Micro Systèmes n°95 mars 1989
Micro Systèmes n°95 mars 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°95 de mars 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 200

  • Taille du fichier PDF : 163 Mo

  • Dans ce numéro : RNIS, l'avenir des réseaux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le réseau numérique à intégration de services, ou RNIS, a de quoi faire rêver. Pouvoir transmettre et recevoir voix, images et données à partir d'un même terminal, n'est-ce pas le désir de tout utilisateur bien décidé à n'avoir plus sur son bureau qu'un seul poste de travail ? Mais pour parvenir à une telle intégration, un certain nombre de techniques doivent être maîtrisées, sans même parler de l'architecture sous-tendant pareille convivialité. Il faut bien avouer que, pour l'heure, dès que l'on désire transmettre des informations d'un point à un autre, les supports de transmission ne manquent pas. Réseau téléphonique pour la voix et les transmissions de données à faible vitesse (4 800 bits/sec. dans le meilleur des cas), réseau télex, liaisons spécialisées pour certains accès à Transpac ou à Transmic, liaisons par satellite pour les téléconférences. Il était donc grand temps de réorganiser tout ceci et de proposer tous ces services en les intégrant sur un seul et même support, qui soit par ailleurs suffisamment banalisé pour être exploitable par tous. La numérisation du réseau Le réseau téléphonique, autrefois essentiellement analogique, est actuellement en passe d'être entièrement numérisé. Cette numérisation présente trois éléments fondamentaux : en premier lieu, la possibilité d'effectuer une transmission numérique de bout en bout (sans passer par un système de modulation-démodulation). En second lieu, la transmission de la signalisation entre les terminaux et sur l'ensemble du réseau sous forme de messages. Enfin, comme conséquence des deux points précédents, l'accès pour l'usager à des services aussi divers que la téléphonie, la télématique et la vidéo. Le fait de disposer d'un réseau entièrement numérique permet alors de disposer de plusieurs voies à débit différents, et ce sous la même forme (une suite de bits). Mais qu'est-ce au juste que la numérisation ? C'est soit la transmission de données informatiques qui sont déjà des données numériques codées sous forme binaire, soit la conversion d'un signal analogique (notamment la voix) en signal numérique au moyen de deux opérations : — l'échantillonnage qui transforme le Dans l'avenir, le poste de travail de l'avenir intégrera voix, images et donnees. 118 — MICRO-SYSTEMES Mars 1989
signal en une suite discrète de valeurs, et ce selon une fréquence F définie grâce au théorème de Shannon ; - la quantification. Celle-ci fait en effet correspondre à la valeur instantanée exacte du signal la valeur la plus proche prise dans un ensemble fini de valeurs discrètes que l'on représente par des entiers. Toutefois, approximation égale distorsion, et cette dernière sera plus importante sur des signaux de faible amplitude que sur des signaux de grande amplitude. Afin d'obtenir un « bruit » identique, on effectue une opération de compression/décompression. Il n'est pas nécessaire d'entrer plus avant dans les détails de cette opération. Il suffit de retenir qu'il existe deux méthodes : la modulation par impulsions et codage (MIC) et la modulation différentielle. C'est la première qui a été retenue par la recommandation G711 du CCITT pour le codage de la voix. La fréquence d'échantillonnage dans ce cas est de 8 kHz (à comparer à la bande passante 300-3 400 Hz du téléphone classique !), ce qui permet d'obtenir un excellent rendu du son, cette fréquence étant découpée en 256 plages d'échantillonnage, le codage de chacun d'eux tenant sur un octet. En bref, on obtient ainsi 8 000 échantillons par seconde. Si on mixe cette première méthode à la méthode différentielle adaptative, on obtient alors un débit de 32 ou 64 Kbits/s, selon l'algorithme retenu. Hélas, pour l'heure, la plupart des équipements sont de type MIC, ce qui restreint l'emploi de la méthode mixte à des groupes d'utilisateurs mis en circuit fermé et employant des terminaux spéciaux (MIC/DA). Le codage de l'image Mais sur un support numérique, il doit également être possible de coder l'image. Ceci demande toutefois un échantillonnaoge plus important. Ainsi faut-il travailler en 13,5 MHz pour la luminance et en 6,75 MHz pour la chrominance. Les échantillons étant comme précédemment codés sur 8 bits, cela suppose un débit potentiel de 216 Mbits/s. Pour tel flux, il faudrait que tout le réseau soit câblé en fibre optique ! Aussi a-t-on progressivement ramené ce débit à 140 Mbits/s voire à 34 Mbits/s. Ce qui est encore considérable et ne sera véritablement exploitable que dans le cadre de la seconde tranche de mise en place du RNIS. Le RNIS devrait faire naître une nouvelle ergonomie de travail. Il est certes intéressant de disposer d'une artère de communication capable de supporter tous types d'informations numérisées. Encore faut-il pouvoir contrôler ces transmissions. Pour ce faire, on répartit les fonctions du système en fonction de transmission et de signalisation d'une part et en fonction de multiplexage temporel d'autre part. Au niveau de la transmission, la nécessité de régénérer régulièrement le signal numérique explique la configuration particulière de l'interface de raccordement au RNIS (deux paires, outre une paire pour l'alimentation par le réseau et une autre pour l'alimentation d'autres terminaux, ces deux dernières étant d'ailleurs facultatives). La régénération suppose en effet la séparation physique de l'émission et de la réception tout simplement parce que les matériels utilisés emploient des éléments actifs unidirectionnels. Mais encore est-il nécessaire de répartir correctement dans le temps plusieurs communications, ce qui oblige à employer des commutateurs capables d'aiguiller des débits forts différents. Pour ce faire, on peut utiliser un multiplexage numérique synchrone hiérarchisé en plusieurs niveaux à partir d'un multiplex de base. Ce qui correspond en fait à un scus-ensemble du véritable réseau numérique à intégration de services. Ici, le débit est limité à 64 Kbits/s, le tout étant réparti en 32 intervalles de 125 millisecondes codés sur 8 bits. Les intervalles de 1 à 15 et de 17 à 31 sont affectés au transfert de l'information tandis que l'intervalle 16 est réservé au transport de la signalisation. De plus, l'intervalle 0 de chaque trame impaire transporte un verrouillage de trame qui sera exploité par le terminal pour récupérer le cadrage de celle-ci. En ce qui concerne l'intervalle 0 des trames paires, il sert notamment à transmettre des signaux d'alarme. Mais il est certain que 64 Kbits/s c'est bien peu pour pouvoir transmettre des images animées. Aussi utilisera-t-on prochainement la commutation temporelle asynchrone qui, étant indépendante du débit des signaux multiplexés, autorisera des vitesses bien plus importantes. RNIS : l'intégration des services Le RNIS se décompose en deux offres reprenant le principe hiérarchisé énoncé ci-dessus. Pour l'heure, l'usager dispose de ce que l'on appelle l'accès de base, à savoir deux canaux à 64 Kbits/s pour la transmission de ses données et un canal de signalisation, baptisé encore canal. sémaphore. L'accès primaire, seconde étape de Mars1989 MICRO-SYSTEMES - 119



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