Micro Systèmes n°94 février 1989
Micro Systèmes n°94 février 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°94 de février 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Parisienne d'Edition

  • Format : (203 x 271) mm

  • Nombre de pages : 216

  • Taille du fichier PDF : 188 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... les logiciels de l'an 2000.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER ciens arrondiront leurs fins de mois en bernant l'Education nationale, poursuivis par une police zélée sanctionnant, mais après coup, la diffusion d'informations confidentielles. Les cancres pourront enfin chanter « nous vivons une époque formidable ! ». Les problèmes des bases de données actuelles se trouveront-ils résolus ? Elles sont, en 2000, trop lentes, trop complexes et trop dépendantes du matériel. Un octet perdu, et les chaînages sautent. De nombreuses modifications et il arrive que l'utilisateur soit un peu perdu : le système devient lent, il faudrait l'optimiser en réorganisant les clés. Par ailleurs, le transfert ou le captage de données n'est pas évident. Les formats sont nombreux, à demistandardisés seulement. Et si ces opérations ne se passent pas bien, faute d'avoir un double de sa base de données originale, l'utilisateur se retrouve tout déconfit. En d'autres termes, les bases de données performantes sont réservées à ceux qui en comprennent bien les principes, c'est-àdire essentiellement aux informaticiens ou aux clients de SSII. Le rôle du didacticiel deviendra, en 2000, prépondérant. La ménagère qui désire répondre aux questions de son programme de télévision favori, afin de gagner huit jours aux Baléares, devra pouvoir utiliser son programme pour interroger les banques de données spécialisées dans les concours télévisuels. L'augmentation de la capacité de stockage des disques, la vitesse plus rapide de positionnement des têtes, les mémoires centrales gigantesques et les microprocesseurs généralisés à 60 MHz et plus, permettront une souplesse d'utilisation inégalée. Les réorganisations de grands fichiers deviendront presque transparentes ou ne dureront que quelques dizaines de secondes. Les informations seront retirées de façon quasi immédiate, et surtout, l'utilisateur les trouvera simples d'emploi. Elles permettront les associations d'idées par thème. Les grandes encyclopédies, y compris leurs photos, seront vendues pour quelques bouchées de pain. Grâce aux écrans haute définition et aux vitesses de transfert accélérées, il sera possible de choisir un film sur banque de données spécialisée, et de le projeter par rétroprojecteur à partir de l'écran de l'ordinateur vers un grand écran mural. Le son lui-même sera disponible en qualité digitale à partir des discothèques privées ou municipales. L'ordinateur sera le prolongement de la télévision et de la chaîne stéréo haute qualité. Beaucoup d'informations seront classifiées sous une forme accessible aux systèmes experts. En revanche, les formats, il faut l'espérer, auront subi une forte standardisation. Là encore, les interfaces permettant de transcoder les formats bénéficieront d'un marché gigantesque. Nos bibliothèques seront en partie remplacées par une « discopthèque » à base de disques optiques de plusieurs tetra-octets. Il sera beaucoup plus difficile aux cancres de corner les livres qu'ils n'auront peut-être plus. De là à ce que les bancs des écoles ne deviennent des postes 86 - MICRO-SYSTEMES QUELS SYSTEMES EXPERTS ? Alors que le terme d' est inventé en 1956 par John MacCarthy à la fameuse conférence de Dartmouth College (New Hampshire), les années 56 à 62 vont voir trois faits marquants donner de faux espoirs au monde de l'I.A. Le GPO (General Problem Organizer) et le GPS (General Problem Solver) de Newell et Simon défrichent le jeune domaine de l'euristique et permettent de démontrer six théorèmes nouveaux, oubliés par Bertand Russel et par Whitehead dans leurs fameux Principes mathématiques. Il est vrai qu'il ne s'agit jamais que de démontrer des théorèmes en utilisant un système combinatoire. Les véritables euristiques ne viendront que plus tard, et jamais de façon totalement convaincante. A la même époque, le programme de dames, élaboré à ses moments perdus par un chercheur de chez IBM, Arthur Samuel, commence à jouer vraiment très bien. L'euphorie suscitée par ces résultats précoces sera suivi de bien des déboires. Tous les travaux concourent à montrer l'extrême complexité du cerveau et la difficulté pour un programme d'en reproduire non pas certaines tâches particulières, mais les mécanismes généraux. Aujourd'hui, certains résultats remarquables ont été obtenus par les systèmes experts, notamment dans les domaines médical et géologique. Mais les principes en action dans les systèmesexperts se rapprochent beaucoup de la gestion de fichiers élaborée. Les mécanismes de chaînage avant et arrière ne sont pas fondamentalement compliqués. Et l'atout de l'ordinateur réside dans sa mémoire absolue, liée à une robuste logique simplifiée. Dans un système expert, la quantité de travail est impressionnante. Mais la finesse de raisonnement, c'est-à-dire l'intelligence pure, n'a que rarement de quoi étonner. Ces programmes ressemblent davantage à un gigantesque réseau de trains électriques qu'à un supercerveau génial. Reste encore, à ces systèmes, à apprendre ce qu'est la créativité, et surtout l'autonomie dans le raisonnement. Dans l'avenir, couplés à des interfaces en langage naturel, ils trouveront des applications de large diffusion dans les didacticiels, dans les modes d'emploi et en tant qu'outils liés à des programmes de gestion. Par exemple, un système expert serait tout à fait le bienvenu pour aider à remplir une feuille d'impôts ou une feuille de Sécurité sociale. Dans la mesure où les moteurs d'inférences sont indépendants des bases de règles et des bases de faits, les systèmes experts, à partir d'un simple moteur, accéderont aux bases de données spécialisées permettant de les transformer en outils spécifiques. Ils seront utiles, par exemple, pour aider à préciser des macro-instructions complexes à destination d'une base de donnée relationnelle, d'un gestionnaire d'écran ou autre. Ils deviendront rapidement de simples outils, des aides à la conception, des tuteurs conviviaux dont la publicité sera centrée sur la facilité d'utilisation. de travail individualisés possédant, comme les taxis parisiens, leurs propres circuits de courant à haute tension pour les mauvais sujets récalcitrants, il n'y a qu'un petit pas à franchir... Et comme, en outre, les fichiers informatisés seront aussi nombreux que les puces sur le dos d'un chien bien nourri, la Commission informatique et liberté risquera certainement alors d'avoir bien du travail à accomplir ! L'intelligence artificielle et les systèmes experts Ne nous leurrons pas. S'il est un domaine où il s'agit d'être modeste, c'est bien l'I.A. A la fin des années 50, Newell et Simon, actuellement chercheurs à Carnegie Mellon, annonçaient, plein d'enthousiasme, qu'avant 1970, un programme d'intelligence artificielle serait champion du monde d'échecs. En l'an 2000, Gary Kasparov est encore presque 30 fois plus fort que le meilleur programme, Hitech, qui tourne sur machine à architecture parallèle et atteint la force de Maître international (2 300 Elo pour Hi- tech, 2 740 pour Kasparov, soit presque 2 puissance 5 d'écart sur cette échelle, où 100 points représentent un doublement de la valeur du joueur). Même si les recherches se tournent vers les architectures massivement parallèles, même si des processeurs ultra-rapides existent déjà (10 milliards d'opérations à la seconde), même si la superconductivité peut accélérer les vitesses dans un rapport de 1 à 1000... Le cerveau humain reste le bénéficiaire de 4 milliards d'années d'évolution (si, si, les algues unicellulaires dont nous descendons datent bien de 4 milliards d'années...). A l'aube de l'an 2000, l'intelligence artificielle aura appris la modestie. Certes, les systèmes experts, qui sont essentiellement des gestions d'arborescence, avec des moteurs davantage mécaniques qu'intelligents, réalisent bien des performances. Mais leur logique reste prévisible dans sa démarche sinon dans ses résultats. Les travaux sur les ne font que débuter. L'état de l'art n'émet que des balbutiements. Permettre à un programme d'atteindre l'intelligence-d'un enfant de six ans (voir article plus loin) correspondrait à un Février 1989
exploit phénoménal. Pourtant, beaucoup de chercheurs rêvent à ce que pourraient accomplir des robots semi-intelligents, dans les domaines de la médecine, de l'exploration spatiale, de ! a recherche sousmarine. Au cours d'opérations chirurgicales délicates, des robots miniaturisés, couplés à des instruments de mesure euxmêmes reliés à des systèmes experts, sauveraient probablement bien des vies humaines. Sur Mars ou Vénus, des robots intelligents (même un peu seulement) pourraient mener à bien des missions d'exploration de longue durée, multipliant considérablement l'efficacité et la rentabilité de telles entreprises. Enfin, sous la mer, la cartographie en même temps que la géologie des fonds océaniques bénéficieraient de progrès spectaculaires. L'I.A. contribuera cependant à bouleverser nos vies à travers ses implications économiques. Couplée aux techniques de la robotique, elle permet d'ores et déjà le développement des FMS (Flexible Manufacturing Systems), unités souples de systèmes automatisés, adaptables à la fabrication de toutes petites séries industrielles. Sur les FMS, les éléments permettant de passer d'une série à une autre sont paramétrés, classifiés dans des systèmes experts, et reliés directement par câble aux outils robotisés. De cette façon, les usines japonaises rentabilisent leurs unités de production et minimisent le coût de petites commandes. Ces dernières sont satisfaites rapidement et de façon rentable. Le haut degré de paramétrage simplifie de façon étonnante la programmation ou la reprogrammation des chaînes de fabrication. Dans la guerre économique qui se joue actuellement au niveau mondial, les systèmes experts en liaison avec les FMS sont appelés à jouer un rôle important. Mais peut-être l'intelligence artificielle trouvera-t-elle, par ailleurs, des applications sociales à la fois simples et fantastiques en permettant de stimuler l'intelligence et la créativité humaines. En effet, le langage obéit à des lois. Les raisonnements se bâtissent selon des structures. En établissant une typologie des erreurs de raisonnement propres à un élève, les systèmes experts seront, en l'an 2000, probablement capables de produire des mécanismes d'apprentissage susceptibles de donner à l'étudiant les bases qui lui manquent. Par exemple, la non-résolution d'un exercice donné du niveau de troisième implique que l'élève a mal intégré la notion de bijectivité ou d'associativité normalement connues en sixième ou en cinquième. Dresser une cartographie des notions connues et inconnues d'un élève permettrait d'accélérer considérablement DOSSIER ses performances, en frappant à coup sûr. De plus, le plaisir d'apprendre et de réussir s'en trouverait également augmenté, provoquant un surcroît d'efficacité. Dans ce domaine de l'intelligence artificielle, l'interface homme-machine jouera donc un rôle considérable. L'utilisation de langages naturels permettra de coupler les principes de l'I.A. aux programmes classiques (traitements de texte, bases de données relationnelles, tableurs), propulsant ceux-ci au rang d'auxiliaires indispensables à une bonne gestion. Il ne faut donc pas s'attendre, à l'aube du XXIe siècle, à une révolution copernicienne concernant l'intelligence artificielle, mais bien plutôt à une utilisation généralisée des principes existant déjà aujourd'hui, mais qui restent pour l'instant confidentiels. L'impact de ces principes sera, en revanche, considérable. Ils permettront de considérer l'objet informatique sinon comme un compagnon, du moins comme un prolongement efficace du cerveau, et ce, au niveau même de l'homme de la rue. De même qu'un enfant permet à ses parents de mieux se connaître à travers lui, de même l'intelligence artificielle nous permettra, à l'horizon 2000, de mieux nous connaître nous-mêmes. Il faut espérer que nous en serons profondément satisfaits. Peut-être ? L'oeil de l'expert est déjà amélioré par les S.E. tels que Prospector qui eut son heure de gloire en indiquant, contre l'avis même de ses concepteurs, un important gisement de molybdène... Février 1989 MICRO-SYSTEMES — 87



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