Micro Systèmes n°98 juin 1989
Micro Systèmes n°98 juin 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°98 de juin 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 153 Mo

  • Dans ce numéro : choisir... logiciels intégrés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES LIMITES DE LA MICRO-EDITION Avec l'apparition des systèmes d'édition électronique sur micro et la disponibilité d'imprimantes de bonne qualité, l'édition s'est « démocratisée ». A condition toutefois de savoir utiliser convenablement ces systèmes et toutes leurs fonctionnalités : saisie de textes et d'images, mise en page, impression ou photocomposition, transmission à distance... La Publication Assistée par Ordinateur (PAO) - également appelée micro-édition lorsqu'elle se fait sur microordinateurs, et « Desktop Publishing » chez les Anglo- Saxons - réunit un ensemble de fonctions plus ou moins bien intégrées, destinées à fournir, à partir de son bureau, un document imprimé de qualité professionnelle. Né en 1986 sur le Macintosh, le Desktop Publishing a investi le marché des compatibles IBM PC dès l'année suivante. Après Apple et Big Blue, les deux autres leaders de la PAO sont incontestablement Hewleft-Packard et Rank Xerox. Parmi les applications de la PAO, on retrouve communémènt l'édition de notes internes, rapports techniques et journaux d'entreprise. Mais, de plus en plus, la PAO ambitionne de remplacer ou compléter l'édition professionnelle dans de nombreux créneaux, notamment la presse et l'édition où la qualité, les délais de production, la rentabilité sont des impératifs que les professionnels ne peuvent négocier. De l'imprimerie traditionnelle à l'édition « maison » Aussi, depuis quelque temps, éditeurs, journaux et périodiques demandent à leurs auteurs et journalistes non plus des manuscrits ou des « tapuscripts » tapés à la machine, mais bien des « compuscrits », c'est-à-dire des textes saisis sur ordinateurs. Le support magnétique est alors directement intégré dans des systèmes de PAO, évitant ainsi une resaisie, laborieu- 82 - MICRO-SYSTEMES se et coûteuse la plupart du temps. Pendant plus de quatre siècles, l'impression est restée un procédé essentiellement manuel, géré par une corporation hautement qualifiée pour laquelle les caractères en plombn'avaient aucun secret. Mais l'imprimerie de Gutenberg a progressivement cédé la place à une conception de plus en plus mécanisée et automatisée des tâches. Ce sont d'abord, dans les années soixante-dix, les photocomposeuses qui marquent une étape. Le texte est composé sur écran où les enrichissements et les cotations sont fixés comme savent le faire certains traitements de texte fonctionnant sur micro. Le montage de la page continue en revanche à se faire « à la main », au cuter et à la colle. Dans les années quatre-vingt, l'édition assistée par ordinateur permet d'aller plus loin. Ce n'est plus uniquement le texte qui est traité à l'écran mais l'ensemble dé la page. Outre les enrichissements typographiques, le texte est positionné sur la page selon des largeurs de colonnes paramétrables. De la même façon, l'opérateur peut placer des filets ou des cadres autour du texte. Enfin, les images peuvent être placées directement dans la page à l'écran. Désormais, la production de documents imprimés se fait, pour l'essentiel, derrière un écran de terminal ou d'ordinateur personnel, ce qui facilite grandement les modifications. Le document n'est imprimé que comme bon à tirer (le BAT) et enfin sur un bromure pour tirage en offset. Cette nouvelle façon de travailler supprime ainsi de nombreuses phases de manipulation : la photocomposaiion classique et le montage à la main. Toutefois, la PAO pose de nouveaux problèmes tant humains que techniques. En particulier, la qualité typographique n'atteint pas toujours celle de l'édition traditionnelle, parfois en raison des performances insuffisantes des matériels de sortie. En effet, dans la vie d'un bureau, au sein d'une société, c'est la Laser PostScript qui prédomine. Or, actuellement, la définition de ces imprimantes ne dépasse que difficilement le cap des 300 points par pouce. En revanche, des équipements tels que les Linotronic 100 ou 300 arri- Station de PAO TechEditeur comprenant un micro-ordinateur (Mac, PC ou compatible) équipé du logiciel de PAO, une station Unix pilotant un disque dur et une imprimante à laser PostScript. Juin 1989
DOSSIER - L 11 11.. il I 11 1 1-111111-M11111M 1 0 I If, 0 -1, le'II i l I II i l if. 9 9 9, Saisie automatique de textes par le système de lecture de caractères (OCR - Optical Character Recognition) Textiris 2. vent à des définitions de l'ordre de 1 200 et 2 540 points par pouce. On arrive alors à une finesse qui laisse nombre de photocompositeurs traditionnels perplexes. En revanche, il ne faut pas oublier les limites techniques que connaissent aujourd'hui les traitements des images dans la chaîne PAO. Deux contraintes se posent à ce niveau. Afin de pouvoir réellement intégrer des images digitalisées dans une mise en page, il est indispensable de disposer d'un ordinateur muni d'une RAM conséquente (les 1 Mo de RAM que l'on rencontre dorénavant sont insuffisants pour traiter dans de bonnes conditions une image couleur digitalisée sur 8 bits). De plus, si l'opérateur désire effectuer quelques manipulations sur son document graphique (modification du contraste, ajustement de la linéature...), il est évident qu'il a intérêt à travailler avec une machine haut de gamme s'il ne veut pas avoir à attendre trop longtemps le résultat du traitement demandé. En effet, l'état de l'art PAO tel qu'il existe aujourd'hui oblige les utilisateurs, qu'il s'agisse d'entreprises qui font de l'édition interne ou de « professionnels » qui réalisent des magazines ou des quotidiens dits pour la grande presse, à bien dissocier ce qui est gérable sur micro-ordinateur et ce qui devra, pendant encore quelques temps, être traité selon des procédu- Juin 1989 res traditionnelles. Côté micro-ordinateurs, il est possible de traiter le texte lui-même ainsi que la mise en page. En revanche, l'image, en particulier l'étape de digitalisation, est incorrectement assurée par la chaîne de micro-édition. Le traitement du texte, d'abord, comprend la création du texte. Cette opération doit, pour une meilleure efficacité, être réalisée sur micro-ordinateur à l'aide d'un traitement de texte. A ce niveau, le rédacteur ne se préoccupe pas des enrichissements typographiques qui doivent accompagner son texte. Il le donne, sur disque ou via réseau dans les meilleurs cas, au « metteur en page ». Ce dernier dispose en effet d'un programme de mise en page avec une option d'importation de texte. Quand le texte est enfin importé dans le logiciel de mise en page, deux opérations vont commencer. Le metteur en page doit d'une part positionner son texte en fonction d'une maquette préétablie. La maquette sera par exemple une page de format A4 avec le texte sur 3 colonnes de 45 mm de largeur et des espaces entre les colonnes de 3,5 mm. D'autre part, il doit réaliser les enrichissements typographiques : changer le corps des titres et des chapeaux, mettre en gras les intertitres, justifier le texte, le caler à droite ou à gauche (fer à droite et fer à gauche) ou encore le centrer. On le voit, le metteur en page as- sure deux opérations qui, jusqu'alors, étaient prises en main par deux personnes distinctes : l'enrichissement typographique est habituellement fait au moment de la photocomposition par un claviste qui suit scrupuleusement les indications portées par le secrétaire de rédaction sur la copie. Quand le texte a fini d'être saisi par le claviste et qu'il a été sorti, il revient à la rédaction sous forme de « bandes de compo ». Le maquettiste intervient alors pour créer sa « page ». A l'aide d'un cuter et d'un pot de colle, il découpe les bandes de compo et les colle sur son gabarit. Une chaîne complète Ce sont ces deux opérations qui sont maintenant réalisées sur écran, sinon simultanément tout au moins par la même personne. Notons qu'en création traditionnelle, le maquettiste remet sa page montée au secrétaire de rédaction pour que celui-ci approuve le travail réalisé. La plupart du temps, le secrétaire de rédaction aura à intervenir sur le texte. En effet, le secrétaire de rédaction doit être à même d'écrire un morceau de texte supplémentaire ou au contraire de connaître suffisamment le sujet traité dans l'article pour ôter quelques lignes de texte. Le metteur en page est donc un homme orchestre qui doit être capable de respecter une charte typogra- MICRO-SYSTEMES - 83



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