Micro Systèmes n°97 mai 1989
Micro Systèmes n°97 mai 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°97 de mai 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 220

  • Taille du fichier PDF : 186 Mo

  • Dans ce numéro : imprimantes laser et traitements de texte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FENETRE SUR Malgré ce succès indéniable dû à ses performances et à sa souplesse, le modèle relationnel impose encore quelques contraintes majeures. D'abord, le type des données gérées par un SGBD, fût-il relationnel, est limité. Ensuite, la perception des relations entre les données sous forme de tableaux ne permet pas de modéliser tous les types de liens imaginables (logiques, déductifs, sémantiques...). Enfin, les SGBD relationnels nécessitent l'emploi de deux langages, l'un pour exprimer les liens entre les données (SQL par exemple), l'autre pour écrire les programmes qui traitent ces données (langage de programmation). Systèmes du troisième type D'où l'émergence, actuellement, d'une nouvelle catégorie de SGBD. Georges Gardarin, spécialiste des systèmes de gestion de bases de données et chercheur à l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), classe les différents SGBD en générations successives. La première génération correspond aux modèles hiérarchique et réseau, dont dBase constitue le plus fameux exemple. Ces systèmes gèrent essentiellement des fichiers. La deuxième génération, héritière des SGBD sur grands systèmes, qui ont pour noms Ingres, Oracle, DB2, db++, Sabrina et autres Informix, autorise une meilleure indépendance des programmes vis-à-vis des données : c'est le modèle relationnel. Enfin, la troisième génération, encore en cours de gestation mais soutenue par des recherches tous azimuts et des déclarations d'intentions de la part des constructeurs, introduit de nouveaux concepts tels que les objets et les connaissances, et de nouveaux types de relations et modes de raisonnement (logique, déductif). Ces nouveaux systèmes qui se développent actuellement dans les laboratoires de recherches, et dont les premiers produits paraîtront sur le marché au début de la prochaine décennie, répondent au besoin et à la volonté d'enrichir le type de données Figures — forme {point} ** longueur * surface Polygones * périmètre = longueur Courbes yf Ye& * Triangles — hauteur — base * surface Quadrilatères Un SGBD objet permet de modéliser et de manipuler des objets complexes (figures géométriques, par exemple). Un tel système utilise la notion d'héritage bien connue des utilisateurs de langages orientés objet. 176 - MICRO-SYSTEMES factuelles des SGBD classiques. Ils permettent de representer des données plus complexes que les tableaux du modèle relationnel, à savoir des textes, dessins, graphiques, sons... et intègrent des fonctionnalités plus riches que les relations dudit modèle. Ce qui les ouvre à une multitude d'applications, depuis la Conception Assistée par Ordinateur (CAO) jusqu'à la musique, en passant par la géométrie, la cartographie, l'architecture, le traitement de signaux et autres applications vidéo et audio. « La troisième génération vise à étendre les types d'applications supportées (objets) et à réduire le travail laissé au programmeur (logique) », résume Georges Gardarin. Pour prendre en compte de nouveaux types d'applications et d'informations, il faut pouvoir gérer des entités plus complexes. Ainsi, l'utilisation de SGBD pour la CAO a mis en évidence la nécessité de représenter dans ces systèmes des objets dotés de caractéristiques géométriques, physiques, mécaniques... Il en est de même pour les applications en construction ou architecture. L'approche « objet », comme celle adoptée par les langages orientés objet de type Smalltalk, Simula, C++ et autres ObjectiveC, apporte une solution à de tels problèmes. Les objets d'une base de données orientée objet se regroupent en classes. A chaque classe peuvent se rattacher plusieurs programmes qui n'ont l'autorisation de travailler que sur les objets correspondants. Les liens entre programmes et données sont donc explicites et visibles. D'ores et déjà, quelques SGBD orientés objet sont disponibles ou leur commercialisation est annoncée. Pour la plupart, ils sont le fait de start-ups américaines comme Incremental Systems (Vision), Ontologic (VBase) ou Servio Logic (GemStone). Mais les grands ne sont pas en reste : Hewlett- Packard s'est elle aussi lancée sur ce marché avec le projet Iris. IBM travaille sur le projet NF2 (Non First-normal Form) d'un SGBD non relationnel, adapté au traitement d'objets complexes. En France, un groupement d'intérêt public, Altaïr, créé à l'initiative de IN2, de l'INRIA et du Laboratoire de recherche en informatique d'Orsay (LRI), a conçu et développé un système orienté objet, 02, basé sur le langage CO2, extension orientée objet du langageC, et sur un langage de requête de type SQL étendu, permettant de consulter des objets complexes et offrant un choix entre interface tradi- Mai 1989
QUESTIONS ANCETRE (x,y) — PARENT (x,y) ANCETRE (x,y) E— PARENT (x,z), ANCETRE (z,y) REPONSES Une base de données logique ou déductive offre la possibilité d'interroger des données calculées â partir de la base par des règles. tionnelle (commandes tapées sur clavier) et affichage graphique. Dans son projet de « système de gestion de l'information des années 1990 », Syseca (Grenoble), en collaboration avec U3S (Norfolk, Etats-Unis), intègre des notions propres à l'approche objet (héritage, lien), sans toutefois utiliser de langage orienté objet. Héritier de Clio, Must se caractérise par son ouverture aux différents SGBDR du marché et par son architecture répartie. Des relations aux déductions Enfin, l'approche logique ou déductive vise à intégrer la puissance conceptuelle de langages d'Intelligence Artificielle à l'efficacité d'accès à la mémoire des SGBDR. En outre, la programmation logique permet, mieux que ne le font les L4G, de définir de manière déclarative des contraintes d'intégrité sur les informations stockées dans la base. Les travaux de recherche sur le rapprochement base de données et logique ont débuté vers la fin des années 1970, mais les premiers produits commerciaux de connexion du langage Prolog ou Lisp à des SGBDR ne sont apparus que ces deux dernières années. De tels systèmes résultent d'un couplage entre SGBD et système expert. Le couplage est depuis le simple interfaçage jusqu'à l'intégration complète des deux systèmes. Dans le cas du couplage faible, les systèmes s'exécutent indépendamment l'un de l'autre et communiquent entre eux par échange de messages. Ce type de couplage fournit des performances limitées. En revanche, le couplage fort, consistant à intégrer les mécanismes de déduction, par exemple la programmation logique, dans le système de gestion de données, offre la possibilité d'obtenir de meilleures performances, car il autorise en particulier l'accès direct aux couches basses du SGBDR. Cela permet l'interrogation d'informationsplus générales que celles portant sur les bases de données classiques ou relationnelles. Une information contenue de façon latente dans une base de données est inaccessible par une simple requête, et une certaine connaissance est nécessaire à son extraction. En introduisant la logique dans le système de gestion, celui-ci, devenu « intelligent », est capable de déduire de nouvelles informations à partir de celles déjà stockées. Inversement, un système expert peut avoir besoin de recourir à un ensemble de données structurées, que peut lui apporter l'accès à des bases de données. La plupart des systèmes actuellement présentés ou annoncés résultent d'une simple association d'un système expert à un SGBD, notamment pour apporter une aide au développement d'applications. C'est le cas du système expert Secsi (Infosys) qui peut s'inté- QUELQUES CARACTERISTIQUES DES SGBDR Classiquement, une base de données se présente sous la forme d'un tableau de lignes et de colonnes. Chaque colonne, appelée champ, possède un en-tête qui décrit l'information qu'elle contient. Chaque ligne, contenant l'information elle-même, est appelée enregistrement. Dans une base de données. relationnelle, les informations se présentent sous forme de tableaux à deux dimensions, dont les colonnes constituent les « domaines », et les lignes, appelées « n-uplets » ou « tuples », sont les descriptions des diverses entités. Un « attribut » correspond à une propriété d'un domaine particulier. Un élément du tableau est un « champ ». Outre le langage de programmation classique (C, PIII, Cobol...), de tels systèmes sont généralement dotés d'un langage de manipulation de données ou langage de requête. Une requête (query) est une macro-commande ou un petit programme exécuté par le SGBD, afin d'extraire ou de manipuler les données d'une base. Elle permet aussi de définir des relations virtuelles entre plusieurs enregistrements. Ces relations sont matérialisées à l'écran par des « vues », tableaux bidimensionnels qui peuvent ensuite être stockés dans un fichier spécial. les langages d'interrogation, ainsi que les 14G (langages de quatrième génération) servant au développement d'applications, sont déclaratifs et non procéduraux, c'est-à-dire qu'ils permettent de ne spécifier que ce que l'on recherche, sans avoir à définir comment y accéder. La plupart des SGBDI ? utilisent le langage de requête SQL (Structured Query language) instauré par IBM et normalisé par l'ANSI, ou un de ses dialectes. Certains comprennent des « requêtes par l'exemple » ou QBE (Query By Example). Mai 1989 MICRO-SYSTEMES - 177



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