Micro Systèmes n°98 juin 1989
Micro Systèmes n°98 juin 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°98 de juin 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 188

  • Taille du fichier PDF : 153 Mo

  • Dans ce numéro : choisir... logiciels intégrés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MICIRD-niGEST ACTUALITES'ques traditionnelles, de la palette graphique à la retouche photo, de la réalisation de diapositives 35 mm à l'animation 3D. En France, un des principaux clients équipés par Mécanorma est le CNBDI (Centre national de la bande dessinée) à Angoulême. Fonctionnant sur une base PC, StudioWorks concurrence ainsi des produits nationaux tels que ceux de Gétris ou XCOM (station Opium). C'est la troisième fois que Pansophic réalise une croissance dans un domaine stratégique en rachetant un savoir-faire extérieur. En octobre 1986 déjà, Pansophic avait racheté le produit Starbust + PC à la société AVL, puis en juillet 1987 prenait le contrôle de West End Film. Bénéficiant d'une ancienneté de vingt ans, Pansophic reste aujourd'hui un des partenaires majeurs du monde du graphisme. MultiCorp International : la réconciliation des normes Clou de la NCGA, la démonstration de l'entreprise MultiCorp rassemblait les grands constructeurs et les grandes sociétés de logiciel dans une simulation géante impliquant les différents protocoles et normes de communications, principalement appliquées au graphisme. Société géante collaborant avec différents organismes, notamment des sociétés d'ingénierie, MultiCorp utilise les réseaux afin d'augmenter sa productivité. Les épures, dessins techniques, projets de toute sorte circulent dans ces câbles, d'un bureau à l'autre. Reste alors à rendre compatibles entre eux des systèmes n'utilisant pas toujours les mêmes conventions. Le but de l'opération MultiCorp, qui aura marqué la NCGA, est de démontrer la puissance des standards et des systèmes de conversion de l'un à l'autre. Plus concrètement, MultiCorp a été choisie pour cette opération-passerelle en fonction des technologies qui y sont utilisées quotidiennement. Cette société multinationale, possé- 30 — MICRO-SYSTEMES dant des filiales dans le monde entier éprouve, un besoin de communiquer efficacement qui est proportionnel à sa taille. Ses divisions incluent Associated Aerospace qui a développé de nombreuses technologies utilisées dans la navette spatiale ; Phoenix Division, un des plus anciens fabricants de véhicules d'exploration ; et Military Advanced Communication (MAC), un des principaux fournisseurs du Department of Defense (DOD). MultiCorp s'enorgueillit d'être l'une des compagnies les plus en pointe dans le domaine de l'automatisation des tâches de bureau. La nécessité de raccourcir le temps séparant l'idée de sa réalisation a poussé MultiCorp à devenir un des utilisateurs-pionniers de l'informatique graphique. Mais au milieu des années 1980, la croissance de MultiCorp avait atteint son niveau le plus bas dans l'histoire de la compagnie. La productivité baissait, en dépit du fait que la société était plus que jamais impliquée dans des technologies de pointe. A ce moment-là, on décida de redéfinir totalement la stratégie de la communication et de l'automatisation des tâches de bureau. La peste sévissait partout ! Le déclencheur de cette mutation fut la perte d'un énorme marché pour la Défense américaine : finaliste de l'appel d'offre, MAC, filiale de Multi- Corp, fut incapable de répondre aussi efficacement dans des délais très courts qu'un de ses concurrents, face aux modifications de dernière minute apportées au cahier des charges. Cette perte inacceptable fut l'occasion d'un audit relatif aux méthodes de travail. Les responsables de cette analyse intervenaient également dans les autres divisions de MultiCorp. Les similitudes étaient frappantes : « La peste qui frappait MAC (Military Advanced Communication) sévissait également dans tout MultiCorp : les Architectes et concepteurs peuvent maintenant vendre leurs projets de façon convaincante, une photo remplaçant parfois une maquette. systèmes informatiques utilisés dans les différents départements n'étaient pas compatibles entre eux ! ». Chaque département avait en effet acheté les meilleurs équipements du marché, ceux qui se révélaient les plus efficaces pour résoudre leurs problèmes spécifiques : seul inconvénient, ils ne savaient pas communiquer les uns avec les autres... Pour communiquer malgré tout, on en revenait à la vieille tradition obsolète : le bon vieux papier, roi éternel faussement déchu, reprenait avec satisfaction sa couronne. Et les délais de s'étirer comme les colonnes de chiffres qui ne rentreraient pas dans les bénéfices... Les systèmes informatiques, tous ponctuellement performants, ressemblaient à des îlots de haute technologie, récitant chacun ses chef s- d'ceuvre dans un jargon incompréhensible, comme autant de Molière et de Shakespeare exprimant des vers sublimes qui en patois auvergnat, qui en cajun, et qui en volapuc... et ne bénéficiant par ailleurs que d'un interprète bègue (redondances), aphone (le papier) et souffrant d'un défaut de prononciation (erreurs de recopie). En bref, il fallait que les choses changent ! Dans le même temps, on prit conscience du fait que les différents fournisseurs partenaires et soustraitants présentaient également leur documentation sous une forme écrite qu'il fallait réentrer manuellement dans les ordinateurs de Multi- Corp, ce qui multipliait les sources d'erreurs. Le projet MAP-TOP, destiné à intégrer les éléments contradictoires liés à la productivité, fut alors adopté. MAP-TOP pour Président Le programme MAP-TOP (Manufacturing Automation Protocol(Technical and Office Protocol) correspond à un effort global pour standardiser la communication des données par réseau. MAP concerne la production, et TOP les bureaux d'études. Juin 1989
La 3D tend à se généraliser dans les bureaux d'études. MAP-TOP s'efforce de faire le lien entre les deux et spécifie les différents modes d'intégration. Cela inclut les interfaces périphériques et programmeurs telles que GKS (Graphical Kernel System), PHIGS (Programmer's Hierarchical Interactive Graphics System), IGES (Initial Graphics Exchange Specification) et CGM (Computer Graphic Metafile). Une des exigences fondamentales de MAP-TOP concerne l'utilisation de standards graphiques qui établissént des méthodes de communication uniformes entre les systèmes, à la fois dans les bureaux et dans les unités de production. IGES permet l'échange électronique d'images parmi différents systèmes. GKS et PHIGS permettent le partage de plusieurs programmes sur différents systèmes informatiques. Parallèlement, MAC participait à un programme équivalent à l'initiative du département de la Défense et baptisé CALS (Computer-Aided Ac- quisition and Logistic Support), dont le but était d'intégrer les données communes à la DOD et à ses principaux sous-traitants et fournisseurs à l'intérieur de standards communs. Outre IGES et CGM, communs aux deux projets, CALS s'appuie également sur SGML (un standard de présentation commun aux principales administrations US et probablement destiné à remplacer l'ASCII et l'AS- CII enrichi) et RASTER, un standard de stockage permettant l'échange d'images rasterisées. Les éléments nécessaires étant en place au niveau du logiciel et du matériel, restait à préparer les participants et les utilisateurs, aussi bien en amont qu'en aval... Fournisseurs, soustraitants et clients se doivent d'utiliser les mêmes normes et les mêmes protocoles. Il a fallu trois ans pour que MultiCorp International termine la mise au point et l'harmonisation de ce projet, présenté à la NCGA sur plusieurs stands importants. Scénario bleu, scénario rouge... De l'un à l'autre, ordinateurs et périphériques variés échangent des données relatives à des documents complexes. Ceux-ci sont modifiés et renvoyés, selon un scénario simulant des changements dans les spécifications d'un cahier des charges une pièce d'équipement aéronautique conçue pour la navette spatiale par la division Associated Aerospace de Multicorp est adaptée à un équipement stéréo destiné à optimiser le captage des émissions radio à l'intérieur des véhicules automobiles chez Phoenix Motor Division. Plusieurs départements à cheval sur les différentes filiales vont s'échanger des informations pour contribuer à la mise au point du produit. A chaque étape, des changements interviennent, accompagnés par des traductions d'une norme à une autre, par exemple d'un format IGES vers un format CGM. En même temps, la division marketing étudie l'impact de l'ajout d'un matériau antichoc sur le produit. Un autre bureau analyse l'influence de cette décision sur les coûts et les délais de production. A la fin des 4 h 30 de scénario, un rapport complet est produit, intégrant les données en provenance d'une douzaine de bureaux et départements, et mélangeant des données texte et graphique qui jadis n'auraient jamais pu coïncider sur un même document, surtout en un temps aussi réduit. C'est le scénario rouge. Mais un second scénario, de type modifications d'un cahier des charges militaire, intervient également : c'est le scénario bleu. Dans ce dernier, les documents aux normes et formats IGES, SGML et RASTER se mélangent afin de produire un document final complexe, tout cela également en quelques heures. Les 27 000 visiteurs qui ont assisté à la NCGA sont supposés être convaincus de l'efficacité de ces méthodes. Mais une chose est certaine : il faut espérer que les nouveaux utilisateurs béné- 1icieront de l'expérience de Multi Corp et n'auront pas besoin de trois ans (temps utilisé) pour parvenir aux mêmes résultats... Parmi les principales sociétés dont le matériel ou les logiciels figuraient comme éléments du scénario d'intégration MAP-TOP/CALS, on notait Agfa, Apple, Calcomp, Crosfield, DEC, HP, Interleaf, le NIST (National Institute of Standards and Technology), Pansophic (représenté en France par Mécanorma), Sun, Tektronix, Wang et Zenographics. Les lecteurs intéressés par les adresses complémentaires, principalement en ce qui concerne l'obtention des définitions des normes précitées, peuvent nous écrire afin d'obtenir la liste complète. J. de S. LA BOÎTE À NORMES... lorsqu'on est développeur, intégrateur, responsable d'un service informatique, ou chef d'entreprise désirant préparer l'avenir, il est parfois utile de bien comprendre les implications des différentes normes internationales. Cette démarche permet d'assurer la pérennité de ses investissements logiciel et matériel. Parmi les principales associations développant ou collaborant à l'élaboration des standards, on trouve l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), 1150 (International Standard Organisation), l'IEC (International Electrotechnical Committee) et le NIST (National Institute of Standards and Technology), le FIPS (Federal Information Processing Standards) et l'ANS ! (American National Standards Institute). Juin 1989 MICRO-SYSTEMES — 31



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