent d'y remédier de façon assez radicale mais peu probante, c'est à son positionnement géographique, en plein centre de Paris, que cette école doit son taux de fréquentation. Eh bien ! même là où l'ambiance rendrait neurasthénique un enfant de trois ans (il n'y a qu'à visiter les locaux et l'escalier moyenâgeux qui les dessert), les élèves auraient tendance à conseiller leur école. Mais peut-être n'ai-je pas su dépister l'étudiant, voire les étudiants, trouvant pleine satisfaction dans cet établissement ? Dossier-entretien ou concours ? Un autre dilemme dans ce monde décidément bien mouvementé donne à deux écoles une nouvelle occasion de s'affronter, mais cette fois au niveau des conditions d'admission. Qui est proconcours ? Qui est prodossierentretien ? De toute façon, rien ne sera facile et, quelle que soit la méthode de sélection retenue par l'école, sachez que de 1 500 à 2 000 candidats postulent et que seulement de 100 à 200 élèves, en fonction des capacités MICRO-SYSTEMES - 103



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