Micro Systèmes n°95 mars 1989
Micro Systèmes n°95 mars 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°95 de mars 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 200

  • Taille du fichier PDF : 163 Mo

  • Dans ce numéro : RNIS, l'avenir des réseaux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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bien, dans notre réseau national. De même, si nous voulons vendre notre vidéotex, alors que d'autres pays concurrents proposent le leur, l'expérience "en vraie grandeur "qui se met en place dans la banlieue parisienne est d'une importance capitale. » Ouvert par France-Télécom dès 1987, dans les Côtes-du-Nord, « NUME- RIS » l'est maintenant en région parisienne et le sera, dès 1990, dans toute la France. Il devrait compter 150 000 abonnés en 1992. Ce réseau numérique à intégration de services se caractérise par un numéro de téléphone de huit chiffres attribué à une ligne unique comprenant deux canaux numériques à 64 Kbits par seconde (canaux B) et un canal à 16 Kbits par seconde pour la signalisation (canal D). C'est l'accès de base. L'accès primaire est utilisé pour le raccordement de grosses installations ou de puissants calculateurs, puisqu'il possédera trente canaux B et un canal D à 64 Kbits par seconde. Il sera proposé en septembre 1989. Les deux types de centraux qui équipent le réseau, l'E 10B et l'E 10MT (700 au total) peuvent passer au niveau NUMERIS par simple changement de palier logiciel. Des outils de production tertiaires Les Telecom, outil de plus en plus important dans la vie des entreprises, vont connaître une profonde transformation grâce à « NUMERIS ». Le concept de « poste occupé » n'existe plus, et tout est mis en oeuvre pour que les appels aboutissent. En banalisant le débit 64 Kbits/s, on multiplie soudain par dix les capacités de transmission du réseau téléphonique. Le temps de transfert d'une disquette devient maintenant acceptable. On ouvre la porte à des centaines de nouvelles applications basées sur le transfert de fichiers ou l'échange d'informations. On facilite le téléchargement de programmes, la consultation de bases de données sonores et visuelles, la CAO, la transmission d'images fixes ou animées. Sur le plan de la qualité, l'apport numérique signifie : taux d'erreurs faible, établissement rapide des communications (moins de 4 s), une plus grande fiabilité (supervision permanente de la ligne, localisation des défauts...). La sécurité est renforcée par la possibilité du chiffrement numérique, la vérification du droit à l'accès (identification d'appel, groupe fermé d'usagers, transmission d'un mot de passe dans le mini-message, etc.). On 1° l'identification automatique de la ligne appelante ; 2° le sous-adressage des terminaux, par ajout, au numéro de téléphone de un à quatre chiffres choisis par l'usager lui-même ; 3° la présentation d'appel ; 4° la portabilité du terminal (lequel peut être déplacé sur une autre prise pendant une communication) ; 5° l'indication du coût de la communication ; Repetiteur optique S 280 intégrant une unite de derivation. optimise ainsi la gestion des coûts et on autorise une meilleure accessibilité par le rétablissement de communications rompues. De nombreux services, outre le téléphone, sont désormais offerts : la télécopie Groupe III ou Groupe IV, le vidéotex. Huit compléments de services (CS) sont offerts systématiquement : Récepteur optique du système S 280 qui permet de retransmettre les signaux optiques. 6° le mini-message (possibilité d'échanger de courts messages en cas de non-réponse) ; 7° la possibilité de transfert national vers une autre installation ; 8° d'autres CS étant offerts par option sur abonnement complémentaire. Une réalité déjà au quotidien Poursuivant la politique de l'ancienne DGT, France-Télécom mise sur le partenariat avec les clients et avec les fournisseurs de services, afin de développer de multiples applications et utilisations. Déjà, trois accords de coopération ont été signés avec différentes sociétés du secteur informatique : Bull, Digital, Electronic Data Systems. Bull développera des matériels et des logiciels adaptés à « NUMERIS », participera à la promotion et offrira son soutien aux utilisateurs. Digital facilitera aux utilisateurs l'utilisation de plates-formes de tests et d'applications, et poursuivra le développement de nouvelles cartes d'interfaces et de 126 - MICRO-SYSTEMES Mars 1989
TAT-8 OU LE PHOTON SOUS-MARIN logiciels destinés à enrichir en permanence son offre en ce domaine. D'autre part, EDS et Telesystems (filiale de France-Télécom) ont décidé de coopérer afin de développer un ensemble matériel et logiciel qui sera proposé à une clientèle française et européenne. EDS a développé aux USA un produit d'interconnexion des applications réalisées avec les réseaux RNIS. Le CNET assurera la validation du produit sur le site de Lannion. France-Télécom fournit aux utilisateurs une aide technique pour la définition des applications et une aide financière pour la réalisation de logiciels spécifiques en collaboration avec les SSII. En avril 1988, deux premiers accords ont été signés avec la FNAIM et l'UCB dans le domaine de l'immobilier. En juin, ce fut la signature de cinq autres accords avec le laboratoire Glaxo dans le domaine de la pharmacie, avec Service SA dans celui du service après-vente, avec Kipapresse dans celui de la photo de presse, avec Géotel dans le domaine pétrolier, et avec Cap Sogeti dans celui de la circulation des documents dans l'entreprise. Une douzaine de nouveaux accords concernent divers secteurs : gestion d'exploitations agricoles, transfert de documents scientifiques entre bibliothèques universitaires, transfert de plans pour des projets d'organisation, transfert de fichiers dé CAO pour la réalisation de circuits imprimés, etc. Gilbert Houbart Le Terrien aime contempler le ciel et les technologies spatiales le fascinent. Il ne fout pas pour autant oublier que des progrès interviennent sous l'horizon océanique : le 14 décembre 1988, le TAT-8, premier câble transocéanique à fibres optiques, a été mis conjointement en service par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Il permettra de transmettre des données, du son et des images avec une capacité quatre fois supérieure au précédent câble, le TAT-7, à technologie coaxiale, posé en 1983. Complémentarité du câble Dons la stratégie des Télécom, câbles et satellites ne sont pas vraiment des rivaux, Il y a même complémentarité. Sur le plan économique, on emploie de préférence le câble sous-marin pour des liaisons courtes à fort trafic, alors que les satellites sont utilisés sur des liaisons de capacité plus faible mais sur de longues distances. Toutefois, la nécessité d'assurer un acheminement suffisant sur de grands axes, por exemple l'Atlantique Nord, rend indispensable l'utilisation des deux moyens. Pour maintenir leur position, les utilisateurs de câbles ont dû opérer une importante mutation technologique. En effet, augmenter la fréquence maximale, transmise sur les câbles coaxiaux, impliquait de lutter contre l'affaiblissement du signal et de rapprocher les répéteurs. En Fronce, au cours des années 70, des travaux importants sont menés par le CNET, les laboratoires de la CGE-Marcoussis et ceux de Thomson-CSF. On commenta par le lancement d'un programme de liaisons optiques entre centraux, on fit l'expérience de Biarritz, la liaison avec la Corse. C'est ainsi que la France allait devenir le partenaire du premier grand programme mondial, le TAT-8. 6 400 km en direct TAT-8 relie Tuckerton (New Jersey), côté américain, à Widemouth, Angleterre, et à Penmarc'h, France. le système se présente comme trois branches en Y, connectées par une boîte de dérivation immergée au large de la côte européenne. La branche principale comporte six fibres de verre du diamètre d'un cheveu : deux paires en service acheminent les messages, une troisième sert de secours. Pour régénérer les signaux, des répéteurs sont placés au fond de l'océan à des intervalles de 70 km. La réalisation de la branche entre la boîte de dérivation et la France a été confiée à Alcatel SUBMARCOM (division commune de la Société des câbles de Lyon et la société Alcatel CIT, toutes deux filiales francaises d'Akatel NV). En raison du problème de liaison entre des réseaux de hiérarchies numériques différentes côté américain et côté européen, on est convenu d'utiliser seulement trois niveaux hiérarchiques dans le TAT-8 : 2 Mbits, 45 Mbits et 140 Mbits. A cette fin, des multiplexeurs spéciaux 45/140 bits développés par AET ainsi que des multiplexeurs spéciaux 45/140 bits développés par Alcatel CIT ont été installés dans les stations terminales de Penmarc'h et de Tuckerton. Pour l'ensemble français, les contrôles de qualité ont été effectués par le CNET. la capacité de la branche française est de 3 760 circuits numériques à 64 Kbits. La moitié environ de l'ensemble de ces circuits est destinée à la Fronce, l'autre moitié étant prolongée vers d'autres pays d'Europe, du Bassin méditerranéen, du Moyen-Orient ou de l'Afrique, faisant de la Fronce une plaque tournante du trafic intercontinental. G. et J. Houbart Le câble optique doit isoler les fibres des contraintes imposées par les operations de pose ou de dépannage et les protéger contre les agressions du milieu marin.c. ? Toron d'acier MMMIIMIIMmmealumMars 1989 MICRO-SYSTEMES - 127



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