Micro Systèmes n°96 avril 1989
Micro Systèmes n°96 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°96 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 236

  • Taille du fichier PDF : 196 Mo

  • Dans ce numéro : Sicob... 3 itinéraires de visite.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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goy oc, cz,eife zaine voire une douzaine de conditions sont abordées : objet du contrat, durée, territorialité, rémunération, exclusivité et non-concurrence, sous-licences et cession, contrefaçons, résiliations, dispositions particulières, attribution des compétences et confidentialité Rémunération à la carte C'est, naturellement, la clause concernant la rémunération qui est le plus souvent susceptible d'être réaménagée, et c'est évidemment logique. En règle générale, la rétribution pour le développement d'un soft est de l'ordre de 15% sur le chiffre de vente distributeur HT, soit 50% du prix de vente au public, toujours HT. Mais, lorsque développement concerne un outil qui vient s'intégrer dans un logiciel déjà existant, comme par exemple un correcteur orthographique dans un traitement de texte, le pourcentage tombe entre 2 et 5%. Les contrats sont signés pour une durée déterminée, dix ans en moyenne, renouvelables toutes les une ou deux années par reconduction tacite. Ce type de contrat est naturellement valable pour tous les cas. Il est notamment pratiqué par Pascal Pellier, un des dirigeants de la société Priam. Cofondateur et salarié de la société, il a pu créer son entreprise de 128 - MICRO-SYSTEMES développement grâce au soutien financier de Loriciel qui détient toujours quelques parts dans la société. Priam, qui compte trois développeurs internes, ne rechigne pas à faire appel à de l'aide extérieure en cas de besoin pressant ou pour de petits travaux n'excédant pas un an. Et, s'il n'existe pas de contrats dits « officiels », la société a mis au point un formulaire type (toujours renégociable), élaboré par des avocats. Garant de tous les statuts, il préserve tant l'éditeur que les auteurs, comme le confirme Pascal Pellier : « Les contrats sont en fait adaptés à chaque cas, on ne cherche pas à léser l'auteur. » Ces contrats sont pratiqués pour des travaux dont la durée dépasse le mois de labeur. Pour des temps moindres, un simple accord de 1 En échange d'une licence exclusive, Priam s'engage à assurer l'édition, la duplication et la distribution (incluant package, manuels d'utilisation...) du logiciel après avoir établi le cahier des charges, négocié les prix et les délais de fabrication. Dans les faits, ces conditions sont de fait élaborées de concert entre développeurs et licenciés. Ce type de société traite essentiellement avec les grands comptes, EDF et Renault, et attend de ce fait de la part de leurs collaborateurs du sérieux, notamment en matière de délai, et une certaine ouverture d'esprit. Il semble de mise, dans la profession, que les développeurs free-lance soient des personnes qui n'en font qu'à leur tête. De l'autre côté de la barrière, Etienne Nau développe, en indépendant, pour Priam. Son cursus professionnel est à l'image de bien d'autres. Il a développé un produit et l'a présenté à deux sociétés. La première lui a proposé un montant fixe et une valeur ajoutée moindre. Il lui a préféré Priam, malgré des négociations délicates. En effet, dans la mesure où son produit s'intégrait au sein d'un soft, il fallait donc estimer très précisément la part dudit produit. Les deux parties se sont finalement mises d'accord sur une base modulable de 6% à 2% en fonction du chiffre d'affaires réalisé par le produit. Ga principe, verbal, remplit fort bien son office. Preuve, si tant est qu'il en fallût encore une, que la confiance est véritablement de mise. Mais Priam a pignon sur rue, et il est de l'avantage de chacun de collaborer avec des entreprises de notoriété publique. A elle de savoir choisir ses collaborateurs. OEuvrant dans le tout petit monde de l'informatique, elle connaît fort bien les réputations de chacun. N'oublions pas que, tous développements confondus - jeux et professionnels -, le nombre de développeurs sur le marché français ne franchit pas la barre des 500. Collaborations heureuses Etienne Nau s'estime très heureux, puisqu'il a négocié « un contrat honnête et pour lequel il ne peut y avoir d'interprétations subjectives ». Son accord avec Priam lui donne toutes les satisfactions attendues grâce notamment à l'aménagement de quatre ou cinq clauses spécifiques. Contentement aujourd'hui car il reconnaît que les débuts ne furent pas aisés. Il ne savait pas trop à qui s'adresser et a connu Priam par... le bouche à oreilles. Si son sentiment, à l'époque de ses premières démarches, fut que la demande allait plus dans le sens des sociétés que vers les développeurs, il avoue que le bon accueil qu'il a malgré tout reçu tient au fait que les entreprises restent conscientes du plus que représente ce genre de collaborations en termes d'initiatives. D'autant que, sortis des plus ou moins bonnes réputations, les Avril 1989
ENQUÊTE- critères de choix demeurent relativement peu élaborés. Quoi qu'il en soit, il est heureux de constater que les deux antagonistes sont du même avis et satisfaits de leur collaboration. La même façon de procéder se retrouve chez Up Grade. Elle travaille tant avec des salariés qu'avec des free-lance. Le processus reste rigoureusement identique. En l'occurrence, François Guillaume, qui a développé le switcher Twist, a fait la moitié du chemin, Up Grade a parcouru l'autre moitié pour avoir entendu parler du produit et lui avoir trouvé quelque intérêt. La négociation s'est conclue par un contrat qui contente pleinement les deux parties. Le développeur s'en gage à fournir un produit fini et à le faire évoluer (corrections, débuggage et nouvelles versions). Parallèlement, la société se doit de le commercialiser, prenant en compte packaging et publicité. Notons qu'à chaque étape il est demandé l'avis du développeur dans un grand souci de respecter l'intégrité du produit. Les problèmes de contrat résolus, François Guillaume s'avoue très heureux de son statut et décline gentiment le besoin d'une structure quelconque de la profession, s'estimant toutefois être « un privilégié » : « J'aime mon travail, qui est de développer. Mon contrat avec Up Grade me décharge de tout le côté commercial qui m'ennuie profondément. » Encore un heureux ! Un autre satisfait de son statut est Raphaël Lemoine, qui travaille aussi chez Up Grade et qui, lui, a signé un « demi-contrat », inespéré pour un produit demi-fini. La suite coule de source : un vrai contrat conclut l'évolution des travaux. La spécificité d'Up Grade est de n'exiger aucun délai minimal sur ses contrats. Un certain gage de confiance, quand bien même la finalité serait un produit à 95 F TTC. Enfin, bien que Raphaël Lemoine ait connu quelques deboires auprès d'autres sociétés, il n'en demeure pas moins parfaitement heureux, lui aussi, de ne voir aucune structure encadrer ses activités. Un heureux de plus ! Les prémices de l'organisation Un autre regroupement de développeurs, de moindre envergure mais tout aussi performant, est Studio Base 2, créé à l'initiative d'Alain Chesnais. Ce dernier a quitté le CMI (Centre Mondial de l'Informatique) à la suite de divergences d'opinion sur le sérieux à donner à l'infographie. Il a donc décidé de monter son entreprise. Spécialisée dans l'image de synthèse, Studio Base 2, qui employait deux personnes lors de sa création en février 1986, compte aujoud'hui six salariés dont trois développeurs, un « artiste » et plus prosaïquement deux gestionnaires-commerciaux. Et ça marche pour eux, merci ! La société travaille sur des logiciels spécifiques très pointus et dispose d'un savoir-faire assez rare en Europe. De fait, les clients viennent tout naturellement quérir les services de Studio Base 2, connue via le sempiternel bouche à oreilles. Pourtant, de par sa spécialité très pointue et en dépit de sa mauvaise éducation - pour avoir signé un gros contrat dès sa création -, la société a vite compris l'utilité de démarcher les propects. Il est vrai que les clients ayant besoin de nuages dans la tempête ne se bousculent pas. La célèbre pomme déclenchant l'acte d'achat, tout comme Pavlov qui fit saliver les chiens par réflexe conditionné, n'appartient qu'à Antenne 2. Un créneau plutôt restreint. Alors, dans ce type de travaux réellement spécifiques, la notion d'équipe prend toute sa valeur. Elle se vend auprès des sociétés comme une seule entité : gage de qualité, vitesse et performance. Les prémices de l'organisation dans la profession. A l'inverse du cas précédemment étudié, où le fournisseur ne rédige pas son contrat luimême, Studio Base 2 établit d'une part le cahier des charges, en collaboration étroite avec les techniciens des sociétés clientes, et élabore d'autre part les contrats. Contrats qui comportent une base administrative commune pour toutes les créations et confortée par des clauses aménageables en fonction des spécificités du client traité. Le problème de cette société est de trouver des collaborateurs de confiance au vu de sa technique d'avant-gar4e. De fait, elle préfère refuser des clients que sous-traiter des travaux dont la qualité ne pourrait pas être surveillée de près. Poussée dans ses derniers retranchements, Studio Base 2 optimise ses effectifs par l'adjonction de stagiaires, tenus à l'ceil et qui ne travaillent jamais sur des contrats en cours mais sur des outils visant l'amélioration des performances futures de la société. Trop conscient de jouer la réputation de la société à chaque contrat ! Daniel Stephan est à l'image de l'informaticien « fou », criant son refus de MICRO-SYSTEMES - 129



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